Pierce, Blake – Déjà partie

Auto Edition – 16 août 2021

4ème de couverture

Laura Frost, 35 ans, agente spéciale du FBI et mère célibataire, est hantée par son talent : une faculté psychique qu’elle refuse d’affronter et qu’elle garde secrète pour ses collègues.

Pourtant, bien que Laura veuille être normale, elle ne peut interrompre le flot d’images qui la tourmente à chaque instant. Des flashbacks très précis. Des cauchemars de tueurs et de leurs victimes.

Et des aperçus de ce qu’un tueur pourrait faire ensuite.

Le talent de Laura l’amène à fouailler profond – trop profond – dans l’esprit tordu des tueurs en série. Et pourtant, il l’empêche terriblement de distinguer les détails les plus importants.

Cela l’amènera-t-il à attraper un tueur ? À sauver la prochaine victime à temps ?

Ou cela l’entraînera-t-elle dans la confusion, le mépris, des impasses et, finalement, vers sa propre destruction ?

Mon avis

Quand on lit une telle critique, avouez que ça donne envie :

« UN CHEF-D’ŒUVRE DU THRILLER ET DU MYSTÈRE. Blake Pierce a fait un travail magnifique de développement des personnages avec une psychologie si bien décrite que nous ressentons ce qu’ils ressentent, éprouvons leurs peurs et applaudissons leur succès. Plein de rebondissements, ce livre vous tiendra éveillé jusqu’à la dernière page ».

–Roberto Mattos, Books and Movie Review (pour Sans laisser de traces)

Et pourtant, quelle déception !

Laura, l’agent du FBI, a des visions. Ca aide clairement pour faire ce boulot… Ce n’est pas trop ma tasse de thé mais je ne juge pas, il en faut pour tous les goûts.

Par contre, là où ça coince vraiment, c’est au niveau du nombre de fautes. Une concordance des temps catastrophique, des expressions telles que « en dépit de » qui deviennent « en débit de », ou encore « Elle décision lui était insupportable » et j’en passe…

Bref, je n’ai pas réussi à lire plus d’une centaine de pages et c’est sans regret que j’ai abandonné la lecture de ce que certains osent appeler un chef-d’oeuvre.

Ellory, R.J. – Le carnaval des ombres

Sonatine – 3 juin 2021

4ème de couverture

« Pourquoi avez-vous si peur, agent Travis ? »
1958. Un cirque ambulant, avec son lot de freaks, d’attractions et de bizarreries, vient de planter son chapiteau dans la petite ville de Seneca Falls, au Kansas. Sous les regards émerveillés des enfants et des adultes, la troupe déploie un spectacle fait d’enchantements et d’illusions. Mais l’atmosphère magique est troublée par une découverte macabre : sous le carrousel gît le corps d’un inconnu, présentant d’étranges tatouages.
Dépêché sur les lieux, l’agent spécial Michael Travis se heurte à une énigme qui tient en échec ses talents d’enquêteur. Les membres du cirque, dirigés par le mystérieux Edgar Doyle, ne sont guère enclins à livrer leurs secrets. On parle de magie, de conspiration. Mais l’affaire va bientôt prendre un tour tout à fait inattendu.

Avec cette magnifique évocation de l’Amérique rurale de la fin des années 1950, R. J. Ellory nous offre, une fois de plus, un roman qui touche en plein coeur.

Mon avis

Tout a déjà été dit au sujet de R.J. Ellory, de sa plume unique et de sa faculté à entraîner le lecteur à vivre le récit.  Et pourtant, Le Carnaval des Ombres a ce petit quelque chose de plus qui rend sa lecture addictive au point de dévorer la brique qu’il représente sans voir le temps passer.

Un corps est retrouvé sous le chapiteau d’un cirque itinérant et l’agent spécial Travis est chargé de l’enquête qui se révélera bien particulière puisqu’il se retrouvera confronté à un univers fantasque, assez éloigné de la droiture et de la rigueur qui le caractérisent.  

L’enquête est bien entendu très intéressante mais ce que j’ai particulièrement apprécié à la lecture de cet ouvrage a été la plongée dans le passé douloureux de Travis, le tout distillé au compte-gouttes, permettant ainsi au lecteur de comprendre petit à petit pourquoi cet agent spécial semble si froid et dénué de tous sentiments.  R.J. Ellory est parvenu à rendre terriblement touchant un personnage auquel je n’aurais jamais cru m’attacher.

Je n’ai donc qu’un seul conseil à vous donner : filez à Seneca Falls afin d’y découvrir le Carnaval Diablo !

Je remercie NetGalleyFrance ainsi que Sonatine pour cette belle découverte.

Collectif – Toucher le noir

Belfond – 3 juin 2021

4ème de couverture

Onze grands noms du thriller français nous font toucher le noir, jusqu’au creux de l’âme…

Solène Bakowski, Éric Cherrière, Ghislain Gilberti, Maud Mayeras, Mickaël Mention, Valentin Musso, Benoît Philippon, Jacques Saussey, Laurent Scalèse, Danielle Thiéry, Franck Thilliez. Ces onze auteurs prestigieux, maîtres incontestés du frisson, nous entraînent dans une exploration sensorielle inédite autour du toucher. Avec eux, vous plongerez dans les plus sombres abysses, effleurerez la grâce et l’enfer d’un même geste, tutoierez l’horreur du bout des doigts…
Dix nouvelles inédites pour autant d’expériences tactiles, éclectiques, terrifiantes et toujours surprenantes.

Oserez-vous frôler le noir d’aussi près ?

Mon avis

Imaginez recevoir une boîte de vos chocolats préférés.  Vous en mangez 2 ou 3 et tentez de vous convaincre que ça suffit, qu’il faut en garder pour demain.  Oh et puis zut, encore 1 et je range la boîte.  Et en fin de compte, la boîte est vide !

Voilà exactement ce qui m’est arrivé avec ce recueil de nouvelles.  Impossible de résister lorsque l’on tient entre les mains un ouvrage rédigé par de grands noms de la littérature noire, sous la direction d’Yvan Fauth : Solène Bakowski, Éric Cherrière, Ghislain Gilberti, Maud Mayeras, Michaël Mention, Valentin Musso, Benoît Philippon, Jacques Saussey, Laurent Scalese, Danielle Thiéry, Franck Thilliez.

Chacun de ces auteurs, dont je dévore les romans, a son style propre que l’on retrouve dans ces nouvelles.  Bravo à eux d’avoir réussi haut la main le pari difficile de camper en très peu de pages leurs personnages, les atmosphères et l’action et de convaincre la lectrice exigeante que je suis. 

Un grand merci à NetGalley ainsi qu’aux Editions Belfond de m’avoir permis de frissonner, trembler et palpiter en avant-première !

Manzor, René – A vif

Calmann-Lévy – 17 mars 2021

4ème de couverture

Dans la forêt qui borde le village de Gévaugnac, on découvre une toute jeune fille brûlée sur un bûcher. La capitaine Julie Fraysse, du SRPJ de Toulouse, est priée de différer ses vacances et de consulter Novak Marrec, le policier qui a mené l’enquête sur des meurtres très similaires, attribués à un mystérieux « Immoleur » jamais arrêté.
Le problème c’est que Novak est interné en hôpital psychiatrique. Depuis son échec dans l’affaire de l’Immoleur, ce flic intelligent, cultivé et peu loquace est atteint de troubles obsessionnels délirants : par moments son cerveau lui crée de fausses certitudes, qu’il n’arrive pas à distinguer de la réalité.
Convaincu que l’Immoleur est de retour, Novak se lance à corps perdu dans l’enquête avec Julie.

Mais comment découvrir la vérité quand votre propre esprit joue contre vous ? Parviendront-ils à mettre au jour les secrets de la petite communauté de Gévaugnac ?

Mon avis

C’est le cerveau pas encore totalement remis à l’endroit que je viens vous parler de ma dernière lecture.

Quel bouquin ! Mais quel bouquin !  Voilà bien longtemps que je n’avais plus été transportée de la sorte.

Une enquête policière haletante, des personnages impeccablement décrits et attachants.  J’ai eu un gros coup de cœur pour Novak, pour son fichu caractère, pour sa répartie, pour son humour.  Julie est le genre de nana à laquelle nous voudrions toutes ressembler, qui parvient à mener de front sa carrière d’enquêtrice et sa vie de maman solo.  Et même si sur papier il peut sembler irréalisable de parvenir à concilier cela, René Manzor nous dépeint somme toute une femme des années 2020, qui comme tant d’autres, n’a pas le choix.  Et cela, sans jamais tomber dans l’excès ou dans le cliché.

Outre l’enquête, l’auteur consacre une grande partie du roman à la vie privée des divers protagonistes, apportant de ce fait une dimension supplémentaire à la lecture, dimension trop souvent absente des polars en général.

Et j’applaudis des deux mains pour le travail qu’a dû fournir René Manzor afin de parvenir à décrire avec une telle exactitude les sentiments des parents endeuillés.  Leur deuil, leur souffrance, leur colère sont d’un réalisme à couper le souffle.

Je ne peux bien entendu pas vous parler de la fin de l’histoire, je me contenterai juste de dire : bon sang, bon sang, quelle fin !  Tu m’as bien baladée, René, pour mon plus grand bonheur ! Merci !

Laipsker, Alexis – Le mangeur d’âmes

Michel Lafon – 4 mars 2021

4ème de couverture

« Il n’a pas crié. Ils ne crient jamais. »

Certains secrets, pourtant bien gardés, s’avèrent parfois trop lourds à porter…
Quand des disparitions d’enfants et des meurtres sanglants se multiplient dans un petit village de montagne sans histoire, une vieille légende nimbée de soufre ressurgit… Diligentés par leurs services respectifs, le commandant Guardiano et le capitaine de gendarmerie De Rolan sont contraints d’unir leurs forces pour découvrir la vérité.

Mon avis

J’attendais ce livre avec impatience, ayant beaucoup aimé Et avec votre esprit du même auteur.

Malheureusement, cet ouvrage ne m’a pas transportée.  Je l’ai trouvé long, tellement long… J’ai compris dès la moitié du livre où l’histoire allait mener, tout en gardant un petit espoir qu’Alexis Laipsker allait à un moment donné me retourner le cerveau comme il l’avait fait avec Et avec votre esprit.  Mais non.  Dommage.

A la lecture des retours d’autres lecteurs sur les divers groupes de lecture que je fréquente, je suis consciente que mon avis sera loin de faire l’unanimité.  Les goûts, les couleurs, tout ça…

Ce fut donc un rendez-vous manqué, mais je garde espoir pour le suivant.

Delalande, Arnaud – Memory

Le Cherche Midi – 14 janvier 2021

4ème de couverture

Un meurtre, huit témoins, pas un ne se souvient de ce qui s’est passé.

Elle voudrait tout oublier.
Ils donneraient tout pour se souvenir…

Au cœur de Memory, une clinique spécialisée perdue dans la montagne et la forêt, un patient est retrouvé pendu. Un suicide qui a tout l’air d’un meurtre déguisé : huit personnes ont assisté à la scène.
Un homme mort. Huit témoins. Un huis clos. La combinaison parfaite pour une enquête vite résolue… C’est sans compter sur l’amnésie bien particulière dont souffrent les résidents : leur mémoire n’excède pas six minutes. Ils ont vu, mais ils ne se souviennent pas.

En plein deuil de son père adoptif, Jeanne Ricœur, jeune inspectrice de police, hérite de cette affaire impossible. Elle découvre une communauté à part, celle d’étranges victimes de la vie à la mémoire brisée, au quotidien hanté de post-it et de mémos. Tandis qu’elle essaie désespérément de reconstituer le puzzle du drame, ses propres démons refont surface…
Mais bientôt, on la menace.
Qui veut l’assassiner, et pourquoi ?

Mon avis

Le pitch semblait intéressant : un meurtre au sein d’une institution dont les résidents souffrent d’amnésie antérograde (trouble de la mémoire qui porte sur les faits postérieurs à l’accident ou à la maladie qui l’a provoquée).

Lorsque l’inspectrice Jeanne Ricoeur se voit confier l’enquête, elle ne doute pas un seul instant de parvenir à la résoudre rapidement.  En effet, 8 témoins étaient présents.  C’était sans compter sur le fait que la mémoire des témoins n’excède pas six minutes…

Et puis là, ça part en cacahuètes malheureusement…  Dans l’impossibilité d’obtenir des réponses de ces témoins à la mémoire brisée, Jeanne tourne en rond.  Mais heureusement, elle peut compter sur ses rêves pour résoudre le mystère ! Oui, oui, ses rêves, vous avez bien lu… 

Mais ce n’est pas tout ! Pour x raisons que je ne peux développer sous peine de spoiler, Jeanne devient la cible d’un sniper.  Vous savez ce qu’est un sniper n’est-ce pas ? Un tireur d’élite.  Mais Jeanne a de la chance, elle doit être tombée sur le seul sniper à avoir fait ses classes par correspondance puisqu’il la rate à une quantité incroyable de reprises.

A ce stade-là, j’ai failli abandonner ma lecture, mais je me suis accrochée.  Super Jeanne, grâce à ses rêves conjugués à ses dons de comédienne, parvient finalement à résoudre l’enquête.  Il me restait alors une quarantaine de pages à lire et j’ai dit stop.  J’ai refermé le bouquin avec le sentiment d’avoir perdu mon temps.

Indridason, Arnaldur – La pierre du remords

Editions Métailié – 4 février 2021

4ème de couverture

Troisième roman de la série Konrad, plus simenonien et mélancolique que jamais.

Une femme est assassinée chez elle.

Sur son bureau, on retrouve le numéro de téléphone de Konrad, ancien policer. L’enquête révèle rapidement qu’elle l’avait contacté récemment pour lui demander de retrouver l’enfant qu’elle avait mis au monde cinquante ans plus tôt, et qu’elle avait abandonné juste après sa naissance.

Maintenant désolé de lui avoir refusé son aide, Konrad s’emploie à réparer son erreur. Il retrouve les membres d’un mouvement religieux contre l’avortement et reconstruit l’histoire d’une jeune fille violée dans le bar où elle travaillait.

Il retrouve aussi un clochard équivoque, des trafiquants de drogue et même des fragments de l’histoire de la mort violente de son père.

Au fil de l’enquête, il mesure l’ampleur de la tragédie dans laquelle son intuition et son entêtement l’ont plongé. Konrad se révèle un enquêteur sensible à la souffrance des autres, d’une humanité touchante.

Dans une construction particulièrement habile et haletante, La Pierre du remords est un roman captivant et impitoyable sur la honte, le désespoir et l’intensité des remords qui reviennent nous hanter.

« Un véritable conteur. » – The Guardian
« L’étoile polar de la littérature islandaise. » – La Croix

Mon avis

Je ne dirai pas grand-chose au sujet de ce livre car j’ai la certitude d’être passée à côté de ma lecture.

Entendons-nous bien, Arnaldur Indridason écrit magnifiquement bien et l’histoire est fluide.  Mais je ne suis pas parvenue à accrocher au personnage principal, probablement parce que je n’avais pas lu les deux premiers tomes des aventures de Konrad.

Arnaldur Indridason ne m’a jamais déçue jusqu’à présent – son livre Betty frôlait même la perfection – et c’est la raison pour laquelle je relirai La Pierre du Remords un jour, après avoir fait connaissance avec Konrad dans le bon ordre lecture.

Arlidge, M.J. – A cache-cache

10/18 – 11 février 2021

4ème de couverture

Victime d’un coup monté, Helen Grace est désormais seule face à elle-même. Parviendra-t-elle à sortir vivante de la prison de Southampton ?

Pour Helen Grace, la meilleure inspectrice du pays, la chute est vertigineuse : accusée de meurtre, enfermée aux côtés du tueur qu’elle a fait condamner, il lui faut désormais survivre jusqu’au procès et prouver, d’une façon ou d’une autre, son innocence.
Quand un corps est retrouvé mutilé dans la cellule voisine, cette situation étouffante se transforme en véritable cauchemar. Il lui faut à tout prix arrêter l’assassin…
Avant qu’elle ne soit sa prochaine victime. Fidèle à son sens du suspense et du rebondissement, M. J. Arlidge poursuit dans ce sixième volet la série des Helen Grace.

Mon avis

Un excellent livre qui se dévore en un rien de temps, grâce à ses chapitres courts qui lui confèrent une cadence extraordinaire.

Pas facile de se retrouver en prison lorsqu’on est flic… encore moins lorsque l’on se retrouve enfermée avec ces femmes que l’on a arrêtées par le passé.  Mais flic un jour, flic toujours, lorsque des meurtres sont commis au sein de la prison, Helen Grace mène l’enquête.  Même si j’ai trouvé que les prisonnières avaient un peu trop de liberté de mouvement, je me suis malgré tout laissé prendre par l’enquête qui a été menée de main de maître.

Ce livre fait apparemment partie d’une série consacrée à Helen Grace et bien que n’ayant pas lu les précédents tomes, je n’ai eu aucun mal à suivre l’histoire.  En effet, lorsque des références sont faites aux histoires passées, l’auteur se charge à chaque fois d’en faire un petit résumé afin que le lecteur ne soit jamais perdu.

Voici donc une lecture que je recommande et pour laquelle je remercie NetGalleyFrance ainsi que les Editions 10/18.

Gardel, Nick – Sans queue ni tête

Friends Only – 13 mars 2020

4ème de couverture

Quand les intempéries font remonter à la surface un cadavre, c’est toujours des soucis pour la police.
S’il est décapité, ça ne facilite pas les choses. Alors, si en plus il n’est pas identifié du bon sexe, là, c’est carrément le désastre !
Deux flics, aux antipodes de l’enquêteur habituel, vont tenter de démêler cette affaire qui va se révéler plus surprenante et dangereuse qu’il n’y paraît.

Mon avis

Si vous aimez l’humour noir (mais pas que), ce roman succulent est fait pour vous ! Déjà rien que ce titre excellent… Je ne peux pas expliquer pourquoi au risque de spoiler, mais vous comprendrez rapidement en lisant les premières pages.

Des personnages fouillés, humains et attachants, deux vieux flics avec leurs propres méthodes, qui n’en ont strictement rien à faire des consignes et réprimandes de leur hiérarchie. Deux jeunes flics catapultés à leurs côtés, qui vont rapidement devoir comprendre, adopter et apprécier les manières de leurs collègues.

Deux enquêtes en parallèle, servies par des chapitres courts qui donnent un rythme d’enfer à ce bouquin.

Tout est parfaitement dosé dans cette histoire : un peu d’hémoglobine mais pas trop, une bonne dose d’humour noir sans toutefois tomber dans un excès qui pourrait lasser, des dialogues exquis mais sans en abuser.

C’est avec ce roman que je découvre l’univers de Nick Gardel et une chose est certaine : j’en redemande !

Comme le dit Jean-Luc Bizien sur le site des Editions Eaux Troubles (chez qui ce roman paraîtra le 15 mai 2021) : Lisez Nick Gardel et si, en refermant ce livre, vous n’allez pas mieux… même la médecine ne peut plus rien pour vous.

Duchamp, Chrystel – L’art du meurtre

Archipoche – 7 janvier 2021

4ème de couverture

Quatre victimes. Et aucun coupable.
Des relations amoureuses sans lendemain. Une mère possessive et intrusive. Des nuits entières à errer. La vie d’Audrey, 34 ans, pourrait se résumer à une succession d’échecs. Seul son métier de lieutenant à la PJ lui permet de garder la tête hors de l’eau.
En ce jour caniculaire de juillet, Audrey et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Son corps a été torturé, mutilé, partiellement écorché, puis mis en scène sur une table dressée pour un banquet. Pour compléter cette vanité, un crâne humain lui fait face : celui de sa défunte épouse, dont la tombe a été profanée quelques jours auparavant.

Audrey et son équipe découvrent rapidement que l’homme est un habitué des clubs sadomasochistes parisiens et que, richissime, il a dépensé sa fortune en achetant des œuvres d’art. Au point de finir ruiné.
Quand un deuxième meurtre est commis dans des conditions similaires, Audrey sait qu’elle fait face à un psychopathe. À elle de plonger dans les milieux interlopes parisiens, des maisons de vente aux clubs SM, pour débusquer ce tueur, dont les méthodes extrêmes n’ont d’égale que son appétit meurtrier.

Mon avis

Après avoir dévoré l’excellent « Le sang des Belasko », j’ai eu envie de découvrir d’autres ouvrages de Chystel Duchamp.

Malheureusement, celui-ci m’a déçue.  Bien que l’intrigue soit originale, j’ai trouvé les personnages beaucoup trop caricaturaux et l’enquête extrêmement simpliste.

Ceci dit, c’est malgré tout un petit polar qui se lit aisément et rapidement et dont j’ai apprécié le petit twist final inattendu.