Perks, Heidi – Evergreen Island

Préludes – 6 octobre 2021

4ème de couverture

Au large des côtes de l’Angleterre, Evergreen Island abrite une petite communauté qui vit isolée du reste du monde. Lorsqu’un corps est déterré dans le jardin de la maison d’enfance de Stella Harvey, la jeune femme est bouleversée. Surtout que vingt-cinq ans auparavant, un soir de tempête, sa famille a mystérieusement fui les lieux… Déterminée à découvrir la vérité, Stella retourne sur l’île, mais elle s’aperçoit rapidement que les insulaires ne sont pas aussi accueillants que dans ses souvenirs, et qu’ils sont prêts à tout pour protéger leurs secrets. Avec une parfaite maîtrise de l’intrigue et un art consommé du suspense, Heidi Perks restitue l’ambiance étouffante qui plane depuis des années sur Evergreen Island, manipulant le lecteur jusqu’à la dernière ligne.

Mon avis

Stella et sa famille fuient Evergreen Island en pleine nuit, alors que la tempête fait rage.  Très attachée à son île, Stella y retourne 25 ans plus tard lorsque des ossements humains sont retrouvés dans le jardin de sa maison d’enfance.

L’histoire alterne entre présent et passé et l’intrigue est habilement construite.  Petit bémol cependant, mais cela reste une question de goût, j’ai trouvé le rythme trop lent et n’ai donc pas été happée par l’histoire.  J’ai d’ailleurs mis ma lecture en pause pendant une bonne semaine mais curieuse malgré tout de connaître le dénouement de l’histoire, j’ai repris cette lecture et ne regrette pas de l’avoir fait.

En conclusion, mais cela n’engage que moi, il s’agit d’un livre qui plaira plus aux amateurs de secrets de famille qu’aux amateurs de thrillers purs et durs.

Je remercie les Editions Préludes ainsi que NetGalley pour l’envoi de ce livre.

Martin, Romain R. – Vermines

Flamant Noir – 2 octobre 2017

4ème de couverture

Bourganeuf, petite commune isolée dans la Creuse.

Arnaud Vallaud, jeune taxidermiste asocial et cynique, impose le respect par sa verve et sa mauvaise foi.
Accompagné de Pascalin, le brave du village, il tient une boutique et mène une vie très monotone jusqu’au jour où une armoire normande écrase son chien.

Son quotidien se transforme alors en une série d’aventures burlesques et tragiques.

Hasard, accident ou vengeance ?
On n’est jamais aussi seul qu’on le croit…

Mon avis

Il y a quelques jours, je faisais la connaissance de Romain R. Martin grâce à un live (qu’il vous est possible de revoir ici) organisé par Iris Noir Bruxelles.  Cet homme m’a émue par sa sincérité, ses valeurs et son amour de la langue française.

C’est donc tout naturellement que j’ai eu envie de plonger dans son premier roman, à la découverte de son univers littéraire.  Et quelle belle découverte !

Ce roman se lit d’une traite et entraîne le lecteur dans la tête d’Arnaud, un être vil, manipulateur et odieux que nous suivons tout au long d’un périple complètement déjanté.  Accompagné de son « ami », l’idiot du village qui lui est particulièrement touchant, Arnaud trace sa route sans sentiments ni considération pour qui que ce soit d’autre que sa petite personne.

Ce roman bourré d’humour noir n’est ni un thriller, ni un polar et beaucoup le considèrent comme inclassable.  En ce qui me concerne, je le classerai tout simplement dans la catégorie des pépites. 

Johnson, Sylvain – La petite sirène (série « Contes Interdits »)

Ada Editions – 12 octobre 2018

4ème de couverture

Cette version moderne de La petite sirène vous submergera dans les bas-fonds de la nature humaine et de l’horreur. Un conte d’espoir, de perdition, de déchéance, où sont exploités les plus bas instincts qui animent les hommes. Il faut parfois savoir accepter notre destin au risque de déclencher des évènements irréversibles. Un père alcoolique qui tente de noyer son enfant difforme. Un couple de monstres de foires en cavale, poursuivi par un policier corrompu, au service d’un juge pervers. Une magnifique sirène prisonnière des griffes d’un forain sadique et qui se lie d’amitié avec un garçon homard. Une mystérieuse attraction montréalaise, le palais des nains, qui cache des abominations, d’absurdes personnages de cauchemars aux intentions machiavéliques.

Mon avis

A force de voir passer ces Contes Interdits sur les réseaux sociaux, j’ai eu envie de découvrir ce qu’ils recelaient. Mon envie de découverte s’arrêtera là…

Si j’ai choisi de lire ce volume en particulier c’est, je l’avoue, pour sa jolie couverture – seul point positif de l’ouvrage. Mais dès les premiers pages, le choc: c’est mal écrit, ça n’a probablement jamais été relu avant d’être imprimé (je n’ai jamais lu autant de fautes de grammaire et de concordance des temps).

A la limite (quoique…), j’aurais pu passer outre ces défauts d’écriture si l’histoire avait été captivante. Mais il n’y a pas d’histoire ! Il n’y a qu’une surabondance de tortures, viols et sévices infligés à des personnages sans aucun caractère.

Bon allez, je dois admettre que ce livre m’a néanmoins procuré un sentiment, jamais égalé par aucune des mes nombreuses lectures précédentes, à savoir la satisfaction intense d’avoir tenu bon et de voir enfin apparaître le mot FIN !