Favan, Claire – Les cicatrices

Harper Collins – 4 mars 2020

4ème de couverture

Centralia, État de Washington. La vie d’Owen Maker est une pénitence. Pour s’acheter la paix, il a renoncé à toute tentative de rébellion.
En attendant le moment où il pourra se réinventer, cet homme pour ainsi dire ordinaire partage avec son ancienne compagne une maison divisée en deux. Il est l’ex patient, le gendre idéal, le vendeur préféré de son beau-père qui lui a créé un poste sur mesure. Un type docile. Enfin, presque. Car, si Owen a renoncé à toute vie sociale, il résiste sur un point : ni le chantage au suicide de Sally ni les scènes qu’elle lui inflige quotidiennement et qui le désignent comme bourreau aux yeux des autres ne le feront revenir sur sa décision de se séparer d’elle.

Mais, alors qu’une éclaircie venait d’illuminer son existence, Owen est vite ramené à sa juste place. Son ADN a été prélevé sur la scène de crime d’un tueur qui sévit en toute impunité dans la région, et ce depuis des années. La police et le FBI sont sur son dos. L’enfer qu’était son quotidien n’est rien à côté de la tempête qu’il s’apprête à affronter.

Mon avis

Il y a 3-4 auteurs dont j’achète les nouvelles parutions les yeux fermés, sans aucun besoin de lire le synopsis au préalable, sachant que je passerai de toute façon un bon moment de lecture. Claire Favan fait partie de ces auteurs. Elle est, selon mes critères, la n°1 féminine en matière de littérature noire. Ses romans sont aboutis, ses personnages sont fouillés et ses histoires ne sont jamais abracadabrantes. Lorsque je me lance dans la lecture d’un ouvrage de Claire Favan j’ai la certitude que le monde alentour pourrait s’écrouler sans que je ne le remarque, tant Claire parvient à me faire rentrer totalement dans son univers.

« Les cicatrices » a, sans aucune surprise, réuni tous les critères précités. Et comme à chaque fois, Claire m’a menée en bateau tout au long du récit, pour mon plus grand bonheur. Mention spéciale au chapitre 42 qui m’a bien fait rire !

J’ai eu la chance de rencontrer Claire Favan à quelques reprises et ce qui me frappe à chaque fois lors de nos échanges est le contraste entre la femme et l’auteure. Ses personnages sont monstrueux et torturés alors que Claire est douce et posée. Toutefois, lorsqu’elle vous parle de ses livres, elle a ce petit sourire en coin bien mystérieux qui lui donne malgré tout un petit air diabolique.

Bref, vous l’aurez compris, je suis une fan inconditionnelle !

Marss, John – Les passagers

Hugo et Compagnie – 7 novembre 2019

4ème de couverture

L’Angleterre, demain, ou peut-être après-demain.
Les voitures sans conducteur sont devenues obligatoires. « Un réel progrès pour la sécurité de tous », se dit-on.
Mais quand un hacker prend le contrôle de huit véhicules, le progrès devient une menace. Mortelle.
Les huit véhicules et leurs passagers sont programmés pour rouler vers une collision aussi spectaculaire que fatale.
Impossible, pour les autorités, d’intervenir : les voitures exploseraient. Tous vont mourir.
Tous, sauf celui ou celle que le public décidera de sauver via les réseaux sociaux.
Chaque passager doit plaider sa cause pour influencer les votes, en se présentant sous son meilleur jour.
Mais le hacker connaît aussi leurs secrets les plus sombres…

ET VOUS, QUI SAUVERIEZ-VOUS ?

Mon avis

Quand Claire Favan, dont j’ai dévoré tous les ouvrages, recommande un bouquin, je fonce l’acheter les yeux fermés !

Dans un rythme d’enfer, John Marrs nous fait vivre en direct les 2h30 de supplice de 8 passagers pris en otage dans des voiture autonomes. Un seul pourra être sauvé, mais cela dépendra du vote du public qui suit cette course effrénée vers la mort en direct sur Facebook.

Si au début on se dit que jamais on ne pourrait faire tel un choix, John Marrs parvient à manipuler notre cerveau de telle sorte que l’on se retrouve à juger de la valeur de la vie de l’un et de l’autre. Diabolique !

De surprises en surprises, John Marrs nous entraîne dans une histoire angoissante et n’accorde aucun moment de répit à ses personnages et au lecteur. Un suspense mené de main de maître, que je vous recommande vivement !

Saussey, Jacques – Cinq doigts sous la neige

Cosmopolis – 27 août 2020

Cosmopolis - 27 août 2020

4ème de couverture

Marc Torres, écrivain à succès, vit seul avec son fils dans un immense domaine isolé dans les bois.
Alexandre a été très perturbé par le décès de sa mère, cinq ans plus tôt. Plongé dans son travail pour tenter d’oublier la douleur du deuil, Marc ne l’a pas soutenu comme il l’aurait dû.
Lorsque son fils lui demande l’autorisation d’inviter des amis chez eux pour son dix-huitième anniversaire, Marc ne peut refuser, même s’il craint les débordements des jeunes.
Pendant la fête, le ciel se couvre très vite au-dessus des sapins noirs. Bientôt, la neige bloque les accès à la montagne et verrouille la quinzaine d’adolescents chez les Torres au cœur de la forêt silencieuse.
Marc est inquiet. Alexandre est un garçon fragile. Il va devoir le protéger des autres, mais aussi de lui-même. À tout prix.

Mon avis

1er chapitre, ça commence fort !

Aux chapitres suivants, changement d’époque, changement d’ambiance. Rien de noir ou de dramatique ne se produit, mais Jacques Saussey parvient malgré tout à créer une ambiance lourde et à mettre le lecteur sous tension : quelque chose va se produire mais impossible de dire quoi, quand, où, comment, pourquoi…

Quand tout s’emballe, la tension est à son comble et on se surprend à espérer que, appelons-les « les méchants » pour ne pas spoiler, ne se fassent pas prendre.

Machiavélique Monsieur Saussey !

Yves Laurent – …Jeux de vilains

Yves Laurent – 26 août 2020

4ème de couverture

« Après un dernier signe de la main, il s’empara de son briquet et enflamma la mèche. Le feu se propagea inexorablement vers le véhicule dans lequel le futur grand brûlé, s’agitant comme un fou, venait de se déboîter les poignets en tentant de se libérer. Le tueur attendit que la torche humaine cesse de hurler avant de quitter les lieux, satisfait, le sourire aux lèvres. »

Alors que leur premier romain « Jeux de mains… » a été primé par la librairie bruxelloise Mot Passant, Yves Vandeberg et Laurent Vranjes reviennent avec « …Jeux de vilains » pour clore l’enquête de l’inspecteur Corduno.

Mon avis

Yves et Laurent nous ont fait attendre fameusement longtemps pour cette suite de « Jeux de mains…« . De vrais maîtres du suspense ces deux-là !

Autant dire que mon impatience était à son comble quand j’ai appris que la parution de « …Jeux de vilains » était imminente. Et enfin, le 26 août 2020 est arrivé, amenant avec lui Yves et Laurent qui m’ont fait le plaisir de me remettre cet ouvrage en mains propres, dédicacé qui plus est.

Après le succès phénoménal de « Jeux de mains… », la barre était placée fameusement haut et je dois admettre que je craignais certaines répétitions ou pire, l’impression de goûter à un plat réchauffé. Il n’en fut rien ! Je me suis REGALEE ! Les personnages ont mûri, les méchants sont encore plus méchants mais, grâce à certaines petites pointes d’humour, j’ai à nouveau rigolé (ce qui n’était pas gagné au vu de la couverture!).

J’ai dévoré ce second opus, quel plaisir de retrouver David Corduno et son équipe dans une nouvelle enquête bruxelloise. Ils ont souffert les pauvres, mais pour mon plus grand plaisir !

Rostagnat, Pétronille – Un jour tu paieras

Marabout – 29 janvier 2020

4ème de couverture

« Les dés sont jetés, je n’ai plus rien à perdre.

En poussant un cri pour me donner du courage, je lève les bras au-dessus de ma tête. Avant que tu ne réagisses quinze centimètres de lame s’enfoncent dans ta chair. »

Une adolescente, retrouvée inconsciente en pleine forêt, émerge lentement du coma. Que lui est-il arrivé ?

Pendant que la police mène l’enquête, Pauline Carel, jeune avocate pénaliste, est commise d’office pour défendre Mathieu, un brillant étudiant en médecine accusé d’un double homicide.

Carriériste, ambitieuse et perfectionniste, Pauline y voit l’opportunité de se faire un nom. Alors qu’elle se bat pour blanchir son client, elle est rattrapée par son passé…

Mon avis

News flash : on laisse tomber ce qu’on est en train de faire et on se rue sur ce bouquin ! Pétronille Rostagnat nous offre avec « Un jour, tu paieras », un roman machiavélique, qui nous tient en haleine du début à la fin. Pas de temps mort, pas de longueurs.

Voici la torture imposée à mon cerveau : « L’accusé est-il coupable ? Non, impossible ! Ou peut-être bien que oui en fait ? Mais non ! Mais si ! Oh je ne sais pas… Vivement la fin, parce que je suis maltraité, mais pas trop vite la fin, car j’aime ce bouquin ! »

North, Alex – L’homme aux murmures

Seuil – 5 mars 2020

4ème de couverture

Si tu laisses la porte entrebâillée, les murmures viendront se glisser…
Un écrivain veuf, Tom, et son fils de 8 ans, Jake, emménagent dans une nouvelle ville. Featherbank. Si charmante et calme en apparence. Où vingt ans plus tôt, un serial killer a été arrêté après avoir tué plusieurs enfants. On l’appelait l’Homme aux murmures. Des murmures que Jake a entendus. A la porte de sa maison. Et si tout recommençait ?

Mon avis

Mon avis sera très court : je n’ai pas du tout aimé.

Beaucoup trop de longueurs, d’incohérences et de coïncidences absurdes. Un père geignard, un gosse trop parfait, une équipe d’enquêteurs absolument pas crédible et j’en passe…

Les quelques points intéressants qui auraient mérité d’être plus élaborés sont, eux, malheureusement survolés.

Grosse déception donc car les avis que j’avais lus sur les divers réseaux sociaux me faisaient espérer un bon moment de lecture.

Stevens, Chevy – Séquestrée

Pocket – 10 janvier 2013

4ème de couverture

Annie O’Sullivan, 32 ans, est agent immobilier sur l’île de Vancouver. Par un beau dimanche ensoleillé d’août, alors qu’elle fait visiter une maison à un potentiel acquéreur, ce dernier lui plante le canon d’un revolver dans le dos et l’oblige à monter dans sa camionnette…

Quand Annie se réveille, elle est prisonnière dans une cabane isolée en pleine forêt. C’est le début d’un enfer qui durera plus d’un an : douze mois où le Monstre – comme Annie le surnomme – fera d’elle sa chose. Torture psychologique, abus sexuels… : tout y passera, jusqu’à ce que la jeune femme parvienne enfin à s’échapper.

Pourtant, le plus dur commence pour Annie, qui doit à présent surmonter son traumatisme, réapprendre à vivre normalement sans plus dormir enfermée dans un placard, seul lieu où elle se sent en sécurité, et, surtout, accepter l’effroyable vérité : elle connaît le commanditaire de son enlèvement…

Mon avis

Ayant beaucoup aimé aimé Jamais tu ne me quitteras du même auteur, j’ai eu envie de découvrir les autres livres de Chevy Stevens.

Mon avis est mitigé. J’ai beaucoup aimé l’originalité de la narration. En effet, Annie relate son calvaire au travers de ses séances chez la psy, ce qui rend le récit vivant et personnalisé. Cependant, j’ai eu l’impression tout au long du récit de ne faire que survoler l’histoire, plus de détails et de profondeur auraient été les bienvenus.

Même si la fin est inattendue, celle-ci est absolument décevante car terriblement tirée par les cheveux. Autant la narration personnalisée lors des séances psy était crédible, autant tout s’écroule lors des pages de conclusion, laissant au lecteur le sentiment d’avoir perdu son temps à lire un livre dont l’auteur s’est emmêlé les pinceaux pour le grand final.

Stevens, Chevy – Jamais tu ne me quitteras

Editions l’Archipel – 8 octobre 2020

4ème de couverture

Lindsey a refait sa vie sur une île proche de Vancouver. Voilà dix ans, la jeune femme avait pris la décision de fuir avec sa fillette un mari qui, sous une apparence d’homme idéal, lui faisait vivre l’enfer.

Aujourd’hui, Lindsey a la sensation d’être suivie et espionnée jusque chez elle – comme autrefois. Pour elle, ça ne fait aucun doute : Andrew, son ex-mari – sorti depuis peu de prison – veut se venger.

Andrew, lui, prétend qu’il a changé. Sincère repentance ou manipulation machiavélique ?

L’enfer recommence ! Et ses flammes vont tout dévaster…

Mon avis

En alternant les passages présents et passés, grâce auxquels nous mesurons l’ampleur de l’horreur vécue par Lindsey ainsi que ses craintes fondées, l’auteur parvient rapidement à installer une ambiance oppressante et à plonger le lecteur sous tension.

Faut-il croire Andrew qui nie être impliqué dans la persécution de Lindsey ? Faut-il commencer à douter de tout le monde ? Qu’il le faille ou non, l’auteur parvient à retourner le cerveau du lecteur, qui, jusqu’à la dernière page, ne connaîtra aucun moment de répit.

Je ne peux que vous conseiller vivement ce thriller psychologique diaboliquement efficace, un vrai coup de coeur en ce qui me concerne ! Merci aux éditions l’Archipel et à NetGalley de m’avoir offert la possibilité de le découvrir.

#l’Archipel #NetGalleyFrance #jamaistunemequitteras

Logan, T.M. – Holiday

Hugo Thriller – 18 juin 2020

Hugo Thriller - 18 juin 2020

4ème de couverture

Le sud de la France, un temps de rêve, une villa somptueuse avec vue imprenable sur les vignes : tout est réuni pour que Kate, ses meilleures amies et leurs familles passent des vacances parfaites.

Mais Kate bascule du paradis à l’enfer lorsqu’elle découvre à son arrivée un message qui ne lui laisse aucun doute : son mari la trompe.

Et sa maîtresse est là, dans la villa, avec eux.

C’est l’une de ses trois meilleures amies. Mais laquelle ? Laquelle est prête à piétiner vingt ans d’amitié et à détruire sa famille ?

Rowan, si raffinée ?

Izzy, si magnifique ?

Jennifer, si douce ?

Plus Kate s’approche de la vérité, plus elle comprend que son mari n’est pas le seul à avoir des secrets.

Et que quelqu’un, dans la villa, est prêt à tout pour protéger les siens.

Mon avis

Mais quelle belle surprise !

En lisant la 4ème de couverture de ce roman, je m’attendais à une lecture divertissante, sur fonds de soleil et piscine, dans laquelle on suivrait l’enquête un peu maladroite d’une femme convaincue que son mari la trompe avec l’une de ses meilleures amies. Une petite lecture estivale, installée sur mon transat comme le seraient ces 4 copines lors de ces vacances qu’elles passent ensemble, avec leurs maris et enfants, dans une magnifique villa au coeur de vignobles français.

Mes a priori ont valsé dès le premier chapitre : il y a un cadavre. Ce sera donc plus costaud qu’une prise de bec entre nanas manucurées !

Et effectivement, la tension monte crescendo, le lecteur vit en huis-clos avec ces quatre familles et découvre petit à petit leurs secrets et mensonges. En fin de compte, la jalousie n’y occupe qu’une très petite place. Le suspense est maintenu jusqu’aux toutes dernières pages, ce qui rend ce livre très difficile à lâcher.

Merci à Hugo Thriller pour cette belle découverte.

Läckberg, Camilla – Femmes sans merci

Actes Sud – 3 juin 2020

4ème de couverture

Ingrid Steen a renoncé à sa carrière de journaliste le jour où son mari infidèle a été promu éditeur en chef. Depuis, elle s’occupe de leur fille et s’efforce de maintenir l’image d’un mariage parfait.
Viktoria Brunberg est misérable, enchaînée aux fourneaux dans sa maison de Sillbo. Quand elle a découvert la véritable nature de son mari Malte, il était déjà trop tard.
Birgitta Nilsson, bientôt à la retraite, n’arrive pas à se libérer de son mari abusif. Depuis des années, elle fait tout pour cacher ses bleus.
Extrêmement différentes, ces trois femmes ont une chose en commun : elles sont toutes coincées dans des mariages destructeurs et toxiques. Via un forum sur le Net elles concluent un pacte : chacune va commettre le meurtre parfait en assassinant le mari de l’une des autres.

Mon avis

Mais qu’est-ce qu’elle nous a fait là, Camilla ? Etait-elle fatiguée ? Est-ce la raison pour laquelle elle ne s’est pas donné la peine de développer ? Je ne comprends pas.

Ce livre est, au maximum, une ébauche de manuscrit. C’est court, ça ne comporte aucune intrigue, c’est bâclé, c’est tout sauf du bon Camilla Läckberg malheureusement.

Je suis également très étonnée qu’Actes Sud ait publié ceci en l’état. Mystère, mystère…