Kellerman, Jonathan – Breakdown

Seuil – 11 juin 2020

4ème de couverture

Qu’est-ce qui peut bien lier la mort d’une ancienne comédienne, Zelda Chase, qui a sombré dans la folie et la précarité, avec celle de l’assistant d’un grand cabinet d’avocats et la disparition de deux domestiques latino- américaines ?

Rien a priori, et la police de Los Angeles semble vouloir classer ces affaires. C’est sans compter sur la ténacité et l’efficacité du duo de choc Alex Delaware et Milo Sturgis. Car Zelda est une ancienne patiente d’Alex, et sa fin si tragique le laisse perplexe.

De plus, Zelda avait un fils de 11 ans, Ovide, que l’on ne retrouve pas après la mort de sa mère. Il n’en faut guère plus aux deux compères pour lancer leurs investigations.

Avec leur façon toute personnelle de mener l’enquête, l’inspecteur et le psychologue vont plonger une fois encore dans la noirceur de l’âme humaine…

Mon avis

Il m’arrive d’abandonner la lecture de certains livres parce que le style ne me plaît pas, parce que je n’accroche pas à l’histoire ou encore parce que l’intrigue est trop invraisemblable. Je le fais sans regrets, tant il y a de livres à lire qu’une vie entière ne suffirait pas.

Mais celui-ci est pire que tout : il ne se passe strictement RIEN.

Villain, Isabelle – Blessures invisibles

Taurnada Editions – 9 janvier 2020

4ème de couverture

Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main.La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient.

Dans le même temps, le « tueur au marteau », demeuré silencieux depuis l’enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service.

Deux enquêtes sous haute tension. Un final explosif !

Mon avis

J’ai eu la chance d’obtenir ce livre, avant sa sortie officielle, au Salon de Raimbeaucourt fin 2019.

En vrai, Isabelle Villain est une nana incroyablement sympa mais dans ses bouquins, c’est une autre histoire ! Elle m’a secoué le cerveau, j’ai trouvé 100 coupables et en fin de compte, j’avais tout faux. Et c’est ça que j’aime dans un bouquin : être surprise jusqu’à la dernière page !

Merci Isabelle, j’ai passé une excellente journée en compagnie de Rebecca, Tom, Cyril, Richard & cie

Läckberg, Camilla – La cage dorée

Actes Sud – 11 avril 2019

4ème de couverture

Faye a voué sa vie à Jack, elle a tout sacrifié pour lui. Mais lorsque Jack, coureur de jupons invétéré, la quitte pour une jeune collaboratrice, laissant Faye complètement démunie, l’amour fait place à la haine. La vengeance sera douce et impitoyable : il lui a tout pris, elle ne lui laissera rien.

Premier volet d’un diptyque, «La Cage dorée» est un thriller glaçant qui résonne funestement avec l’ère #MeToo. Pour la première fois, Camilla Läckberg quitte Fjällbäcka pour explorer la perversité de l’homme dans les hautes sphères de la société stockholmoise. Et montrer combien il peut être fatal de sous-estimer une femme…

Mon avis

Camilla Läckberg nous offre avec La cage dorée un changement de style très bienvenu.

En effet, même si je suis fan de la première heure de ses séries policières, je dois avouer que les dernières ne m’emballaient plus autant. L’impression de tourner en rond, d’avoir fait le tour des personnages, l’agacement grandissant que je ressentais envers Erica et surtout, à force, cette déception de ne plus être surprise et cette facilité à pressentir le dénouement beaucoup trop tôt dans l’enquête.

Quelques clichés et caricatures sont à déplorer dans cette histoire, mais Camilla est pardonnée puisqu’elle a fait l’effort de sortir de sa zone de confort.

Elle est maligne Camilla, grâce à ce nouveau genre, elle conservera ma fidélité !

Goldberg, Lee Matthew – Mentor

Hugo et Compagnie – 5 octobre 2017

4ème de couverture

Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d’édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est contacté par William Lansing, son professeur à l’université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa charmante petite amie, Jamie. À cette occasion William propose à Kyle le manuscrit d’un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années.

Au départ, Kyle est enchanté à l’idée de le publier, mais après avoir lu quelques pages, il est profondément choqué par la perversité du récit.

Lorsque Kyle en refuse la publication, William commence à ruiner la vie de l’éditeur, s’en prenant successivement à son chat, sa copine et son auteur vedette. Kyle est alors obligé de se replonger dans le roman de William, Devil’s Hopyard et il découvre alors que le livre fait étrangement écho à l’histoire de la disparition non élucidée de Mia – sa petite amie à l’université – et ressemble cruellement à la confession d’un criminel.

Mon avis

Attention, coup de coeur !

Un rythme soutenu, une tension psychologique qui augmente au fil des chapitres, à tel point qu’il est par moments tentant de faire des pauses dans la lecture, exercice terriblement difficile car ce livre est impossible à lâcher. Des personnages manipulés à qui on a envie de venir en aide et un final magistral.

Après ma lecture, j’ai pris contact avec Lee Matthew Goldberg car j’aime échanger avec les auteurs de mes romans coups de coeur et en découvrir un peu plus à leur sujet. Lee Matthew est terriblement gentil et disponible et nos échanges se sont fort heureusement déroulés dans une ambiance bien moins pesante que celle présente dans Mentor !

Ne reste plus maintenant qu’à attendre la sortie de son prochain roman (et sa traduction française) sur lequel je me jetterai les yeux fermés !

Villain, Isabelle – Mauvais genre

Taurnada Editions – 15 novembre 2018

4ème de couverture

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.

Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Mon avis

Un mot, un seul, pour résumer cet ouvrage : bravo !

J’ai eu la chance de rencontrer Isabelle Villain au Salon de Raimbeaucourt fin 2019 et, ne connaissant pas son univers, je lui ai demandé de m’en parler, ce qu’elle a fait avec plaisir et enthousiasme.

Elle m’a expliqué s’être renseignée auprès de policiers, psys et divers professionnels pour s’assurer que son bouquin tenait la route. Et résultat : je confirme, il tient la route et tient surtout le lecteur en haleine.

Des chapitres courts, de nombreux rebondissements, une enquête rondement menée, des personnages attachants, une fin parfaite dont je ne peux pas parler sans spoiler.

Bref, un excellentissime moment de lecture en compagnie de Rebecca et son équipe, que j’ai hâte de retrouver dans le volume suivant. Et ça tombe bien, il est revenu lui aussi avec moi de Raimbeaucourt !

Cleave, Paul – Cauchemar

Sonatine – 7 novembre 2019

4ème de couverture

Un cauchemar qui va vous tenir éveillé toute la nuit.
Acacia Pine, États-Unis. Une petite fille, Alyssa Stone a mystérieusement disparu. Noah, un des flics du village fait irruption chez le principal suspect. Envahi par la colère, il le séquestre et le torture jusqu’à ce que l’homme lui révèle le lieu où Alyssa est captive. Noah file alors vers une vieille maison abandonnée, la ferme des Kelly, où il la retrouve enchaînée dans la cave, encore en vie. Fin de l’histoire ? Non, début de l’histoire. Dévoiler davantage la suite des événements serait criminel. Sachez seulement que ceux-ci se passent douze ans plus tard. Le jour où Alyssa est à nouveau portée disparue. Et que le cauchemar recommence. L’auteur d’Un Employé modèle et de Ne fais confiance à personne nous revient plus en forme que jamais avec ce thriller d’une efficacité rare, entêtant comme un cauchemar récurrent.

Mon avis

Paul Cleave nous offre ici un thriller haletant, aux nombreux rebondissements. A ce niveau-là, rien à redire, c’est efficace et, pris par le rythme effréné, le lecteur dévore se lecture à grande vitesse et en ressort épuisé et complètement chamboulé.

Cependant, j’ai été déçue par le côté beaucoup trop rocambolesque de ce livre. En effet, Noah, le héros de cette histoire, pourrait sans aucun doute être le fruit de l’union de MacGiver et Bruce Willis. Dommage car l’écriture et le thème sont bons, mais cet héros invincible et multi-résistant, c’est un peu trop surréaliste à mon goût.

Fitzek, Sebastian – Siège 7A

L’Archipel – 5 mars 2020

4ème de couverture

Mats Krueger, psychiatre renommé qui vit désormais à Buenos Aires, est contraint de surmonter sa phobie de l’avion quand sa fille Nele, avec qui il a perdu contact depuis des années, lui annonce qu’elle est sur le point d’accoucher.
Quand il prend place à bord du vol qui doit le mener à Berlin, il ne se doute pas encore qu’il aura à affronter le pire – ni les turbulences ni les trous d’air n’en seront la cause… Peu après le décollage, Mats reçoit un appel anonyme en forme d’ultimatum. Sa fille vient d’être enlevée. S’il veut éviter qu’elle et son bébé soient exécutés, il n’a d’autre choix que de provoquer le crash de l’avion… Pour cela, on lui suggère de manipuler mentalement Kaya, l’une des hôtesses, qui n’est autre qu’une de ses anciennes patientes. Mais quel rôle joue-t-elle vraiment ?

Mon avis

Grosse déception !

J’avais beaucoup aimé Ne les crois pas et L’inciseur du même auteur mais ce livre-ci, malgré un résumé alléchant, a filé tout droit dans la liste des mes lectures abandonnées.

Mats est psy, a une phobie de l’avion et doit prendre un vol de plus de 13 heures pour rentrer à Berlin où sa fille, avec qui les relations ne sont pas au beau fixe, est en train d’accoucher. Elle a perdu les eaux et pas de bol, c’est à ce moment qu’elle se fait kidnapper.

Lui, là-haut dans les airs, il a le wifi, le téléphone et tout ce qu’il faut pour contacter sa collègue psy, qui se marie dans 6 heures, mais comme elle a toujours des sentiments pour lui après une seule et unique nuit passée ensemble, elle se lance en tant qu’enquêtrice pendant que lui manipule une hôtesse de l’air, qui est une de ses ex-patientes, pour faire crasher l’avion comme demandé par les ravisseurs de sa fille (qui au passage est séropositive aussi tant qu’à faire), seule solution pour la sauver.

C’est bon, stop là…

Hunter, Cara – Sous nos yeux

Bragelonne – 16 mai 2018

4ème de couverture

Alerte enlèvement : la petite Daisy Mason, 8 ans, a disparu lors d’une fête, donnée dans le jardin de ses parents. Elle était déguisée en pâquerette : elle portait une robe, des collants et des chaussures vertes, ainsi qu’une coiffe avec des pétales blancs. Et personne n’a rien vu. L’inspecteur Adam Fowley, qui prend en charge l’enquête, sait bien que, dans 90% des cas, c’est un proche qui a fait le coup. Il a lui-même perdu un fils, Jake, quelques mois plus tôt. Or, la famille de Daisy compte son lot d’étranges individus : sa mère fait ce qu’elle peut pour préserver les apparences, son père se montre systématiquement sur la défensive, et le petit frère ne dit pas un mot… Le vernis de respectabilité si cher à ce quartier de la classe moyenne s’effrite peu à peu sous la pression de l’enquête, des rumeurs et des réseaux sociaux.

Les Mason, famille modèle, préfèrent parfois le mensonge par omission à la vérité, et des secrets inavouables sont sur le point d’éclater… Un suspense électrisant pour les fans de B. A. Paris (Derrière les portes), Lisa Gardner (Famille parfaite) et Shari Lapena (Le Couple d’à côté). Multipliant habilement les points de vue (police, réseaux sociaux, presse, etc.), Cara Hunter orchestre avec brio un suspense d’une intensité soutenue. Une enquête trouble, pleine de faux-semblants, de pistes surprenantes, de révélations inattendues, qui dessine une coupe transversale de la classe moyenne de la banlieue d’Oxford, où ambitions, réussite et réputation sont des valeurs plus élevées que l’épanouissement personnel.

Mon avis

La petite Daisy, 8 ans, disparaît lors d’un barbecue dans le jardin familial. Le thème du kidnapping d’enfants est à la mode ces derniers temps et, déçue par ma précédente lecture sur le sujet, à savoir « L’homme aux murmures », j’avoue avoir hésité à modifier l’ordre de lecture de ma PAL.  Heureusement que je ne l’ai pas fait, je serais passée à côté d’un très bon moment de lecture !

L’enquêteur principal, Adam Fawley, est un personnage parfaitement crédible, loin de la caricature récurrente du flic alcolo dépressif que l’on retrouve malheureusement trop souvent dans la littérature policière.  Il nous entraîne dans une enquête soignée et minutieuse, ne laissant aucune place aux coïncidences.

De certitudes en fausses pistes, en passant par de nombreux rebondissements, le lecteur est mené à douter de tout et de tout le monde.  S’il y avait eu un chien dans l’histoire, je ne doute pas une seconde que je l’aurais, à un moment ou l’autre, cru coupable lui aussi.

Petit bémol cependant : même si je suis restée scotchée par le dénouement de l’histoire, j’ai trouvé cette fin trop bâclée.  Quelques pages de détails et d’informations supplémentaires auraient été les bienvenues afin de terminer dans la lignée du côté fouillé présent tout au long de l’ouvrage.

Didier, Sébastien – Les yeux bleus

Hugo Publishing – 2 juillet 2020

4ème de couverture

1986. Une famille est assassinée dans sa villa près de Saint-Paul-de-Vence. Le père, la mère et leurs jumeaux d’à peine deux ans. Un crime monstrueux qui demeurera impuni.
2018. Anthony Delcourt sait que la vie de son fils ne tient plus qu’à un fil. Le petit Maxime a été enlevé en plein jour, dans le jardin de la demeure familiale à Nice. Chaque minute qui passe réduit les chances de le retrouver sain et sauf.
Emballement médiatique, services de police et de gendarmerie en ébullition, l’affaire prend rapidement une dimension exceptionnelle. Car l’enfant n’est pas n’importe qui. Il est le petit-fils du millionnaire Claude Cerutti, homme d’affaires à la réputation sulfureuse et puissante figure locale.
Celui-ci en est persuadé : à travers cet enlèvement, c’est lui que l’on cherche à atteindre.
Lui, son nom, sa famille.
Et ses secrets.

Mon avis

Voici un roman qui démarre sur les chapeaux de roue : dès les premières pages, la tension s’installe lorsque Maxime, 4 ans, est kidnappé en plein jour.

Petit à petit, nous faisons connaissance avec les divers protagonistes de l’histoire. Les personnages sont crédibles, leurs traits de caractère sont dépeints à la perfection, les rendant donc attachants pour certains, détestables pour d’autres.

L’intrigue se déroule en 2018 mais les retours en 1986 sont fréquents. Pourquoi ces retours en arrière ? Qui sont ces personnes dont on parle ? Quel rapport avec la disparition de Maxime ? A priori, aucun, même si l’on se doute qu’il doit exister un fil reliant les deux époques. Voilà qui crée, pour le lecteur, une tension supplémentaire.

Sébastien Didier dévoile les pièces du puzzle dans le désordre, et parvient à tenir le lecteur en haleine tout au long de l’histoire. Et quelle histoire !

Bravo Sébastien Didier pour cet excellent ouvrage et merci à Hugo Publishing pour m’avoir permis de découvrir cet ouvrage.

Yves Laurent – Jeux de mains…

Esfera – 10 avril 2017

4ème de couverture

« Ce coup-ci n’était qu’un « essai » afin de m’assurer que je n’avais pas tout à fait perdu la main, mais, pour ma prochaine victime, je lui réserve une véritable petite œuvre d’art. Mon vieux Corduno, il va falloir te préparer à en baver grave. » Après deux années d’interruption, le tueur en série qui donnait des cauchemars au célèbre Inspecteur Principal David Corduno et à son équipe décide de refaire surface afin de poursuivre sa danse macabrement perverse. Le point commun de la sixième victime avec les précédentes ? Une nouvelle phalange emportée, mais à la main gauche, cette fois. Le sang-froid de Corduno va être mis à rude épreuve au cours de cette enquête bruxelloise ponctuée de traits d’humour et de bains de sang. Mais pourquoi le meurtrier semble-t-il si bien connaître son traqueur ?

Mon avis

Quel régal ! Mais quel régal !

Yves (Vandeberg) et Laurent (Vranjes), connus sous le nom de Chouchou et Chouchou pour les intimes, nous entraînent au coeur de Bruxelles à la poursuite d’un tueur en série. Etant bruxelloise, ce fut est un réel plaisir de pouvoir visualiser les lieux dans lesquels se déroule l’enquête de l’équipe de l’Inspecteur Corduno.

Le tueur en série commet certes des crimes parfaitement abominables mais grâce à l’humour omniprésent et aux expressions bruxelloises qui font partie de mon quotidien, Yves et Laurent ont réussi à me faire rire là où j’aurais du être dégoûtée. Quelle magnifique performance ! Et pour ceux qui ne pratiquent pas le bruxellois, nos deux compères ont pensé à tout : un marque-pages/traducteur est fourni avec le livre.

L’enquête est longue et donne bien du fil à retordre aux enquêteurs mais aucune longueur n’est à déplorer dans la narration. Je ne me suis ennuyée à aucun moment, j’ai été dans l’impossibilité de déposer l’ouvrage avant de l’avoir terminé et, cerise sur le gâteau, je me suis pris une grosse claque au final.

Bravo Chouchou et Chouchou et merci pour ce « tof » bouquin !

Récompenses

« Jeux de mains… » a obtenu, le 8 décembre 2019, le Prix du Roman 2019 décerné par la librairie Mot Passant