Charine, Marlène – Inconditionnelles

Calmann-Lévy – 7 avril 2021

4ème de couverture

TROIS MÈRES, UNE FLIC ET CETTE QUESTION : QUE MÉRITE CELUI QUI A BRISÉ UN ENFANT ?

« Venez ! Elles sont là ! » La capitaine Silke Valles et son équipe viennent d’investir une maison délabrée sur les hauteurs d’Annecy. Au sous-sol, une des trois fillettes enlevées dix jours auparavant gît, inconsciente, dans une baignoire remplie de glace. Les deux autres sont recroquevillées à côté, terrifiées mais indemnes.
Le ravisseur a été abattu dans l’assaut, l’affaire est donc officiellement close. Et pourtant, insidieusement, d’indice en indice, une interrogation fait son chemin dans l’esprit de la capitaine Valles, mais aussi dans celui de Garance, Cora et Blandine, les mères des trois fillettes : et si ça n’était pas fini ?

Mon avis

Grosse déception !

Je me suis ennuyée tout au long de cet ouvrage.  Dès les premières pages, les fillettes sont retrouvées et le ravisseur est abattu.  Ensuite, il ne se passe pas grand-chose.  De longues pages à lire le désarroi des parents, à suivre trois femmes dépeintes de façon tellement caricaturale que ça en devient pénible.

De coïncidences en coïncidences plus invraisemblables les unes que les autres, l’auteure tente de garder le lecteur en haleine, avec une pseudo-enquête visant à trouver un éventuel complice.  Malheureusement la sauce n’a pas pris chez moi.

J’ai refermé ce livre avec un ouf de soulagement, ravie de pouvoir enfin passer à autre chose. 

Menegaux, Mathieu – Femmes en colère

Grasset – 3 mars 2021

4ème de couverture

Cour d’Assises de Rennes, juin 2020, fin des débats (auxquels le lecteur n’a pas assisté): le président invite les jurés à se retirer pour rejoindre la salle des délibérations. Ils tiennent entre leurs mains le sort d’une femme, Mathilde Collignon. Qu’a-t-elle fait ? Doit-on se fier à ce que nous apprennent les délibérations à huis-clos, ou à ce que révèle le journal que rédige la prévenue qui attend le prononcé du jugement ?

Accusée de s’être vengée de manière barbare de deux hommes ayant abusé d’elle dans des circonstances très particulières, Mathilde Collignon ne clame pas son innocence, mais réclame justice. Son acte a été commenté dans le monde entier et son procès est au cœur de toutes les polémiques et de toutes les passions. Trois magistrats et six jurés populaires sont appelés à trancher. Doivent-ils faire preuve de clémence ou de sévérité ? Vont-ils privilégier la punition, au nom des principes, ou le pardon, au nom de l’humanité ? Avoir été victime justifie-t-il de devenir bourreau ?

Nous plongeons en apnée dans cette salle des délibérations d’un jury de cour d’assises. Neuf hommes et femmes en colère qui projettent sciemment ou inconsciemment sur l’écran de cette affaire le film intérieur de leur propre existence…

Mon avis

J’ai envie aujourd’hui de vous parler d’un petit bijou que j’ai dévoré en quelques heures : Femmes en colère de Mathieu Menegaux.

Après 3 années d’incarcération, Mathilde attend maintenant l’issue de son procès. Les jurés viennent de se retirer afin de délibérer sur son sort.

Le lecteur est invité à partager les pensées de Mathilde dans ce cachot au sein du palais de justice mais également à suivre les délibérations des jurés. C’est de cette façon que le lecteur prendra connaissance, petit à petit, de ce qui a mené Mathilde à être accusée d’actes de torture.

Quand je pense que, dans ce procès, je suis l’accusée et que les deux salopards sont les parties civiles. Je voudrais tout reprendre à zéro. Je voudrais qu’on remette les choses à leur place : je suis la victime et ils sont les bourreaux.

Un roman court, intense, révoltant, passionnant, haletant.

Force est de constater qu’il reste encore énormément de chemin à parcourir afin de parvenir à une véritable égalité des sexes. Merci donc à Mathieu Menegaux de se positionner du côté des femmes dans cet ouvrage.

Favan, Claire – La chair de sa chair

Harper Collins – 3 mars 2021

4ème de couverture

Moira O’Donnell c’est, derrière le feu des boucles rousses et l’énergie inépuisable, une femme qui lutte pour garder la tête hors de l’eau.
C’est une vie d’adulte démarrée trop tôt.
Ce sont trois gamins livrés à eux-mêmes et autant de boulots cumulés pour les nourrir.
Ce sont des pères absents : le premier, incarcéré le plus longtemps possible, croit-elle, et le second, suicidé.
C’est une culpabilité sans fin.
Moira O’Donnell, c’est la solitude d’une mère de famille dure au mal qui se bat, tombe et renaît. Pour ses enfants. Et avec eux. À la vie, à la mort.
Chaque semaine, elle achète un ticket de loterie en rêvant à une vie meilleure. Mais les services sociaux ont d’autres projets pour elle… Et un problème n’arrivant jamais seul, l’équilibre précaire qu’elle pensait avoir créé vire bientôt à la tragédie.

Mon avis

La parution d’un nouveau roman de Claire Favan est pour moi un moment attendu avec impatience.  Dès lors, je me suis ruée sur La Chair de sa Chair dès sa parution et je l’ai littéralement dévoré.

10 pages avant la fin, j’ai fait une pause de lecture.  Non pas parce que j’en avais marre ou que le livre ne m’intéressait plus, mais uniquement pour ne pas le terminer trop vite et retarder ce moment de manque inévitable qui survient lorsque je termine un excellent ouvrage.

J’ai lu tous les romans de Claire.  La plupart m’ont enchantée mais ma préférence allait jusqu’à présent à l’excellent Le Tueur IntimeLa Chair de sa Chair le rejoint sur le podium des ouvrages qui marquent et après lesquels il est difficile de se plonger immédiatement dans une autre lecture.

On retrouve ici tout le machiavélisme dont Claire Favan est capable.  Elle joue avec ses personnages (et avec ses lecteurs !), les manipule, les torture psychologiquement, sans jamais en faire trop ni trop peu, sans tomber dans les clichés ou la facilité.

Une lecture dont on ressort essoufflé, chamboulé et estomaqué car, si l’on pense connaître le mode de fonctionnement de Claire, une fois de plus, elle offre au lecteur un final totalement inattendu.

Je dis bravo et j’applaudis des deux mains !

Villain, Isabelle – A pas de loup

Taurnada Editions – 14 janvier 2021

4ème de couverture

Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s’installer à La Barberie, un éco-hameau niché en plein cœur des Alpes-de-Haute-Provence, c’est bien pour fuir un quotidien devenu trop pesant. Pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons.
Mais l’équilibre de cette nouvelle vie va un jour se fissurer. Un grain de sable va s’infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique.

Et ce très beau rêve va se transformer peu à peu en un véritable cauchemar..
Votre pire cauchemar…

Mon avis

J’ai fait la connaissance d’Isabelle Villain au Salon de Raimbeaucourt fin 2019.  Une nana énergique, souriante et très sympathique qui m’a donné envie de découvrir son univers littéraire.  J’ai dévoré Mauvais Genre ainsi que Blessures Invisibles, deux polars mettant en scène Rebecca de Lost et son équipe d’enquêteurs.

C’est donc avec impatience que j’attendais de découvrir A pas de loup.  C’est maintenant chose faite et je suis déçue.  Je n’ai pas accroché au sujet écolo-bobo ni aux personnages dont la philosophie de vie est à mille lieues de la mienne.

Isabelle nous vend un thriller. A mon humble avis, ce n’en est pas un.  Je n’ai ressenti aucune tension, n’ai rencontré aucun mystère à percer et, si le passage avec l’enfant est le mystère/la tension,  c’est très mal mené dans la mesure où l’auteure nous dévoile immédiatement ce qui lui arrive.

Je suis néanmoins heureuse d’avoir lu ce livre car maintenant je sais que je continuerai à suivre Isabelle Villain lorsqu’elle écrira des polars, mais certainement plus lorsqu’il s’agira de thrillers.

Guilbert, Victor – Douve

Hugo Thriller – 7 janvier 2021

4ème de couverture

Le gamin a Douve dans les veines.

Cette phrase, prononcée par son père quand il n’était encore qu’un enfant, l’inspecteur Hugo Boloren ne l’a jamais oubliée. Alors quand il apprend qu’un meurtre a eu lieu à Douve, il y voit un signe. Son père est mort, l’Alzheimer a dilué les souvenirs de sa mère ; c’est sa dernière chance de comprendre en quoi ce village perdu au milieu d’une forêt de sapins lui coule dans les veines.

Tout ce qu’il sait, c’est que son père, policier lui aussi, a été envoyé à Douve il y a quarante ans pour enquêter sur la fuite médiatisée d’un Islandais accusé de meurtre, et que sa mère, journaliste, l’a accompagné pour écrire un livre sur l’affaire.

Que s’est-il passé là-bas et pourquoi ont-ils toujours refusé d’en parler ?

Armé du livre écrit par sa mère, Hugo Boloren va plonger dans ce village peuplé d’habitants étranges, tous unis par un mystère qui semble les hanter. Au fil de son enquête, une question va bientôt s’imposer : et si le meurtre qui a récemment secoué le village était lié au séjour de ses parents, quarante ans plus tôt ?

Mon avis

Hugo, inspecteur de police, pose ses congés et se rend à Douve.  Principalement pour découvrir pourquoi son père a un jour dit « ce gamin, il a Douve dans les veines ». 

Douve, ce sera tout sauf du repos : lorsque Hugo y arrive, un meurtre vient d’être commis dans ce village inhospitalier peuplé d’habitants qui n’ont absolument aucune envie de voir un étranger fourrer son nez dans leurs affaires.

J’ai adoré l’atmosphère de ce livre mais j’ai surtout eu un énorme coup de cœur pour Hugo.  Un personnage qui ne sait pas mentir, ce qui va d’ailleurs lui poser quelques soucis.  Il n’est ni autiste ni niais, même si à plusieurs reprises son comportement pourrait le laisser penser.  Sa personnalité est terriblement attachante, je me suis surprise à plusieurs reprises à penser « rentre à Paris Hugo, laisse Douve et les tarés qui peuplent ce village se débrouiller entre eux ».  Hugo est un personnage vrai que l’on ne peut s’empêcher de vouloir materner.

Ce livre m’avait été recommandé par un ami très exigeant en matière de polars/thrillers.  Je n’ai vraiment pas été déçue et à mon tour, je vous le recommande vivement.

Ware, Ruth – Les cinq règles du mensonge

Fleuve Editions – 4 mars 2021

4ème de couverture

RÈGLE NUMÉRO UN

Dis un mensonge

RÈGLE NUMÉRO DEUX

Ne change pas ta version

RÈGLE NUMÉRO TROIS

Ne te fais pas prendre

RÈGLE NUMÉRO QUATRE

Ne pas se mentir les unes aux autres

RÈGLE NUMÉRO CINQ

Savoir quand cesser de mentir

Quand quelqu’un meurt, ce n’est plus un jeu…

Mon avis

Isa, Kate, Thea et Fatima sont adolescentes lorsqu’elles se lient d’amitié au cours de leurs années d’internat.  Ce qui n’était d’abord qu’un jeu entre elles, devient rapidement un mode de vie : inventer les mensonges les plus farfelus et s’y tenir, envers et contre tous, peu importent les répercussions potentiellement destructrices des rumeurs qu’elles s’amusent à lancer.  La seule règle d’or est qu’elles ne peuvent en aucun cas se mentir entre elles.

Suite à un texto étrange reçu de Kate, les 4 amies maintenant trentenaires se retrouvent dans la région dont elles ont été en quelque sorte bannies suite aux dégâts causés par leurs mensonges.

L’histoire est relatée au présent par Isa avec cependant bon nombre de flashbacks permettant petit à petit de découvrir le drame au cœur de l’intrigue.

J’ai trouvé la première moitié un peu longue mais, à la lecture de la seconde moitié, j’en ai compris les raisons, à savoir qu’il était impératif de dépeindre en détail les lieux et surtout les personnalités de divers protagonistes afin d’appréhender au mieux la seconde moitié qui, elle, est menée tambour battant.

En conclusion, Ruth Ware nous propose donc un bon thriller psychologique à l’ambiance oppressante et au suspense omniprésent.  Le lecteur sait que quelque chose de grave va se produire, mais impossible de deviner quand ni quoi exactement.

Je remercie NetGalleyFrance ainsi que Fleuve Editions pour cet agréable moment de lecture.

Palladino, Samuel – Tout ira mal

Rebelle Editions – 30 novembre 2020

4ème de couverture

Tim est harcelé. En quelques mois, sa vie est devenue un enfer. Durant tout ce temps, personne n’a rien vu, personne n’a rien entendu, personne n’a rien fait. Un matin, à bout de nerf, son père décide d’agir. Dans sa tête, un mot tourne en boucle. Il se heurte contre les parois osseuses. Vengeance! La classe se trouvait à côté de la porte menant à la chaufferie. Là où il y a les monstres et où l’on envoie les enfants méchants, avait un jour lâché madame Persen. Tim savait à présent que les créatures dont elle parlait ne se tapissaient pas dans les sous-sols des écoles, mais arpentaient le bitume des cours de récréation et les couloirs en toute impunité, déguisés en enseignants et en enfants…

Mon avis

Même si bien entendu je sais que le harcèlement scolaire existe, j’ai été estomaquée de lire l’ampleur qu’il peut prendre.  

En laissant la parole à Tim, Samuel Palladino nous propose, grâce à sa plume précise et percutante, une immersion dans le quotidien de l’enfant harcelé.  J’ai été bouleversée de lire ce qu’une victime de harcèlement endure.  Bouleversée de découvrir que certains enfants peuvent faire preuve de tant de violence et de cruauté.  Bouleversée par le peu de réactivité des adultes, qu’ils soient enseignants ou parents.  Bouleversée par l’incapacité de la victime à s’ouvrir aux autres, par son choix de finalement faire semblant que tout va bien.  Jusqu’au drame.

Outre la souffrance liée à la perte de son enfant, le père de Samuel s’en veut. Il n’a rien vu venir et n’a rien compris aux appels à l’aide de son fils. Il décide donc de le venger et, bien que la méthode choisie soit extrêmement violente, une part de la maman que je suis comprend sa démarche.

Voici un livre qui devrait se retrouver dans le programme de lectures scolaires obligatoires !

Mais cet ouvrage est également à faire lire d’urgence aux harceleurs, à ceux qui les suivent comme des moutons, à ceux qui craignent de devenir à leur tour les harcelés s’ils ne rient pas aux blagues des bourreaux, aux enseignants, aux éducateurs, aux parents.  Un témoignage à mon sens bien plus percutant que toute la théorie que l’on peut retrouver sur le sujet.

Tu as frappé fort avec ce livre Samuel et j’ose espérer que Tim apportera sa petite pierre à l’édifice en matière de lutte contre le harcèlement scolaire. Merci pour cet ouvrage, merci de m’avoir ouvert les yeux, merci de m’avoir secouée de la sorte.  Comme je l’ai dit et répété plus haut, je suis bouleversée, et c’est tant mieux !

Bonne nouvelle annoncée par Samuel le 28 janvier 2021 :

Edvardsson, Mattias – Une famille presque normale

Pocket – 15 octobre 2020

4ème de couverture

Il n’existe pas de famille normale.

Faites connaissance avec la famille Sandell. Le père, Adam, est un pasteur respecté dans la petite ville de Lund, en Suède. Sa femme, Ulrika est une brillante avocate. Leur fille, Stella, dix-neuf ans, s’apprête à quitter le foyer pour un road trip en Asie du Sud-Est. C’est une famille normale, une famille comme les autres. Et comme toutes les autres familles de la ville, les Sandell sont horrifiés quand un important homme d’affaires, Christopher Olsen est retrouvé assassiné. Ils le sont plus encore quand, quelques jours plus tard la police vient arrêter Stella. Comment pouvait-elle connaître Olsen, et quelles raisons auraient pu la pousser à le tuer ? Il ne peut s’agir que d’une erreur judiciaire.

Dans ce récit en trois parties, chacun des membres de la famille tente à son tour de recomposer un puzzle dont il n’a pas toutes les pièces. C’est d’abord Adam qui s’exprime, puis Stella, et enfin Ulrika. Chaque fois, de nouvelles perspectives se font jour, la version précédente est remise en question, la vérité s’échappe. La seule évidence qui s’impose très vite, c’est qu’il n’existe aucune famille « normale ».

Plus qu’un thriller, une découverte exceptionnelle.

Mon avis

Christopher Olsen, richissime homme d’affaires de 32 ans est retrouvé mort, dans une plaine de jeux.  Tout porte à croire que Stella, jeune fille de 19 ans, a commis ce meurtre.

Ce livre est constitué de trois parties, laissant la parole successivement au père, à l’adolescente et à la mère.  Nous découvrons ainsi l’histoire de cette famille, les événements qui ont mené au drame et bien entendu l’incompréhension totale des parents qui pensaient connaître leur fille.

« Stella Sandell est suspectée de meurtre. »

Aucun parent ne peut envisager entendre un jour le nom de son enfant cité dans un tel contexte. Quiconque a eu son bébé couché sur son ventre avec ses pieds miniatures qui gigotent et son rire qui gargouille ne peut imaginer une chose pareille. Ca arrive aux autres. Pas à nous.

Ce choix de style de narration pourrait de prime abord laisser craindre une répétition des faits mais fort heureusement il n’en est rien, chaque membre de la famille venant plutôt compléter ou développer les faits relatés par les autres.

Une écriture impeccable, des chapitres courts, des personnages fouillés et un suspense maintenu jusqu’à la toute fin : tous les éléments sont réunis afin de passer un excellent moment de lecture !

Tackian, Niko – Solitudes

Calmann-Lévy – 6 janvier 2021

4ème de couverture

Elie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Amnésique suite à une blessure par balle, il est reparti à zéro dans cette région encore préservée. Alors qu’une tempête de neige s’annonce, Elie se lance sur la piste d’un loup signalé par plusieurs bergers. Les empreintes ensanglantées le conduisent à un immense pin situé dans une plaine désertique. Une femme nue est pendue à ses branches, une mystérieuse inscription gravée sur sa chair. Cette découverte macabre anime immédiatement quelque chose sur la toile blanche de ses souvenirs. La victime est un message à son attention, il en est certain. ? Le lieutenant Nina Melliski est alors dépêchée sur les lieux. Elie est-il coupable ou victime ? Elle ne sait que penser, mais son instinct lui dit que les réponses se trouvent dans les souvenirs disparus de cet homme sans passé.

Mon avis

Avec Solitudes, Niko Tackian signe un roman totalement addictif.  Une enquête policière rondement menée, mais pas que… ce livre est également une ode à la nature et à la symbiose entre les hommes et la terre.

Ecrit en 3 mois, lors du premier confinement, cet ouvrage emmène le lecteur dans les montagnes du Vercors, en plein hiver.  Niko dépeint les décors et les ambiances de manière tellement immersive qu’il est parvenu à me faire ressentir le froid, à tel point que c’est sous un plaid que j’ai terminé ma lecture.

Ce livre aux chapitres courts, sans aucun temps mort, se dévore d’une traite.  Aucun instant de répit n’est accordé, ni aux personnages ni aux lecteurs et c’est avec brio que l’auteur nous offre une fin totalement inattendue.  Tout ce que j’aime dans un bon thriller !

Mention spéciale pour cette couverture que je trouve magnifique et qui, à elle seule, résume parfaitement le livre.  Mais pour comprendre pourquoi, il faut le lire, donc voici mon conseil : filez chercher votre plaid, emmitouflez-vous et savourez !

Yates, Christopher J. – 37 fois

Pocket – 12 novembre 2020

4ème de couverture

1982 : dans une petite ville de montagne au nord de New York, trois jeunes adolescents, Hannah, Patrick et leur ami Matthew, sont liés à jamais par une affaire tragique.
2008 : Hannah, journaliste judiciaire, est mariée à Patrick. L’équilibre du couple vacille le jour où elle décide d’écrire un livre consacré au fait divers qui a marqué leur adolescence. Depuis toujours, Patrick redoute le moment où sa femme va s’approcher de ce « monstrueux secret » qui plane au-dessus de leur mariage, qui peut ressurgir et briser leur couple. Au même moment, Matthew réapparaît dans leur vie. Dans ce récit à la tension constante, Christopher J. Yates distille les révélations d’une main de maître.

Si chacun des personnages dissimule ses secrets, ses mensonges, chacun a aussi sa vérité. La sympathie et la confiance du lecteur vont de l’un à l’autre jusqu’à l’ultime rebondissement. Ce roman, hanté par la culpabilité et les non-dits, où la menace est permanente, est un véritable chef-d’oeuvre du genre.

Mon avis

L’histoire est relativement peu crédible et la première moitié est extrêmement longue.  En effet, outre le premier chapitre qui relate l’incident central de l’histoire, énormément de pages sont consacrées à la passion pour la cuisine d’un des personnages principaux.  Et comme je ne suis pas trop passionnée par le sujet, j’ai failli à quelques reprises laisser tomber cette lecture.

La seconde moitié devient heureusement plus intéressante car, à force d’allers-retours entre passé et présent, l’on se rend compte que les « gentils » ne sont probablement pas aussi gentils qu’ils tentent de le faire croire.  L’auteur parvient enfin à créer une tension qui incite le lecteur (s’il a survécu aux passages culinaires) à continuer la lecture de l’ouvrage.

Mais… Alors que tous les personnages et intrigues convergent vers ce qui aurait dû être un final brillant, je suis malheureusement restée avec une certaine quantité de questions sans réponses.  Dommage.