Colombani, Laetitia – Le cerf-volant

Grasset – 9 juin 2021

4ème de couverture

Après le drame qui a fait basculer sa vie, Léna décide de tout quitter. Elle entreprend un voyage en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Hantée par les fantômes du passé, elle ne connait de répit qu’à l’aube, lorsqu’elle descend nager dans l’océan indien. Sur la plage encore déserte, elle aperçoit chaque matin une petite fille, seule, qui joue au cerf-volant.

Un jour, emportée par le courant, Léna manque de se noyer. La voyant sombrer, la fillette donne l’alerte. Léna est miraculeusement secourue par la Red Brigade, un groupe d’autodéfense féminine, qui s’entraînait tout près.
Léna veut remercier l’enfant. Elle découvre que la petite travaille sans relâche dans le restaurant d’un cousin, qui l’a recueillie et l’exploite. Elle n’a jamais été à l’école et s’est murée dans un mutisme complet. Que cache donc son silence ? Et quelle est son histoire 
?

Aidée de Preeti, la jeune cheffe de brigade au caractère explosif, Léna va tenter de percer son secret. Jadis enseignante, elle se met en tête de lui apprendre à lire et à écrire. Au cœur de ce monde dont elle ignore tout, commence alors une incroyable aventure où se mêlent l’espoir et la colère, la volonté face aux traditions, et le rêve de changer la vie par l’éducation…

La rencontre inoubliable et réparatrice entre une femme, une jeune fille et une enfant au milieu d’une Inde tourmentée.

Mon avis

Avec son premier ouvrage, La Tresse, Laetitia Colombani nous offrait un magnifique ouvrage relatant le destin de 3 femmes qui ne se connaissaient pas.

La trame du Cerf-volant est similaire à cet ouvrage, sauf qu’ici les 3 personnages principaux évoluent aux côtés l’unes de l’autre dans un combat pour l’alphabétisation et l’éducation des fillettes nées dans une société au sein de laquelle elles n’ont que très peu de valeur.

A nouveau un très beau roman sur la condition féminine, empli de douceur, d’amour, de partage et poussant à la réflexion.

Je remercie NetGalleyFrance ainsi que les Editions Grasset pour le partage.

Naître fille ici est une malédiction, pense-t-elle en quittant le dhaba. L’apartheid commence à la naissance et se perpétue, de génération en génération. Maintenir les filles dans l’ignorance est le plus sûr moyen de les assujettir, de museler leurs pensées, leurs désirs. En les privant d’instruction, on les enferme dans une prison à laquelle elles n’ont aucun moyen d’échapper. On leur retire tout perspective d’évolution dans la société. Le savoir est un pouvoir. L’éducation, la clé de la liberté.

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