Guilbert, Victor – Douve

Hugo Thriller – 7 janvier 2021

4ème de couverture

Le gamin a Douve dans les veines.

Cette phrase, prononcée par son père quand il n’était encore qu’un enfant, l’inspecteur Hugo Boloren ne l’a jamais oubliée. Alors quand il apprend qu’un meurtre a eu lieu à Douve, il y voit un signe. Son père est mort, l’Alzheimer a dilué les souvenirs de sa mère ; c’est sa dernière chance de comprendre en quoi ce village perdu au milieu d’une forêt de sapins lui coule dans les veines.

Tout ce qu’il sait, c’est que son père, policier lui aussi, a été envoyé à Douve il y a quarante ans pour enquêter sur la fuite médiatisée d’un Islandais accusé de meurtre, et que sa mère, journaliste, l’a accompagné pour écrire un livre sur l’affaire.

Que s’est-il passé là-bas et pourquoi ont-ils toujours refusé d’en parler ?

Armé du livre écrit par sa mère, Hugo Boloren va plonger dans ce village peuplé d’habitants étranges, tous unis par un mystère qui semble les hanter. Au fil de son enquête, une question va bientôt s’imposer : et si le meurtre qui a récemment secoué le village était lié au séjour de ses parents, quarante ans plus tôt ?

Mon avis

Hugo, inspecteur de police, pose ses congés et se rend à Douve.  Principalement pour découvrir pourquoi son père a un jour dit « ce gamin, il a Douve dans les veines ». 

Douve, ce sera tout sauf du repos : lorsque Hugo y arrive, un meurtre vient d’être commis dans ce village inhospitalier peuplé d’habitants qui n’ont absolument aucune envie de voir un étranger fourrer son nez dans leurs affaires.

J’ai adoré l’atmosphère de ce livre mais j’ai surtout eu un énorme coup de cœur pour Hugo.  Un personnage qui ne sait pas mentir, ce qui va d’ailleurs lui poser quelques soucis.  Il n’est ni autiste ni niais, même si à plusieurs reprises son comportement pourrait le laisser penser.  Sa personnalité est terriblement attachante, je me suis surprise à plusieurs reprises à penser « rentre à Paris Hugo, laisse Douve et les tarés qui peuplent ce village se débrouiller entre eux ».  Hugo est un personnage vrai que l’on ne peut s’empêcher de vouloir materner.

Ce livre m’avait été recommandé par un ami très exigeant en matière de polars/thrillers.  Je n’ai vraiment pas été déçue et à mon tour, je vous le recommande vivement.

Ware, Ruth – Les cinq règles du mensonge

Fleuve Editions – 4 mars 2021

4ème de couverture

RÈGLE NUMÉRO UN

Dis un mensonge

RÈGLE NUMÉRO DEUX

Ne change pas ta version

RÈGLE NUMÉRO TROIS

Ne te fais pas prendre

RÈGLE NUMÉRO QUATRE

Ne pas se mentir les unes aux autres

RÈGLE NUMÉRO CINQ

Savoir quand cesser de mentir

Quand quelqu’un meurt, ce n’est plus un jeu…

Mon avis

Isa, Kate, Thea et Fatima sont adolescentes lorsqu’elles se lient d’amitié au cours de leurs années d’internat.  Ce qui n’était d’abord qu’un jeu entre elles, devient rapidement un mode de vie : inventer les mensonges les plus farfelus et s’y tenir, envers et contre tous, peu importent les répercussions potentiellement destructrices des rumeurs qu’elles s’amusent à lancer.  La seule règle d’or est qu’elles ne peuvent en aucun cas se mentir entre elles.

Suite à un texto étrange reçu de Kate, les 4 amies maintenant trentenaires se retrouvent dans la région dont elles ont été en quelque sorte bannies suite aux dégâts causés par leurs mensonges.

L’histoire est relatée au présent par Isa avec cependant bon nombre de flashbacks permettant petit à petit de découvrir le drame au cœur de l’intrigue.

J’ai trouvé la première moitié un peu longue mais, à la lecture de la seconde moitié, j’en ai compris les raisons, à savoir qu’il était impératif de dépeindre en détail les lieux et surtout les personnalités de divers protagonistes afin d’appréhender au mieux la seconde moitié qui, elle, est menée tambour battant.

En conclusion, Ruth Ware nous propose donc un bon thriller psychologique à l’ambiance oppressante et au suspense omniprésent.  Le lecteur sait que quelque chose de grave va se produire, mais impossible de deviner quand ni quoi exactement.

Je remercie NetGalleyFrance ainsi que Fleuve Editions pour cet agréable moment de lecture.

Palladino, Samuel – Tout ira mal

Rebelle Editions – 30 novembre 2020

4ème de couverture

Tim est harcelé. En quelques mois, sa vie est devenue un enfer. Durant tout ce temps, personne n’a rien vu, personne n’a rien entendu, personne n’a rien fait. Un matin, à bout de nerf, son père décide d’agir. Dans sa tête, un mot tourne en boucle. Il se heurte contre les parois osseuses. Vengeance! La classe se trouvait à côté de la porte menant à la chaufferie. Là où il y a les monstres et où l’on envoie les enfants méchants, avait un jour lâché madame Persen. Tim savait à présent que les créatures dont elle parlait ne se tapissaient pas dans les sous-sols des écoles, mais arpentaient le bitume des cours de récréation et les couloirs en toute impunité, déguisés en enseignants et en enfants…

Mon avis

Même si bien entendu je sais que le harcèlement scolaire existe, j’ai été estomaquée de lire l’ampleur qu’il peut prendre.  

En laissant la parole à Tim, Samuel Palladino nous propose, grâce à sa plume précise et percutante, une immersion dans le quotidien de l’enfant harcelé.  J’ai été bouleversée de lire ce qu’une victime de harcèlement endure.  Bouleversée de découvrir que certains enfants peuvent faire preuve de tant de violence et de cruauté.  Bouleversée par le peu de réactivité des adultes, qu’ils soient enseignants ou parents.  Bouleversée par l’incapacité de la victime à s’ouvrir aux autres, par son choix de finalement faire semblant que tout va bien.  Jusqu’au drame.

Outre la souffrance liée à la perte de son enfant, le père de Samuel s’en veut. Il n’a rien vu venir et n’a rien compris aux appels à l’aide de son fils. Il décide donc de le venger et, bien que la méthode choisie soit extrêmement violente, une part de la maman que je suis comprend sa démarche.

Voici un livre qui devrait se retrouver dans le programme de lectures scolaires obligatoires !

Mais cet ouvrage est également à faire lire d’urgence aux harceleurs, à ceux qui les suivent comme des moutons, à ceux qui craignent de devenir à leur tour les harcelés s’ils ne rient pas aux blagues des bourreaux, aux enseignants, aux éducateurs, aux parents.  Un témoignage à mon sens bien plus percutant que toute la théorie que l’on peut retrouver sur le sujet.

Tu as frappé fort avec ce livre Samuel et j’ose espérer que Tim apportera sa petite pierre à l’édifice en matière de lutte contre le harcèlement scolaire. Merci pour cet ouvrage, merci de m’avoir ouvert les yeux, merci de m’avoir secouée de la sorte.  Comme je l’ai dit et répété plus haut, je suis bouleversée, et c’est tant mieux !

Bonne nouvelle annoncée par Samuel le 28 janvier 2021 :

Edvardsson, Mattias – Une famille presque normale

Pocket – 15 octobre 2020

4ème de couverture

Il n’existe pas de famille normale.

Faites connaissance avec la famille Sandell. Le père, Adam, est un pasteur respecté dans la petite ville de Lund, en Suède. Sa femme, Ulrika est une brillante avocate. Leur fille, Stella, dix-neuf ans, s’apprête à quitter le foyer pour un road trip en Asie du Sud-Est. C’est une famille normale, une famille comme les autres. Et comme toutes les autres familles de la ville, les Sandell sont horrifiés quand un important homme d’affaires, Christopher Olsen est retrouvé assassiné. Ils le sont plus encore quand, quelques jours plus tard la police vient arrêter Stella. Comment pouvait-elle connaître Olsen, et quelles raisons auraient pu la pousser à le tuer ? Il ne peut s’agir que d’une erreur judiciaire.

Dans ce récit en trois parties, chacun des membres de la famille tente à son tour de recomposer un puzzle dont il n’a pas toutes les pièces. C’est d’abord Adam qui s’exprime, puis Stella, et enfin Ulrika. Chaque fois, de nouvelles perspectives se font jour, la version précédente est remise en question, la vérité s’échappe. La seule évidence qui s’impose très vite, c’est qu’il n’existe aucune famille « normale ».

Plus qu’un thriller, une découverte exceptionnelle.

Mon avis

Christopher Olsen, richissime homme d’affaires de 32 ans est retrouvé mort, dans une plaine de jeux.  Tout porte à croire que Stella, jeune fille de 19 ans, a commis ce meurtre.

Ce livre est constitué de trois parties, laissant la parole successivement au père, à l’adolescente et à la mère.  Nous découvrons ainsi l’histoire de cette famille, les événements qui ont mené au drame et bien entendu l’incompréhension totale des parents qui pensaient connaître leur fille.

« Stella Sandell est suspectée de meurtre. »

Aucun parent ne peut envisager entendre un jour le nom de son enfant cité dans un tel contexte. Quiconque a eu son bébé couché sur son ventre avec ses pieds miniatures qui gigotent et son rire qui gargouille ne peut imaginer une chose pareille. Ca arrive aux autres. Pas à nous.

Ce choix de style de narration pourrait de prime abord laisser craindre une répétition des faits mais fort heureusement il n’en est rien, chaque membre de la famille venant plutôt compléter ou développer les faits relatés par les autres.

Une écriture impeccable, des chapitres courts, des personnages fouillés et un suspense maintenu jusqu’à la toute fin : tous les éléments sont réunis afin de passer un excellent moment de lecture !

Tackian, Niko – Solitudes

Calmann-Lévy – 6 janvier 2021

4ème de couverture

Elie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Amnésique suite à une blessure par balle, il est reparti à zéro dans cette région encore préservée. Alors qu’une tempête de neige s’annonce, Elie se lance sur la piste d’un loup signalé par plusieurs bergers. Les empreintes ensanglantées le conduisent à un immense pin situé dans une plaine désertique. Une femme nue est pendue à ses branches, une mystérieuse inscription gravée sur sa chair. Cette découverte macabre anime immédiatement quelque chose sur la toile blanche de ses souvenirs. La victime est un message à son attention, il en est certain. ? Le lieutenant Nina Melliski est alors dépêchée sur les lieux. Elie est-il coupable ou victime ? Elle ne sait que penser, mais son instinct lui dit que les réponses se trouvent dans les souvenirs disparus de cet homme sans passé.

Mon avis

Avec Solitudes, Niko Tackian signe un roman totalement addictif.  Une enquête policière rondement menée, mais pas que… ce livre est également une ode à la nature et à la symbiose entre les hommes et la terre.

Ecrit en 3 mois, lors du premier confinement, cet ouvrage emmène le lecteur dans les montagnes du Vercors, en plein hiver.  Niko dépeint les décors et les ambiances de manière tellement immersive qu’il est parvenu à me faire ressentir le froid, à tel point que c’est sous un plaid que j’ai terminé ma lecture.

Ce livre aux chapitres courts, sans aucun temps mort, se dévore d’une traite.  Aucun instant de répit n’est accordé, ni aux personnages ni aux lecteurs et c’est avec brio que l’auteur nous offre une fin totalement inattendue.  Tout ce que j’aime dans un bon thriller !

Mention spéciale pour cette couverture que je trouve magnifique et qui, à elle seule, résume parfaitement le livre.  Mais pour comprendre pourquoi, il faut le lire, donc voici mon conseil : filez chercher votre plaid, emmitouflez-vous et savourez !

Yates, Christopher J. – 37 fois

Pocket – 12 novembre 2020

4ème de couverture

1982 : dans une petite ville de montagne au nord de New York, trois jeunes adolescents, Hannah, Patrick et leur ami Matthew, sont liés à jamais par une affaire tragique.
2008 : Hannah, journaliste judiciaire, est mariée à Patrick. L’équilibre du couple vacille le jour où elle décide d’écrire un livre consacré au fait divers qui a marqué leur adolescence. Depuis toujours, Patrick redoute le moment où sa femme va s’approcher de ce « monstrueux secret » qui plane au-dessus de leur mariage, qui peut ressurgir et briser leur couple. Au même moment, Matthew réapparaît dans leur vie. Dans ce récit à la tension constante, Christopher J. Yates distille les révélations d’une main de maître.

Si chacun des personnages dissimule ses secrets, ses mensonges, chacun a aussi sa vérité. La sympathie et la confiance du lecteur vont de l’un à l’autre jusqu’à l’ultime rebondissement. Ce roman, hanté par la culpabilité et les non-dits, où la menace est permanente, est un véritable chef-d’oeuvre du genre.

Mon avis

L’histoire est relativement peu crédible et la première moitié est extrêmement longue.  En effet, outre le premier chapitre qui relate l’incident central de l’histoire, énormément de pages sont consacrées à la passion pour la cuisine d’un des personnages principaux.  Et comme je ne suis pas trop passionnée par le sujet, j’ai failli à quelques reprises laisser tomber cette lecture.

La seconde moitié devient heureusement plus intéressante car, à force d’allers-retours entre passé et présent, l’on se rend compte que les « gentils » ne sont probablement pas aussi gentils qu’ils tentent de le faire croire.  L’auteur parvient enfin à créer une tension qui incite le lecteur (s’il a survécu aux passages culinaires) à continuer la lecture de l’ouvrage.

Mais… Alors que tous les personnages et intrigues convergent vers ce qui aurait dû être un final brillant, je suis malheureusement restée avec une certaine quantité de questions sans réponses.  Dommage.

Massé, Xavier – L’inconnue de l’équation

Taurnada Editions – 16 mai 2019

4ème de couverture

Quatre heures. La police n’a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu’un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol.
Deux salles d’interrogatoires, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic déjà présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes.
Accident, meurtre, ou vengeance ?
Une toile d’araignée va se tisser peu à peu et d’une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.

Mon avis

Dans la catégorie « histoire tordue mais qui tient la route », je décerne la palme d’or à Xavier Massé.

L’action débute dès les premières pages : un couple s’entretue, sous les yeux de leur fils qui, lui aussi gravement blessé, est transporté aux soins intensifs.

La suite de l’histoire est constituée de l’interrogatoire de l’inspectrice qui se trouvait sur les lieux et de la grand-mère du gamin blessé.  La première éclairera les enquêteurs sur les raisons qui l’ont menée à se retrouver aux premières loges de ce massacre, la seconde aidera les enquêteurs à appréhender les personnalités et le vécu des victimes.

Une histoire qui peut paraître assez basique de prime abord mais c’est sans compter sur le génie de Xavier Massé qui parvient à retourner le cerveau de ses lecteurs de façon magistrale.  J’ai dû à plusieurs reprises déposer le livre, fermer les yeux et réfléchir, reconstituer le puzzle, me rendre compte que certaines pièces étaient manquantes, ne plus rien comprendre à l’intrigue, recommencer, …  Tout comme les enquêteurs, je me suis à de nombreuses reprises arraché les cheveux.  Ce n’est pas un roman qui se lit, c’est un roman qui se vit !

J’ai commandé le dernier roman de Xavier Massé, « Némésis », que j’attends maintenant avec impatience.

Zinberg, Ivan – Matière noire

Cosmopolis – 7 novembre 2019

4ème de couverture

Un thriller au réalisme captivant : Matière Noire est une bombe qui n’explose qu’à l’intérieur de votre organisme

Juillet 2017.
Une région. Deux disparitions.
Après une nuit en discothèque, la jeune Inès Ouari ne donne plus signe de vie.
Marion Testud, elle, n’est jamais rentrée de son jogging matinal.
Sur leurs traces, deux enquêteurs aux profils atypiques : Karim Bekkouche, chef de la BAC de Saint-Étienne, flirte avec les limites et prend tous les risques pour retrouver Inès. Jacques Canovas, journaliste parisien et ex-flic des Renseignements généraux, couvre la disparition de la joggeuse.
Tous deux ont des raisons personnelles de parvenir à leurs fins.

D’un bout à l’autre du pays, les pistes se croisent tandis que de vieux meurtres énigmatiques refont surface. Deux hommes confrontés, lancés dans une course contre la mort à pleine vitesse dans les abysses de la terreur panique.

Mon avis

Attention, alerte coup de coeur !

Un seul conseil : abandonnez immédiatement ce que vous êtes en train de faire et plongez dans la lecture de ce polar !

2 femmes retrouvées mortes. 2 enquêteurs : Jacques, ex-flic, pensionné, qui pour ne pas sombrer dans la solitude, est devenu chroniqueur pour un canard à sensation.

Zek, qui aurait très facilement pu devenir chef des racailles de la cité mais qui a eu l’intelligence de dire stop à la violence, la drogue et tout ce qui constitue le quotidien des petites frappes : Zek est devenu flic. Un flic très souvent à la limite de la légalité, mais un homme bourré de principes et jusqu’au-boutiste. Terriblement attachant le Zek, soit dit en passant…

Donc, Jacques et Zek enquêtent chacun de leur côté, leurs enquêtes font rouvrir des cold cases. Un rythme effréné. Un twist cérébral à gauche, un twist cérébral à droite et un uppercut final.

Magistral ! Ce n’est dès lors pas étonnant que cet ouvrage ait remporté le Grand Prix de l’Iris Noir Bruxelles 2020.

Carrisi, Donato – La maison des voix

Calmann-Lévy – 4 novembre 2020

4ème de couverture

Florence, de nos jours. Pietro Gerber est un psychiatre pour enfants, spécialiste de l’hypnose. Il arrive ainsi à extraire la vérité de jeunes patients tourmentés.

Un jour, une consoeur australienne lui demande de poursuivre la thérapie de sa patiente qui vient d’arriver en Italie.
Seul hic, c’est une adulte. Elle s’appelle Hanna Hall et elle est persuadée d’avoir tué son frère pendant son enfance.

Intrigué, Gerber accepte mais c’est alors qu’une spirale infernale va s’enclencher : chaque séance d’hypnose révèle plus encore le terrible passé d’Hanna, mais aussi qu’elle en sait beaucoup trop sur la vie de Gerber. Et si Hanna Hall était venue le délivrer de ses propres démons ?

Mon avis

J’avais beaucoup aimé « Le Chuchoteur » du même auteur et me faisais donc une joie de lire son dernier né, « La Maison des Voix ».  Malheureusement, je n’ai pas du tout accroché à cette intrigue qui m’a semblée un peu (beaucoup) tirée par les cheveux.

Je n’ai pas accroché aux personnages non plus et celui qui m’a le plus déçue est l’un des personnages principaux, le psychologue Gerber (c’est quoi ce nom d’ailleurs ? Je présume qu’en italien il n’a pas la même signification qu’en français…) qui m’a semblé niais et très peu crédible.

C’est dommage car le pitch était assez intéressant mais au final je me suis ennuyée.

Duchamp, Chrysel – Le sang des Belasko

L’Archipel – 14 janvier 2021

4ème de couverture

Cinq frères et sœurs se réunissent dans la maison de leur enfance, la Casa Belasko, une imposante bâtisse isolée au cœur d’un domaine viticole au sud de de la France.

Leur père, vigneron taiseux, vient de mourir. Il n’a laissé qu’une lettre à ses enfants, dans laquelle sont dévoilés nombre de secrets.

Le plus terrible de tous, sans doute : leur mère ne se serait pas suicidée – comme l’avaient affirmé les médecins six mois plus tôt. Elle aurait été assassinée…

Au cours de cette nuit fatale, les esprits s’échauffent. Colères, rancunes et jalousies s’invitent à table. Mais le pire reste à venir. D’autant que la maison – coupée du monde – semble douée de sa propre volonté.

Quand, au petit matin, les portes de la Casa se rouvriront, un membre de la fratrie sera-t-il encore en vie pour expliquer la tragédie ?

Mon avis

A la suite du décès d’André Belasko, Mathieu, Philippe, David, Solène et Garance Belasko sont réunis dans la maison de leur enfance en vue de prendre connaissance du testament de leur père.

Les caractères des personnages sont décrits à merveille, à tel point que le lecteur a le sentiment de faire lui-même partie de cette fratrie et de vivre ce huis-clos en leur compagnie.

Secrets, disputes, discordes, jalousies, mépris… tout va exploser durant cette nuit que vont passer ensemble les protagonistes, coincés dans cette maison dont ils n’ont aucun moyen de sortir.

Les émotions non exprimées ne meurent jamais. Elles sont enterrées vivantes et libérées plus tard de façon plus laide. Oui. Cette citation résume parfaitement comment nous en sommes arrivés là.

Une ultime chance leur avait été donnée : se pardonner. Mais aucun d’entre eux ne l’avait saisie.

L’auteur manie à la perfection l’art du suspense et grâce aux chapitres courts mais intenses, ce livre se dévore d’une traite, laissant le lecteur pantois lorsque survient la révélation finale.

Bravo Chrystel Duchamp, vous m’avez donné envie de partir dès à présent à la découverte de votre premier roman, « L’Art du Meurtre ».