Charine, Marlène – Inconditionnelles

Calmann-Lévy – 7 avril 2021

4ème de couverture

TROIS MÈRES, UNE FLIC ET CETTE QUESTION : QUE MÉRITE CELUI QUI A BRISÉ UN ENFANT ?

« Venez ! Elles sont là ! » La capitaine Silke Valles et son équipe viennent d’investir une maison délabrée sur les hauteurs d’Annecy. Au sous-sol, une des trois fillettes enlevées dix jours auparavant gît, inconsciente, dans une baignoire remplie de glace. Les deux autres sont recroquevillées à côté, terrifiées mais indemnes.
Le ravisseur a été abattu dans l’assaut, l’affaire est donc officiellement close. Et pourtant, insidieusement, d’indice en indice, une interrogation fait son chemin dans l’esprit de la capitaine Valles, mais aussi dans celui de Garance, Cora et Blandine, les mères des trois fillettes : et si ça n’était pas fini ?

Mon avis

Grosse déception !

Je me suis ennuyée tout au long de cet ouvrage.  Dès les premières pages, les fillettes sont retrouvées et le ravisseur est abattu.  Ensuite, il ne se passe pas grand-chose.  De longues pages à lire le désarroi des parents, à suivre trois femmes dépeintes de façon tellement caricaturale que ça en devient pénible.

De coïncidences en coïncidences plus invraisemblables les unes que les autres, l’auteure tente de garder le lecteur en haleine, avec une pseudo-enquête visant à trouver un éventuel complice.  Malheureusement la sauce n’a pas pris chez moi.

J’ai refermé ce livre avec un ouf de soulagement, ravie de pouvoir enfin passer à autre chose. 

Audrain, Ashley – Entre toutes les mères

J.-C. Lattès – 17 mars 2021

4ème de couverture

Blythe Connor n’a qu’une seule idée en tête : ne pas reproduire ce qu’elle a vécu. Lorsque sa fille, Violet, naît, elle sait qu’elle lui donnera tout l’amour qu’elle mérite. Tout l’amour dont sa propre mère l’a privée. Mais les nouveau-nés ne se révèlent pas forcément être le fantasme qu’on s’est imaginé. Violet est un bébé agité, qui ne sourit jamais. Très vite, Blythe se demande ce qui ne va pas. Ce qu’elle fait mal. Si le problème, c’est sa fille. Ou elle.
Puisque Violet se comporte différemment avec son père, ce dernier met les doutes de sa femme sur le compte de l’épuisement. Sûrement parce qu’il ne peut imaginer ce qu’elle a vécu enfant. Peut-être parce que personne ne peut l’imaginer.
Dans ce premier roman aussi addictif que troublant, Ashley Audrain sonde les affres de la maternité et les hérédités blessées.

Mon avis

A la naissance de sa fille, Blythe a du mal à se connecter avec son bébé et craint que sa propre enfance traumatisante n’ait endommagé sa capacité à créer des liens et à s’épanouir correctement en tant que parent. Elle n’est certainement pas aidée par son mari qui parvient à la convaincre qu’elle est hystérique, atteinte d’une sévère dépression postnatale et totalement incapable de s’occuper de cette merveille qu’est leur fille.

Aucun couple ne peut prédire ce que deviendra sa relation après avoir eu des enfants. Mais on s’attend légitimement à traverser cette expérience ensemble. A faire équipe dans la mesure du possible. Nous étions bien organisés. Notre enfant était nourrie, baignée, promenée, bercée, habillée, changée. Tu faisais le maximum. Je m’en occupais toute la journée, mais dès que tu rentrais du travail, c’était ton tour. Patience. Amour. Affection. Je t’étais reconnaissante de tout ce que tu lui donnais et qu’elle refusait de recevoir de moi.

Donner naissance à un enfant qui ne vous aime pas et qui pourrait être mauvais n’est pas dans les normes. Ce n’est pas un sujet auquel on pense ou duquel on parle aisément.  Mais Blythe sait que quelque chose n’est pas sain chez cet enfant.  On parle d’instinct maternel, mais ce dernier ne permet-il pas justement à une mère de se rendre compte quand quelque chose cloche ?

J’ai eu énormément de peine pour cette femme que père et fille tentent de faire passer pour incompétente, voire folle, alors qu’elle essaie tout simplement de suivre son instinct et de faire ouvrir les yeux à son entourage.

Un livre sinistre, mystérieux, avec de courts chapitres extrêmement percutants.  Un livre qui fait mal, tant on ressent la douleur de cette mère qui tente de combattre ses propres pensées et inquiétudes.

Je n’en dévoilerai pas plus et vous laisserai tout simplement découvrir cet extraordinaire ouvrage dérangeant.  Bonne lecture !

Khadra, Yasmina – Pour l’amour d’Elena

Miallet-Barrault – 10 mars 2021

4ème de couverture

A l’Enclos de la Trinité, un trou perdu dans l’État mexicain de Chihuahua, Elena et Diego s’aiment depuis l’enfance. On les appelle les  » fiancés « . Un jour, Elena est sauvagement agressée sous les yeux de Diego, tétanisé. Le rêve se brise comme un miroir. Elena s’enfuit à Ciudad Juárez, la ville la plus dangereuse au monde. Diego doit se perdre dans l’enfer des cartels pour tenter de sauver l’amour de sa vie.

Pour l’amour d’Elena s’inspire librement d’une histoire vraie.

Mon avis

Elena et Diego s’aiment depuis l’enfance, vivent dans un petit village paumé mais ont des rêves plein la tête.  Diego rêve d’être journaliste et Elena « le » rêve.

Jusqu’au jour où tout se brise… Sauvagement agressée, Elena en veut à Diego de ne pas l’avoir défendue et décide de fuir son village natal.  Loin de la misère mais surtout loin de Diego.

Pour l’amour d’Elena, Diego part à sa recherche en compagnie de son cousin Ramirez.  Tous deux découvrent le monde des cartels, de la drogue, de la prostitution, de la pègre et de la brutalité.

Ramirez s’y intègre assez rapidement, quitte à en oublier les valeurs qui étaient les siennes.  Diego tourne mal lui aussi, mais conserve néanmoins un bon fond et une certaine naïveté.

Un roman très violent et extrêmement noir, mais passionnant.  J’ai été déçue par la fin qui n’est, selon moi, pas dans la continuité de l’histoire mais puisque le livre s’inspire d’une histoire vraie, je m’en accommoderai.

Menegaux, Mathieu – Femmes en colère

Grasset – 3 mars 2021

4ème de couverture

Cour d’Assises de Rennes, juin 2020, fin des débats (auxquels le lecteur n’a pas assisté): le président invite les jurés à se retirer pour rejoindre la salle des délibérations. Ils tiennent entre leurs mains le sort d’une femme, Mathilde Collignon. Qu’a-t-elle fait ? Doit-on se fier à ce que nous apprennent les délibérations à huis-clos, ou à ce que révèle le journal que rédige la prévenue qui attend le prononcé du jugement ?

Accusée de s’être vengée de manière barbare de deux hommes ayant abusé d’elle dans des circonstances très particulières, Mathilde Collignon ne clame pas son innocence, mais réclame justice. Son acte a été commenté dans le monde entier et son procès est au cœur de toutes les polémiques et de toutes les passions. Trois magistrats et six jurés populaires sont appelés à trancher. Doivent-ils faire preuve de clémence ou de sévérité ? Vont-ils privilégier la punition, au nom des principes, ou le pardon, au nom de l’humanité ? Avoir été victime justifie-t-il de devenir bourreau ?

Nous plongeons en apnée dans cette salle des délibérations d’un jury de cour d’assises. Neuf hommes et femmes en colère qui projettent sciemment ou inconsciemment sur l’écran de cette affaire le film intérieur de leur propre existence…

Mon avis

J’ai envie aujourd’hui de vous parler d’un petit bijou que j’ai dévoré en quelques heures : Femmes en colère de Mathieu Menegaux.

Après 3 années d’incarcération, Mathilde attend maintenant l’issue de son procès. Les jurés viennent de se retirer afin de délibérer sur son sort.

Le lecteur est invité à partager les pensées de Mathilde dans ce cachot au sein du palais de justice mais également à suivre les délibérations des jurés. C’est de cette façon que le lecteur prendra connaissance, petit à petit, de ce qui a mené Mathilde à être accusée d’actes de torture.

Quand je pense que, dans ce procès, je suis l’accusée et que les deux salopards sont les parties civiles. Je voudrais tout reprendre à zéro. Je voudrais qu’on remette les choses à leur place : je suis la victime et ils sont les bourreaux.

Un roman court, intense, révoltant, passionnant, haletant.

Force est de constater qu’il reste encore énormément de chemin à parcourir afin de parvenir à une véritable égalité des sexes. Merci donc à Mathieu Menegaux de se positionner du côté des femmes dans cet ouvrage.

Manzor, René – A vif

Calmann-Lévy – 17 mars 2021

4ème de couverture

Dans la forêt qui borde le village de Gévaugnac, on découvre une toute jeune fille brûlée sur un bûcher. La capitaine Julie Fraysse, du SRPJ de Toulouse, est priée de différer ses vacances et de consulter Novak Marrec, le policier qui a mené l’enquête sur des meurtres très similaires, attribués à un mystérieux « Immoleur » jamais arrêté.
Le problème c’est que Novak est interné en hôpital psychiatrique. Depuis son échec dans l’affaire de l’Immoleur, ce flic intelligent, cultivé et peu loquace est atteint de troubles obsessionnels délirants : par moments son cerveau lui crée de fausses certitudes, qu’il n’arrive pas à distinguer de la réalité.
Convaincu que l’Immoleur est de retour, Novak se lance à corps perdu dans l’enquête avec Julie.

Mais comment découvrir la vérité quand votre propre esprit joue contre vous ? Parviendront-ils à mettre au jour les secrets de la petite communauté de Gévaugnac ?

Mon avis

C’est le cerveau pas encore totalement remis à l’endroit que je viens vous parler de ma dernière lecture.

Quel bouquin ! Mais quel bouquin !  Voilà bien longtemps que je n’avais plus été transportée de la sorte.

Une enquête policière haletante, des personnages impeccablement décrits et attachants.  J’ai eu un gros coup de cœur pour Novak, pour son fichu caractère, pour sa répartie, pour son humour.  Julie est le genre de nana à laquelle nous voudrions toutes ressembler, qui parvient à mener de front sa carrière d’enquêtrice et sa vie de maman solo.  Et même si sur papier il peut sembler irréalisable de parvenir à concilier cela, René Manzor nous dépeint somme toute une femme des années 2020, qui comme tant d’autres, n’a pas le choix.  Et cela, sans jamais tomber dans l’excès ou dans le cliché.

Outre l’enquête, l’auteur consacre une grande partie du roman à la vie privée des divers protagonistes, apportant de ce fait une dimension supplémentaire à la lecture, dimension trop souvent absente des polars en général.

Et j’applaudis des deux mains pour le travail qu’a dû fournir René Manzor afin de parvenir à décrire avec une telle exactitude les sentiments des parents endeuillés.  Leur deuil, leur souffrance, leur colère sont d’un réalisme à couper le souffle.

Je ne peux bien entendu pas vous parler de la fin de l’histoire, je me contenterai juste de dire : bon sang, bon sang, quelle fin !  Tu m’as bien baladée, René, pour mon plus grand bonheur ! Merci !

Laipsker, Alexis – Le mangeur d’âmes

Michel Lafon – 4 mars 2021

4ème de couverture

« Il n’a pas crié. Ils ne crient jamais. »

Certains secrets, pourtant bien gardés, s’avèrent parfois trop lourds à porter…
Quand des disparitions d’enfants et des meurtres sanglants se multiplient dans un petit village de montagne sans histoire, une vieille légende nimbée de soufre ressurgit… Diligentés par leurs services respectifs, le commandant Guardiano et le capitaine de gendarmerie De Rolan sont contraints d’unir leurs forces pour découvrir la vérité.

Mon avis

J’attendais ce livre avec impatience, ayant beaucoup aimé Et avec votre esprit du même auteur.

Malheureusement, cet ouvrage ne m’a pas transportée.  Je l’ai trouvé long, tellement long… J’ai compris dès la moitié du livre où l’histoire allait mener, tout en gardant un petit espoir qu’Alexis Laipsker allait à un moment donné me retourner le cerveau comme il l’avait fait avec Et avec votre esprit.  Mais non.  Dommage.

A la lecture des retours d’autres lecteurs sur les divers groupes de lecture que je fréquente, je suis consciente que mon avis sera loin de faire l’unanimité.  Les goûts, les couleurs, tout ça…

Ce fut donc un rendez-vous manqué, mais je garde espoir pour le suivant.

Favan, Claire – La chair de sa chair

Harper Collins – 3 mars 2021

4ème de couverture

Moira O’Donnell c’est, derrière le feu des boucles rousses et l’énergie inépuisable, une femme qui lutte pour garder la tête hors de l’eau.
C’est une vie d’adulte démarrée trop tôt.
Ce sont trois gamins livrés à eux-mêmes et autant de boulots cumulés pour les nourrir.
Ce sont des pères absents : le premier, incarcéré le plus longtemps possible, croit-elle, et le second, suicidé.
C’est une culpabilité sans fin.
Moira O’Donnell, c’est la solitude d’une mère de famille dure au mal qui se bat, tombe et renaît. Pour ses enfants. Et avec eux. À la vie, à la mort.
Chaque semaine, elle achète un ticket de loterie en rêvant à une vie meilleure. Mais les services sociaux ont d’autres projets pour elle… Et un problème n’arrivant jamais seul, l’équilibre précaire qu’elle pensait avoir créé vire bientôt à la tragédie.

Mon avis

La parution d’un nouveau roman de Claire Favan est pour moi un moment attendu avec impatience.  Dès lors, je me suis ruée sur La Chair de sa Chair dès sa parution et je l’ai littéralement dévoré.

10 pages avant la fin, j’ai fait une pause de lecture.  Non pas parce que j’en avais marre ou que le livre ne m’intéressait plus, mais uniquement pour ne pas le terminer trop vite et retarder ce moment de manque inévitable qui survient lorsque je termine un excellent ouvrage.

J’ai lu tous les romans de Claire.  La plupart m’ont enchantée mais ma préférence allait jusqu’à présent à l’excellent Le Tueur IntimeLa Chair de sa Chair le rejoint sur le podium des ouvrages qui marquent et après lesquels il est difficile de se plonger immédiatement dans une autre lecture.

On retrouve ici tout le machiavélisme dont Claire Favan est capable.  Elle joue avec ses personnages (et avec ses lecteurs !), les manipule, les torture psychologiquement, sans jamais en faire trop ni trop peu, sans tomber dans les clichés ou la facilité.

Une lecture dont on ressort essoufflé, chamboulé et estomaqué car, si l’on pense connaître le mode de fonctionnement de Claire, une fois de plus, elle offre au lecteur un final totalement inattendu.

Je dis bravo et j’applaudis des deux mains !

Forget, Mathilde – De mon plein gré

Grasset – 24 mars 2021

4ème de couverture

Elle a passé la nuit avec un homme et est venue se présenter à la police. Alors ce dimanche matin, au deuxième étage du commissariat, une enquête est en cours. L’haleine encore vive de trop de rhum coca, elle est interrogée par le Major, bourru et bienveillant, puis par Jeanne, aux avant-bras tatoués, et enfin par Carole qui vapote et humilie son collègue sans discontinuer.

Elle est expertisée psychologiquement, ses empreintes sont relevées, un avocat prépare déjà sa défense, ses amis lui tournent le dos, alors elle ne sait plus exactement. S’est-elle livrée à la police elle-même après avoir commis l’irréparable, cette nuit-là ?

Inspiré de l’histoire de l’auteure, De mon plein gré est bref, haletant, vibrant au rythme d’une ritournelle de questions qui semblent autant d’accusations. Mathilde Forget dessine l’ambiguïté des mots, des situations et du regard social sur les agressions sexuelles à travers un objet littéraire étonnant, d’une grâce presque ludique. Il se lit comme une enquête et dévoile peu à peu la violence inouïe du drame et de la suspicion qui plane très souvent sur sa victime.

Mon avis

Un livre très court, qui se lit d’une traite afin d’accompagner cette femme au commissariat.  Interrompre la lecture reviendrait à lui lâcher la main, à abandonner celle qui n’est rien d’autre qu’une victime.

Je n’en dirai pas plus, le résumé de ce livre est déjà bien assez complet.  Impossible d’en rajouter au risque de dévoiler des détails qu’il est bien plus intéressant de découvrir au fil de la lecture.

Je remercie NetGalleyFrance ainsi que les Editions Grasset de m’avoir permis de découvrir cet ouvrage percutant.

Roger, Marie-Sabine – Dernière visite à ma mère

L’Iconoclaste – 4 février 2021

4ème de couverture

Le regard d’une romancière sur une expérience universelle : l’accompagnement d’un parent en fin de vie.

Pendant deux ans et demi, l’autrice a visité sa mère placée en Ehpad, avant qu’elle ne décède quelques semaines avant le confinement. Très vite, la vieille dame est rendue incontinente et grabataire, faute de personnel à ses côtés. Les mains n’obéissent plus, la mémoire s’évapore, la dépression s’installe. On l’infantilise, on la médicamente pour qu’elle ne crie plus sa solitude. Bientôt, elle ne sera plus que silence. Jusqu’à la fin, cependant, sa fille cherche à renouer les liens avec cette mère fantasque, insaisissable et s’interroge : peut-on se dire ce qu’on ne s’est jamais dit à la fin du jour ? Peut-on enfin oser les gestes de tendresse ?

Une écriture à l’os qui donne toute sa portée au récit.

Mon avis

Un récit intime, à lire d’une traite. Un « au revoir Maman » bouleversant.

Nonagénaire, la mère de l’auteure rentre en Ehpad.  Ou plutôt, est « placée » en Ehpad.  Ce mot, destiné aux objets, est pourtant le reflet du quotidien dont sera victime cette dame, au sein d’une institution qui, comme tant d’autres, manque cruellement de moyens et de subventions pour permettre au personnel soignant d’être adéquatement présent auprès des pensionnaires.

« Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » Et si la question n’était pas de provoquer la mort, mais bel et bien de ne pas l’empêcher, lorsque tout ce qui est à venir sera forcément pire, sans aucune lueur d’espoir ?

La vie est un bien précieux. C’est aussi un mal incurable.

Personne n’en guérit jamais.

Marie-Sabine Roger voit sa mère perdre le goût de vivre et son état de santé se dégrader.  Et c’est à cette femme, qui a toujours été distante, qu’elle adresse ses émotions, ses réflexions, ses souvenirs et son amour.  Avec tendresse et pudeur, l’auteure nous invite à l’accompagner durant les derniers jours de cette maman qui est la sienne mais qui pourrait être celle de bon nombre d’entre nous.

J’aurais voulu pour eux que me parents s’en aillent brusquement, d’une de ces morts imprévisibles qui arrivent en avance, comme des invités un peu indélicats dont on ne sait que faire, le repas n’est pas prêt, la table n’est pas mise.

Qu’ils partent juste à temps. Avant le mauvais temps.

Ils n’ont pas eu cette chance.

Villain, Isabelle – A pas de loup

Taurnada Editions – 14 janvier 2021

4ème de couverture

Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s’installer à La Barberie, un éco-hameau niché en plein cœur des Alpes-de-Haute-Provence, c’est bien pour fuir un quotidien devenu trop pesant. Pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons.
Mais l’équilibre de cette nouvelle vie va un jour se fissurer. Un grain de sable va s’infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique.

Et ce très beau rêve va se transformer peu à peu en un véritable cauchemar..
Votre pire cauchemar…

Mon avis

J’ai fait la connaissance d’Isabelle Villain au Salon de Raimbeaucourt fin 2019.  Une nana énergique, souriante et très sympathique qui m’a donné envie de découvrir son univers littéraire.  J’ai dévoré Mauvais Genre ainsi que Blessures Invisibles, deux polars mettant en scène Rebecca de Lost et son équipe d’enquêteurs.

C’est donc avec impatience que j’attendais de découvrir A pas de loup.  C’est maintenant chose faite et je suis déçue.  Je n’ai pas accroché au sujet écolo-bobo ni aux personnages dont la philosophie de vie est à mille lieues de la mienne.

Isabelle nous vend un thriller. A mon humble avis, ce n’en est pas un.  Je n’ai ressenti aucune tension, n’ai rencontré aucun mystère à percer et, si le passage avec l’enfant est le mystère/la tension,  c’est très mal mené dans la mesure où l’auteure nous dévoile immédiatement ce qui lui arrive.

Je suis néanmoins heureuse d’avoir lu ce livre car maintenant je sais que je continuerai à suivre Isabelle Villain lorsqu’elle écrira des polars, mais certainement plus lorsqu’il s’agira de thrillers.