Manzor, René – A vif

Calmann-Lévy – 17 mars 2021

4ème de couverture

Dans la forêt qui borde le village de Gévaugnac, on découvre une toute jeune fille brûlée sur un bûcher. La capitaine Julie Fraysse, du SRPJ de Toulouse, est priée de différer ses vacances et de consulter Novak Marrec, le policier qui a mené l’enquête sur des meurtres très similaires, attribués à un mystérieux « Immoleur » jamais arrêté.
Le problème c’est que Novak est interné en hôpital psychiatrique. Depuis son échec dans l’affaire de l’Immoleur, ce flic intelligent, cultivé et peu loquace est atteint de troubles obsessionnels délirants : par moments son cerveau lui crée de fausses certitudes, qu’il n’arrive pas à distinguer de la réalité.
Convaincu que l’Immoleur est de retour, Novak se lance à corps perdu dans l’enquête avec Julie.

Mais comment découvrir la vérité quand votre propre esprit joue contre vous ? Parviendront-ils à mettre au jour les secrets de la petite communauté de Gévaugnac ?

Mon avis

C’est le cerveau pas encore totalement remis à l’endroit que je viens vous parler de ma dernière lecture.

Quel bouquin ! Mais quel bouquin !  Voilà bien longtemps que je n’avais plus été transportée de la sorte.

Une enquête policière haletante, des personnages impeccablement décrits et attachants.  J’ai eu un gros coup de cœur pour Novak, pour son fichu caractère, pour sa répartie, pour son humour.  Julie est le genre de nana à laquelle nous voudrions toutes ressembler, qui parvient à mener de front sa carrière d’enquêtrice et sa vie de maman solo.  Et même si sur papier il peut sembler irréalisable de parvenir à concilier cela, René Manzor nous dépeint somme toute une femme des années 2020, qui comme tant d’autres, n’a pas le choix.  Et cela, sans jamais tomber dans l’excès ou dans le cliché.

Outre l’enquête, l’auteur consacre une grande partie du roman à la vie privée des divers protagonistes, apportant de ce fait une dimension supplémentaire à la lecture, dimension trop souvent absente des polars en général.

Et j’applaudis des deux mains pour le travail qu’a dû fournir René Manzor afin de parvenir à décrire avec une telle exactitude les sentiments des parents endeuillés.  Leur deuil, leur souffrance, leur colère sont d’un réalisme à couper le souffle.

Je ne peux bien entendu pas vous parler de la fin de l’histoire, je me contenterai juste de dire : bon sang, bon sang, quelle fin !  Tu m’as bien baladée, René, pour mon plus grand bonheur ! Merci !

Laipsker, Alexis – Le mangeur d’âmes

Michel Lafon – 4 mars 2021

4ème de couverture

« Il n’a pas crié. Ils ne crient jamais. »

Certains secrets, pourtant bien gardés, s’avèrent parfois trop lourds à porter…
Quand des disparitions d’enfants et des meurtres sanglants se multiplient dans un petit village de montagne sans histoire, une vieille légende nimbée de soufre ressurgit… Diligentés par leurs services respectifs, le commandant Guardiano et le capitaine de gendarmerie De Rolan sont contraints d’unir leurs forces pour découvrir la vérité.

Mon avis

J’attendais ce livre avec impatience, ayant beaucoup aimé Et avec votre esprit du même auteur.

Malheureusement, cet ouvrage ne m’a pas transportée.  Je l’ai trouvé long, tellement long… J’ai compris dès la moitié du livre où l’histoire allait mener, tout en gardant un petit espoir qu’Alexis Laipsker allait à un moment donné me retourner le cerveau comme il l’avait fait avec Et avec votre esprit.  Mais non.  Dommage.

A la lecture des retours d’autres lecteurs sur les divers groupes de lecture que je fréquente, je suis consciente que mon avis sera loin de faire l’unanimité.  Les goûts, les couleurs, tout ça…

Ce fut donc un rendez-vous manqué, mais je garde espoir pour le suivant.

Favan, Claire – La chair de sa chair

Harper Collins – 3 mars 2021

4ème de couverture

Moira O’Donnell c’est, derrière le feu des boucles rousses et l’énergie inépuisable, une femme qui lutte pour garder la tête hors de l’eau.
C’est une vie d’adulte démarrée trop tôt.
Ce sont trois gamins livrés à eux-mêmes et autant de boulots cumulés pour les nourrir.
Ce sont des pères absents : le premier, incarcéré le plus longtemps possible, croit-elle, et le second, suicidé.
C’est une culpabilité sans fin.
Moira O’Donnell, c’est la solitude d’une mère de famille dure au mal qui se bat, tombe et renaît. Pour ses enfants. Et avec eux. À la vie, à la mort.
Chaque semaine, elle achète un ticket de loterie en rêvant à une vie meilleure. Mais les services sociaux ont d’autres projets pour elle… Et un problème n’arrivant jamais seul, l’équilibre précaire qu’elle pensait avoir créé vire bientôt à la tragédie.

Mon avis

La parution d’un nouveau roman de Claire Favan est pour moi un moment attendu avec impatience.  Dès lors, je me suis ruée sur La Chair de sa Chair dès sa parution et je l’ai littéralement dévoré.

10 pages avant la fin, j’ai fait une pause de lecture.  Non pas parce que j’en avais marre ou que le livre ne m’intéressait plus, mais uniquement pour ne pas le terminer trop vite et retarder ce moment de manque inévitable qui survient lorsque je termine un excellent ouvrage.

J’ai lu tous les romans de Claire.  La plupart m’ont enchantée mais ma préférence allait jusqu’à présent à l’excellent Le Tueur IntimeLa Chair de sa Chair le rejoint sur le podium des ouvrages qui marquent et après lesquels il est difficile de se plonger immédiatement dans une autre lecture.

On retrouve ici tout le machiavélisme dont Claire Favan est capable.  Elle joue avec ses personnages (et avec ses lecteurs !), les manipule, les torture psychologiquement, sans jamais en faire trop ni trop peu, sans tomber dans les clichés ou la facilité.

Une lecture dont on ressort essoufflé, chamboulé et estomaqué car, si l’on pense connaître le mode de fonctionnement de Claire, une fois de plus, elle offre au lecteur un final totalement inattendu.

Je dis bravo et j’applaudis des deux mains !

Forget, Mathilde – De mon plein gré

Grasset – 24 mars 2021

4ème de couverture

Elle a passé la nuit avec un homme et est venue se présenter à la police. Alors ce dimanche matin, au deuxième étage du commissariat, une enquête est en cours. L’haleine encore vive de trop de rhum coca, elle est interrogée par le Major, bourru et bienveillant, puis par Jeanne, aux avant-bras tatoués, et enfin par Carole qui vapote et humilie son collègue sans discontinuer.

Elle est expertisée psychologiquement, ses empreintes sont relevées, un avocat prépare déjà sa défense, ses amis lui tournent le dos, alors elle ne sait plus exactement. S’est-elle livrée à la police elle-même après avoir commis l’irréparable, cette nuit-là ?

Inspiré de l’histoire de l’auteure, De mon plein gré est bref, haletant, vibrant au rythme d’une ritournelle de questions qui semblent autant d’accusations. Mathilde Forget dessine l’ambiguïté des mots, des situations et du regard social sur les agressions sexuelles à travers un objet littéraire étonnant, d’une grâce presque ludique. Il se lit comme une enquête et dévoile peu à peu la violence inouïe du drame et de la suspicion qui plane très souvent sur sa victime.

Mon avis

Un livre très court, qui se lit d’une traite afin d’accompagner cette femme au commissariat.  Interrompre la lecture reviendrait à lui lâcher la main, à abandonner celle qui n’est rien d’autre qu’une victime.

Je n’en dirai pas plus, le résumé de ce livre est déjà bien assez complet.  Impossible d’en rajouter au risque de dévoiler des détails qu’il est bien plus intéressant de découvrir au fil de la lecture.

Je remercie NetGalleyFrance ainsi que les Editions Grasset de m’avoir permis de découvrir cet ouvrage percutant.

Roger, Marie-Sabine – Dernière visite à ma mère

L’Iconoclaste – 4 février 2021

4ème de couverture

Le regard d’une romancière sur une expérience universelle : l’accompagnement d’un parent en fin de vie.

Pendant deux ans et demi, l’autrice a visité sa mère placée en Ehpad, avant qu’elle ne décède quelques semaines avant le confinement. Très vite, la vieille dame est rendue incontinente et grabataire, faute de personnel à ses côtés. Les mains n’obéissent plus, la mémoire s’évapore, la dépression s’installe. On l’infantilise, on la médicamente pour qu’elle ne crie plus sa solitude. Bientôt, elle ne sera plus que silence. Jusqu’à la fin, cependant, sa fille cherche à renouer les liens avec cette mère fantasque, insaisissable et s’interroge : peut-on se dire ce qu’on ne s’est jamais dit à la fin du jour ? Peut-on enfin oser les gestes de tendresse ?

Une écriture à l’os qui donne toute sa portée au récit.

Mon avis

Un récit intime, à lire d’une traite. Un « au revoir Maman » bouleversant.

Nonagénaire, la mère de l’auteure rentre en Ehpad.  Ou plutôt, est « placée » en Ehpad.  Ce mot, destiné aux objets, est pourtant le reflet du quotidien dont sera victime cette dame, au sein d’une institution qui, comme tant d’autres, manque cruellement de moyens et de subventions pour permettre au personnel soignant d’être adéquatement présent auprès des pensionnaires.

« Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » Et si la question n’était pas de provoquer la mort, mais bel et bien de ne pas l’empêcher, lorsque tout ce qui est à venir sera forcément pire, sans aucune lueur d’espoir ?

La vie est un bien précieux. C’est aussi un mal incurable.

Personne n’en guérit jamais.

Marie-Sabine Roger voit sa mère perdre le goût de vivre et son état de santé se dégrader.  Et c’est à cette femme, qui a toujours été distante, qu’elle adresse ses émotions, ses réflexions, ses souvenirs et son amour.  Avec tendresse et pudeur, l’auteure nous invite à l’accompagner durant les derniers jours de cette maman qui est la sienne mais qui pourrait être celle de bon nombre d’entre nous.

J’aurais voulu pour eux que me parents s’en aillent brusquement, d’une de ces morts imprévisibles qui arrivent en avance, comme des invités un peu indélicats dont on ne sait que faire, le repas n’est pas prêt, la table n’est pas mise.

Qu’ils partent juste à temps. Avant le mauvais temps.

Ils n’ont pas eu cette chance.

Villain, Isabelle – A pas de loup

Taurnada Editions – 14 janvier 2021

4ème de couverture

Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s’installer à La Barberie, un éco-hameau niché en plein cœur des Alpes-de-Haute-Provence, c’est bien pour fuir un quotidien devenu trop pesant. Pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons.
Mais l’équilibre de cette nouvelle vie va un jour se fissurer. Un grain de sable va s’infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique.

Et ce très beau rêve va se transformer peu à peu en un véritable cauchemar..
Votre pire cauchemar…

Mon avis

J’ai fait la connaissance d’Isabelle Villain au Salon de Raimbeaucourt fin 2019.  Une nana énergique, souriante et très sympathique qui m’a donné envie de découvrir son univers littéraire.  J’ai dévoré Mauvais Genre ainsi que Blessures Invisibles, deux polars mettant en scène Rebecca de Lost et son équipe d’enquêteurs.

C’est donc avec impatience que j’attendais de découvrir A pas de loup.  C’est maintenant chose faite et je suis déçue.  Je n’ai pas accroché au sujet écolo-bobo ni aux personnages dont la philosophie de vie est à mille lieues de la mienne.

Isabelle nous vend un thriller. A mon humble avis, ce n’en est pas un.  Je n’ai ressenti aucune tension, n’ai rencontré aucun mystère à percer et, si le passage avec l’enfant est le mystère/la tension,  c’est très mal mené dans la mesure où l’auteure nous dévoile immédiatement ce qui lui arrive.

Je suis néanmoins heureuse d’avoir lu ce livre car maintenant je sais que je continuerai à suivre Isabelle Villain lorsqu’elle écrira des polars, mais certainement plus lorsqu’il s’agira de thrillers.

Delalande, Arnaud – Memory

Le Cherche Midi – 14 janvier 2021

4ème de couverture

Un meurtre, huit témoins, pas un ne se souvient de ce qui s’est passé.

Elle voudrait tout oublier.
Ils donneraient tout pour se souvenir…

Au cœur de Memory, une clinique spécialisée perdue dans la montagne et la forêt, un patient est retrouvé pendu. Un suicide qui a tout l’air d’un meurtre déguisé : huit personnes ont assisté à la scène.
Un homme mort. Huit témoins. Un huis clos. La combinaison parfaite pour une enquête vite résolue… C’est sans compter sur l’amnésie bien particulière dont souffrent les résidents : leur mémoire n’excède pas six minutes. Ils ont vu, mais ils ne se souviennent pas.

En plein deuil de son père adoptif, Jeanne Ricœur, jeune inspectrice de police, hérite de cette affaire impossible. Elle découvre une communauté à part, celle d’étranges victimes de la vie à la mémoire brisée, au quotidien hanté de post-it et de mémos. Tandis qu’elle essaie désespérément de reconstituer le puzzle du drame, ses propres démons refont surface…
Mais bientôt, on la menace.
Qui veut l’assassiner, et pourquoi ?

Mon avis

Le pitch semblait intéressant : un meurtre au sein d’une institution dont les résidents souffrent d’amnésie antérograde (trouble de la mémoire qui porte sur les faits postérieurs à l’accident ou à la maladie qui l’a provoquée).

Lorsque l’inspectrice Jeanne Ricoeur se voit confier l’enquête, elle ne doute pas un seul instant de parvenir à la résoudre rapidement.  En effet, 8 témoins étaient présents.  C’était sans compter sur le fait que la mémoire des témoins n’excède pas six minutes…

Et puis là, ça part en cacahuètes malheureusement…  Dans l’impossibilité d’obtenir des réponses de ces témoins à la mémoire brisée, Jeanne tourne en rond.  Mais heureusement, elle peut compter sur ses rêves pour résoudre le mystère ! Oui, oui, ses rêves, vous avez bien lu… 

Mais ce n’est pas tout ! Pour x raisons que je ne peux développer sous peine de spoiler, Jeanne devient la cible d’un sniper.  Vous savez ce qu’est un sniper n’est-ce pas ? Un tireur d’élite.  Mais Jeanne a de la chance, elle doit être tombée sur le seul sniper à avoir fait ses classes par correspondance puisqu’il la rate à une quantité incroyable de reprises.

A ce stade-là, j’ai failli abandonner ma lecture, mais je me suis accrochée.  Super Jeanne, grâce à ses rêves conjugués à ses dons de comédienne, parvient finalement à résoudre l’enquête.  Il me restait alors une quarantaine de pages à lire et j’ai dit stop.  J’ai refermé le bouquin avec le sentiment d’avoir perdu mon temps.

Guilbert, Victor – Douve

Hugo Thriller – 7 janvier 2021

4ème de couverture

Le gamin a Douve dans les veines.

Cette phrase, prononcée par son père quand il n’était encore qu’un enfant, l’inspecteur Hugo Boloren ne l’a jamais oubliée. Alors quand il apprend qu’un meurtre a eu lieu à Douve, il y voit un signe. Son père est mort, l’Alzheimer a dilué les souvenirs de sa mère ; c’est sa dernière chance de comprendre en quoi ce village perdu au milieu d’une forêt de sapins lui coule dans les veines.

Tout ce qu’il sait, c’est que son père, policier lui aussi, a été envoyé à Douve il y a quarante ans pour enquêter sur la fuite médiatisée d’un Islandais accusé de meurtre, et que sa mère, journaliste, l’a accompagné pour écrire un livre sur l’affaire.

Que s’est-il passé là-bas et pourquoi ont-ils toujours refusé d’en parler ?

Armé du livre écrit par sa mère, Hugo Boloren va plonger dans ce village peuplé d’habitants étranges, tous unis par un mystère qui semble les hanter. Au fil de son enquête, une question va bientôt s’imposer : et si le meurtre qui a récemment secoué le village était lié au séjour de ses parents, quarante ans plus tôt ?

Mon avis

Hugo, inspecteur de police, pose ses congés et se rend à Douve.  Principalement pour découvrir pourquoi son père a un jour dit « ce gamin, il a Douve dans les veines ». 

Douve, ce sera tout sauf du repos : lorsque Hugo y arrive, un meurtre vient d’être commis dans ce village inhospitalier peuplé d’habitants qui n’ont absolument aucune envie de voir un étranger fourrer son nez dans leurs affaires.

J’ai adoré l’atmosphère de ce livre mais j’ai surtout eu un énorme coup de cœur pour Hugo.  Un personnage qui ne sait pas mentir, ce qui va d’ailleurs lui poser quelques soucis.  Il n’est ni autiste ni niais, même si à plusieurs reprises son comportement pourrait le laisser penser.  Sa personnalité est terriblement attachante, je me suis surprise à plusieurs reprises à penser « rentre à Paris Hugo, laisse Douve et les tarés qui peuplent ce village se débrouiller entre eux ».  Hugo est un personnage vrai que l’on ne peut s’empêcher de vouloir materner.

Ce livre m’avait été recommandé par un ami très exigeant en matière de polars/thrillers.  Je n’ai vraiment pas été déçue et à mon tour, je vous le recommande vivement.

Indridason, Arnaldur – La pierre du remords

Editions Métailié – 4 février 2021

4ème de couverture

Troisième roman de la série Konrad, plus simenonien et mélancolique que jamais.

Une femme est assassinée chez elle.

Sur son bureau, on retrouve le numéro de téléphone de Konrad, ancien policer. L’enquête révèle rapidement qu’elle l’avait contacté récemment pour lui demander de retrouver l’enfant qu’elle avait mis au monde cinquante ans plus tôt, et qu’elle avait abandonné juste après sa naissance.

Maintenant désolé de lui avoir refusé son aide, Konrad s’emploie à réparer son erreur. Il retrouve les membres d’un mouvement religieux contre l’avortement et reconstruit l’histoire d’une jeune fille violée dans le bar où elle travaillait.

Il retrouve aussi un clochard équivoque, des trafiquants de drogue et même des fragments de l’histoire de la mort violente de son père.

Au fil de l’enquête, il mesure l’ampleur de la tragédie dans laquelle son intuition et son entêtement l’ont plongé. Konrad se révèle un enquêteur sensible à la souffrance des autres, d’une humanité touchante.

Dans une construction particulièrement habile et haletante, La Pierre du remords est un roman captivant et impitoyable sur la honte, le désespoir et l’intensité des remords qui reviennent nous hanter.

« Un véritable conteur. » – The Guardian
« L’étoile polar de la littérature islandaise. » – La Croix

Mon avis

Je ne dirai pas grand-chose au sujet de ce livre car j’ai la certitude d’être passée à côté de ma lecture.

Entendons-nous bien, Arnaldur Indridason écrit magnifiquement bien et l’histoire est fluide.  Mais je ne suis pas parvenue à accrocher au personnage principal, probablement parce que je n’avais pas lu les deux premiers tomes des aventures de Konrad.

Arnaldur Indridason ne m’a jamais déçue jusqu’à présent – son livre Betty frôlait même la perfection – et c’est la raison pour laquelle je relirai La Pierre du Remords un jour, après avoir fait connaissance avec Konrad dans le bon ordre lecture.

Arlidge, M.J. – A cache-cache

10/18 – 11 février 2021

4ème de couverture

Victime d’un coup monté, Helen Grace est désormais seule face à elle-même. Parviendra-t-elle à sortir vivante de la prison de Southampton ?

Pour Helen Grace, la meilleure inspectrice du pays, la chute est vertigineuse : accusée de meurtre, enfermée aux côtés du tueur qu’elle a fait condamner, il lui faut désormais survivre jusqu’au procès et prouver, d’une façon ou d’une autre, son innocence.
Quand un corps est retrouvé mutilé dans la cellule voisine, cette situation étouffante se transforme en véritable cauchemar. Il lui faut à tout prix arrêter l’assassin…
Avant qu’elle ne soit sa prochaine victime. Fidèle à son sens du suspense et du rebondissement, M. J. Arlidge poursuit dans ce sixième volet la série des Helen Grace.

Mon avis

Un excellent livre qui se dévore en un rien de temps, grâce à ses chapitres courts qui lui confèrent une cadence extraordinaire.

Pas facile de se retrouver en prison lorsqu’on est flic… encore moins lorsque l’on se retrouve enfermée avec ces femmes que l’on a arrêtées par le passé.  Mais flic un jour, flic toujours, lorsque des meurtres sont commis au sein de la prison, Helen Grace mène l’enquête.  Même si j’ai trouvé que les prisonnières avaient un peu trop de liberté de mouvement, je me suis malgré tout laissé prendre par l’enquête qui a été menée de main de maître.

Ce livre fait apparemment partie d’une série consacrée à Helen Grace et bien que n’ayant pas lu les précédents tomes, je n’ai eu aucun mal à suivre l’histoire.  En effet, lorsque des références sont faites aux histoires passées, l’auteur se charge à chaque fois d’en faire un petit résumé afin que le lecteur ne soit jamais perdu.

Voici donc une lecture que je recommande et pour laquelle je remercie NetGalleyFrance ainsi que les Editions 10/18.