Fitzek, Sebastian – Siège 7A

L’Archipel – 5 mars 2020

4ème de couverture

Mats Krueger, psychiatre renommé qui vit désormais à Buenos Aires, est contraint de surmonter sa phobie de l’avion quand sa fille Nele, avec qui il a perdu contact depuis des années, lui annonce qu’elle est sur le point d’accoucher.
Quand il prend place à bord du vol qui doit le mener à Berlin, il ne se doute pas encore qu’il aura à affronter le pire – ni les turbulences ni les trous d’air n’en seront la cause… Peu après le décollage, Mats reçoit un appel anonyme en forme d’ultimatum. Sa fille vient d’être enlevée. S’il veut éviter qu’elle et son bébé soient exécutés, il n’a d’autre choix que de provoquer le crash de l’avion… Pour cela, on lui suggère de manipuler mentalement Kaya, l’une des hôtesses, qui n’est autre qu’une de ses anciennes patientes. Mais quel rôle joue-t-elle vraiment ?

Mon avis

Grosse déception !

J’avais beaucoup aimé Ne les crois pas et L’inciseur du même auteur mais ce livre-ci, malgré un résumé alléchant, a filé tout droit dans la liste des mes lectures abandonnées.

Mats est psy, a une phobie de l’avion et doit prendre un vol de plus de 13 heures pour rentrer à Berlin où sa fille, avec qui les relations ne sont pas au beau fixe, est en train d’accoucher. Elle a perdu les eaux et pas de bol, c’est à ce moment qu’elle se fait kidnapper.

Lui, là-haut dans les airs, il a le wifi, le téléphone et tout ce qu’il faut pour contacter sa collègue psy, qui se marie dans 6 heures, mais comme elle a toujours des sentiments pour lui après une seule et unique nuit passée ensemble, elle se lance en tant qu’enquêtrice pendant que lui manipule une hôtesse de l’air, qui est une de ses ex-patientes, pour faire crasher l’avion comme demandé par les ravisseurs de sa fille (qui au passage est séropositive aussi tant qu’à faire), seule solution pour la sauver.

C’est bon, stop là…

Hunter, Cara – Sous nos yeux

Bragelonne – 16 mai 2018

4ème de couverture

Alerte enlèvement : la petite Daisy Mason, 8 ans, a disparu lors d’une fête, donnée dans le jardin de ses parents. Elle était déguisée en pâquerette : elle portait une robe, des collants et des chaussures vertes, ainsi qu’une coiffe avec des pétales blancs. Et personne n’a rien vu. L’inspecteur Adam Fowley, qui prend en charge l’enquête, sait bien que, dans 90% des cas, c’est un proche qui a fait le coup. Il a lui-même perdu un fils, Jake, quelques mois plus tôt. Or, la famille de Daisy compte son lot d’étranges individus : sa mère fait ce qu’elle peut pour préserver les apparences, son père se montre systématiquement sur la défensive, et le petit frère ne dit pas un mot… Le vernis de respectabilité si cher à ce quartier de la classe moyenne s’effrite peu à peu sous la pression de l’enquête, des rumeurs et des réseaux sociaux.

Les Mason, famille modèle, préfèrent parfois le mensonge par omission à la vérité, et des secrets inavouables sont sur le point d’éclater… Un suspense électrisant pour les fans de B. A. Paris (Derrière les portes), Lisa Gardner (Famille parfaite) et Shari Lapena (Le Couple d’à côté). Multipliant habilement les points de vue (police, réseaux sociaux, presse, etc.), Cara Hunter orchestre avec brio un suspense d’une intensité soutenue. Une enquête trouble, pleine de faux-semblants, de pistes surprenantes, de révélations inattendues, qui dessine une coupe transversale de la classe moyenne de la banlieue d’Oxford, où ambitions, réussite et réputation sont des valeurs plus élevées que l’épanouissement personnel.

Mon avis

La petite Daisy, 8 ans, disparaît lors d’un barbecue dans le jardin familial. Le thème du kidnapping d’enfants est à la mode ces derniers temps et, déçue par ma précédente lecture sur le sujet, à savoir « L’homme aux murmures », j’avoue avoir hésité à modifier l’ordre de lecture de ma PAL.  Heureusement que je ne l’ai pas fait, je serais passée à côté d’un très bon moment de lecture !

L’enquêteur principal, Adam Fawley, est un personnage parfaitement crédible, loin de la caricature récurrente du flic alcolo dépressif que l’on retrouve malheureusement trop souvent dans la littérature policière.  Il nous entraîne dans une enquête soignée et minutieuse, ne laissant aucune place aux coïncidences.

De certitudes en fausses pistes, en passant par de nombreux rebondissements, le lecteur est mené à douter de tout et de tout le monde.  S’il y avait eu un chien dans l’histoire, je ne doute pas une seconde que je l’aurais, à un moment ou l’autre, cru coupable lui aussi.

Petit bémol cependant : même si je suis restée scotchée par le dénouement de l’histoire, j’ai trouvé cette fin trop bâclée.  Quelques pages de détails et d’informations supplémentaires auraient été les bienvenues afin de terminer dans la lignée du côté fouillé présent tout au long de l’ouvrage.

Didier, Sébastien – Les yeux bleus

Hugo Publishing – 2 juillet 2020

4ème de couverture

1986. Une famille est assassinée dans sa villa près de Saint-Paul-de-Vence. Le père, la mère et leurs jumeaux d’à peine deux ans. Un crime monstrueux qui demeurera impuni.
2018. Anthony Delcourt sait que la vie de son fils ne tient plus qu’à un fil. Le petit Maxime a été enlevé en plein jour, dans le jardin de la demeure familiale à Nice. Chaque minute qui passe réduit les chances de le retrouver sain et sauf.
Emballement médiatique, services de police et de gendarmerie en ébullition, l’affaire prend rapidement une dimension exceptionnelle. Car l’enfant n’est pas n’importe qui. Il est le petit-fils du millionnaire Claude Cerutti, homme d’affaires à la réputation sulfureuse et puissante figure locale.
Celui-ci en est persuadé : à travers cet enlèvement, c’est lui que l’on cherche à atteindre.
Lui, son nom, sa famille.
Et ses secrets.

Mon avis

Voici un roman qui démarre sur les chapeaux de roue : dès les premières pages, la tension s’installe lorsque Maxime, 4 ans, est kidnappé en plein jour.

Petit à petit, nous faisons connaissance avec les divers protagonistes de l’histoire. Les personnages sont crédibles, leurs traits de caractère sont dépeints à la perfection, les rendant donc attachants pour certains, détestables pour d’autres.

L’intrigue se déroule en 2018 mais les retours en 1986 sont fréquents. Pourquoi ces retours en arrière ? Qui sont ces personnes dont on parle ? Quel rapport avec la disparition de Maxime ? A priori, aucun, même si l’on se doute qu’il doit exister un fil reliant les deux époques. Voilà qui crée, pour le lecteur, une tension supplémentaire.

Sébastien Didier dévoile les pièces du puzzle dans le désordre, et parvient à tenir le lecteur en haleine tout au long de l’histoire. Et quelle histoire !

Bravo Sébastien Didier pour cet excellent ouvrage et merci à Hugo Publishing pour m’avoir permis de découvrir cet ouvrage.

Grimaldi, Virginie – Et que ne durent que les moments doux

Fayard – 17 juin 2020

4ème de couverture

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Avec une infinie justesse et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.

Mon avis

J’ai envie de dire un grand merci à Virginie Grimaldi pour cette histoire qui fait écho à la mienne.

Au travers de l’histoire de Lili, Virginie a réussi à retranscrire à la perfection le ressenti des parents dont l’enfant lutte pour vivre, tant dans les moments d’angoisse profonde que dans les rares moments de détente. Les passages dans la salle des familles, les relations qui se créent avec les autres parents d’enfants hospitalisés, la tension dans le couple… tout cela est relaté avec un réalisme parfait.

Bien que les enfants de Virginie soient encore jeunes, elle a malgré tout réussi à se mettre dans la peau d’Elise, cette cinquantenaire dont les enfants viennent de quitter le foyer. Etant moi-même cinquantenaire, je me prépare à cette étape de vie et les craintes, doutes et joies d’Elise sont les miennes également. J’ai aimé lire avec autant de réalisme comment Elise s’en sort. Par contre, ce que je sais, c’est que prendre des cours de danse africaine, euh… non merci !

Yves Laurent – Jeux de mains…

Esfera – 10 avril 2017

4ème de couverture

« Ce coup-ci n’était qu’un « essai » afin de m’assurer que je n’avais pas tout à fait perdu la main, mais, pour ma prochaine victime, je lui réserve une véritable petite œuvre d’art. Mon vieux Corduno, il va falloir te préparer à en baver grave. » Après deux années d’interruption, le tueur en série qui donnait des cauchemars au célèbre Inspecteur Principal David Corduno et à son équipe décide de refaire surface afin de poursuivre sa danse macabrement perverse. Le point commun de la sixième victime avec les précédentes ? Une nouvelle phalange emportée, mais à la main gauche, cette fois. Le sang-froid de Corduno va être mis à rude épreuve au cours de cette enquête bruxelloise ponctuée de traits d’humour et de bains de sang. Mais pourquoi le meurtrier semble-t-il si bien connaître son traqueur ?

Mon avis

Quel régal ! Mais quel régal !

Yves (Vandeberg) et Laurent (Vranjes), connus sous le nom de Chouchou et Chouchou pour les intimes, nous entraînent au coeur de Bruxelles à la poursuite d’un tueur en série. Etant bruxelloise, ce fut est un réel plaisir de pouvoir visualiser les lieux dans lesquels se déroule l’enquête de l’équipe de l’Inspecteur Corduno.

Le tueur en série commet certes des crimes parfaitement abominables mais grâce à l’humour omniprésent et aux expressions bruxelloises qui font partie de mon quotidien, Yves et Laurent ont réussi à me faire rire là où j’aurais du être dégoûtée. Quelle magnifique performance ! Et pour ceux qui ne pratiquent pas le bruxellois, nos deux compères ont pensé à tout : un marque-pages/traducteur est fourni avec le livre.

L’enquête est longue et donne bien du fil à retordre aux enquêteurs mais aucune longueur n’est à déplorer dans la narration. Je ne me suis ennuyée à aucun moment, j’ai été dans l’impossibilité de déposer l’ouvrage avant de l’avoir terminé et, cerise sur le gâteau, je me suis pris une grosse claque au final.

Bravo Chouchou et Chouchou et merci pour ce « tof » bouquin !

Récompenses

« Jeux de mains… » a obtenu, le 8 décembre 2019, le Prix du Roman 2019 décerné par la librairie Mot Passant

Sarah Lou, Virginie

Editions Nouvelle Bibliothèque – 17 juillet 2019

4ème de couverture

Je m’appelle Fabienne. Mon travail est simple : il est de mentir à tous les individus qui me sollicitent pour faire des choix à leur place. Ils cherchent, à travers moi, des réponses qu’ils n’osent trouver seuls. A bien y réfléchir, je suis presque «psy», sauf que sur ma plaque d’entrée, il est inscrit « Médium ». Et autant dire que mes qualités de médium sont proches de celles pour remplir mes feuilles d’impôts, c’est à dire quasi nulles. D’ailleurs, cela fait bien rire ma meilleure amie, Rose. Rien que pour ça, je dois m’accrocher et lui prouver que je peux y arriver. D’autant plus que mes nombreuses clientes me demandent des choses de plus en plus complexes… Aïe !

Mes mensonges doivent donc tenir la route si je ne veux pas être démasquée. Ça, plus mon père qui refait sa vie, mon célibat assumé, mes espoirs de maternité en solo qui s’éloignent et ma culpabilité légendaire qui refait surface : j’avoue ne plus trop savoir où j’en suis… Heureusement, Monique, Jacqueline et grand-mère Huguette – une sacrée brochette – sont toujours présentes pour m’aider à affronter mes propres contradictions.

Mon avis

Ce livre, c’est « un chocolat chaud sous un plaid devant le feu ouvert ». Sauf que, l’ayant dévoré un 9 août 2020 caniculaire, je devrais plutôt opter pour la formule « smoothie dans un transat en bord de mer ».

Fabienne, l’héroïne et pseudo-médium, est attendrissante par son côté paumée au grand coeur et Rose est l’amie que nous rêverions toutes d’avoir. Huguette, Jacqueline et Monique ont la maturité que leur confère leur (grand) âge. Tout ce petit monde s’entraide, chacun prend soin de l’autre à sa façon et les personnages sont tellement bien décrits et attachants qu’à aucun moment ça ne devient niais.

C’est un roman feel-good, pas trop ma tasse de thé en général, mais Virginie Sarah Lou a réussi avec ce roman à me faire sourire, me faire rire, me faire monter les larmes au yeux et même à en faire couler quelques unes.

En ces temps moroses, Virginie Sarah Lou met du baume au coeur et pour cela, je dis merci et bravo !

J’ai contacté Virginie à la fin de ma lecture et nous échangeons sporadiquement depuis lors. Virginie est pareille à ses écrits : enjouée, positive, souriante. Son livre est bien à son image.

Miserole, Ludovic – Rosalie Lamorlière : dernière servante de Marie-Antoinette

Du Préau – 30 juin 2010

4ème de couverture

Un destin ! Celui d’une petite provinciale, fille de cordonnier, qui va croiser celui de la Reine Marie-Antoinette au détour des couloirs sombres et malodorants de la Conciergerie. Une fille du peuple qui rencontrera et assistera les puissants d’hier et les parvenus d’une France qui se cherche. Tous, ou presque, mourront. Elle, la survivante, apportera son témoignage bien plus tard. Relation inestimable pour bon nombre d’historiens qui, pourtant, n’ont jamais essayé de connaître Rosalie Lamorlière.

Mon avis

J’ai eu la grande chance de faire la connaissance de Ludovic Miserole lors de la première édition du Salon Iris Noir Bruxelles. Je lui ai demandé de me parler de ses livres et j’ai été tentée par celui-ci. Principalement parce que j’ai été impressionnée par le nombre d’années consacrées aux recherches nécessaires à sa rédaction.

Je me suis donc plongée dans la lecture de cet ouvrage qui, il faut l’admettre, est relativement éloigné de ma zone de confort. Mais quel régal !

Cher Ludovic, MERCI. Merci d’avoir pris le temps de me parler de ton univers littéraire et de m’avoir fait découvrir ce petit bijou. Il est à ton image : classe, intéressant, attachant et beau !