Burke, Alafair – La fille du quai

Les Presses de la Cité – 8 octobre 2020

4ème de couverture

Il y a vingt ans, elle a gâché sa vie. Aujourd’hui, elle peut peut-être le sauver.
Olivia Randall est avocate pénaliste à New York. Quand elle apprend que son ancien fiancé, Jack Harris, est accusé d’avoir abattu trois personnes sur le front de mer de Manhattan, elle ne doute pas un instant de son innocence. Le Jack avec qui elle est sortie vingt ans plus tôt est un homme fragile et sensible, père aimant d’une adolescente. Tout ceci ne peut être qu’une grossière erreur.
Olivia accepte donc de représenter Jack malgré leur passé chargé. Un moyen pour elle de se faire pardonner une rupture brutale et difficile. Pourtant, des preuves accablantes s’accumulent bientôt contre celui qu’elle croit connaître : l’une des victimes n’est autre que le père du déséquilibré responsable de la tuerie qui a coûté la vie à l’épouse de Jack des années auparavant.

Des images de vidéosurveillance confirment par ailleurs la présence de ce dernier sur les quais le matin de la fusillade. Quant à l’alibi de Jack, une mystérieuse inconnue qui lui aurait donné rendez-vous là-bas par mail, elle reste malheureusement introuvable…
Olivia est alors contrainte d’envisager les choses différemment. L’inconnue du quai était-elle un appât destiné à faire porter le chapeau à Jack pour des meurtres qu’il n’a pas commis ? Ou bien n’est-il pas celui qu’elle pense ? Lui cache-t-il son vrai visage ?

Mon avis

La fille du quai est ce que je catalogue comme « une bonne petite lecture du dimanche », c’est-à-dire une lecture agréable mais pas exceptionnelle.

L’histoire est à mon goût trop lente et pas assez approfondie et il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre les tenants et aboutissants de l’intrigue. Malgré cela, j’ai passé un agréable moment de lecture, appréciant particulièrement suivre l’enquête du point de vue des avocats plutôt que de celui de la police.

J’ai aimé le twist final qui laisse la porte ouverte à une suite que je lirai probablement si elle est publiée.

Miller, Jax – Les lumières de l’aube

Plon – 8 octobre 2020

4ème de couverture

30 décembre 1999, Welsh, Oklahoma. Lauria Bible et sa meilleure amie Ashley Freeman, 16 ans, passent la soirée ensemble chez les Freeman. Le lendemain matin, le mobil home familial est en feu et les deux jeunes filles ont disparu. Les corps des parents d’Ashley, sont découverts dans les décombres, deux balles dans la tête.

L’affaire est restée non résolue et les jeunes filles n’ont jamais été retrouvées.
Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Entre règlement de compte sur fond de trafic de drogue, vengeance, corruption et négligence policière, Jax Miller nous plonge dans les villes oubliées de l’Amérique profonde, loin des lois, là où les plus sombres secrets peuvent s’épanouir.

Le retour de Jax Miller avec un True crime addictif, dans la lignée de Breaking Bad et De sang-froid de Truman Capote.

Mon avis

Les lumières de l’aube est un ouvrage brillant, relatant une histoire choquante et profondément dérangeante.

Manque de réactivité, négligence, menaces policières, incompétence… voici à quoi se résume l’enquête menée suite à la disparition de Lauria et Ashley et au double meurtre des parents de cette dernière, en décembre 1999.

Cette histoire démontre l’étendue de la peur et de la frustration endurée par une communauté lorsque les fonctionnaires engagés pour la protéger sont devenus si corrompus qu’ils travaillent activement contre elle.

Jax Miller s’est rendue à plusieurs reprises en Oklahoma, sur les lieux du drame, afin d’y mener sa propre enquête, tentant avec une ténacité remarquable de faire jaillir la vérité. Pour ce faire, elle a rencontré et écouté les divers protagonistes de l’histoire et j’ai particulièrement apprécié qu’elle n’ait en rien modifié leurs témoignages qui permettent dès lors de percevoir parfaitement les mentalités et l’histoire des habitants de Welsh.

Jax Miller nous fait également part de sa propre anxiété face à cette affaire, les menaces qu’elle a reçues, les avertissements codés et le sentiment général de terreur qu’elle a ressenti en enquêtant. La façon dont elle décrit l’atmosphère au sein des villes rurales de l’Oklahoma, et plus particulièrement celles où la meth règne en maître, est d’un réalisme impressionnant.

Je termine la lecture de ce livre en octobre 2020, soit plus de 20 ans après les faits et l’affaire est toujours en cours. Je me tiendrai plus que certainement informée de son évolution.

Merci #Plon et #NetGalleyFrance pour cette lecture très intéressante.

Expert, Jacques – Plus fort qu’elle

Calmann-Lévy – 7 octobre 2020

4ème de couverture

Cette nuit-là, Cécile Maisonnave est assassinée. Frappée à l’arrière du crâne et précipitée dans l’escalier de marbre de sa maison. Aux origines du meurtre, la police le comprend très vite, il y a la liaison passionnée entre le mari de Cécile et son assistante, Raphaëlle. Liaison pour laquelle Raphaëlle a tout quitté, y compris ses enfants, métamorphosée par cet amour plus fort qu’elle.

Mais alors qui a tué Cécile ? Est-ce Raphaëlle ? Quand on est capable d’abandonner ses enfants, n’est-on pas capable du pire ? Peu à peu, le piège dans lequel est tombée Raphaëlle se dessine sous nos yeux. Effarant. Oppressant. Imparable. Un piège, là aussi, plus fort qu’elle ?

Mon avis

C’est avec cet ouvrage que je découvre la plume de Jacques Expert et quelle belle découverte !

Jusqu’où peut mener une passion amoureuse ? Raphaëlle a quitté son mari et abandonné ses enfants afin de prouver son amour à son amant qui lui fait miroiter la possibilité d’une vie à deux. Un seul frein à leur passion : Cécile, l’épouse de Patrick.

Lorsque Cécile est assassinée, tout accuse Raphaëlle. En effet, si une mère est capable d’abandonner ses enfants pour vivre sa passion amoureuse, elle doit être capable de bien pire encore. Mais Patrick est-il réellement épris de Raphaëlle ou n’est-elle que l’objet d’un manipulateur sans scrupules ?

Jacques Expert m’a manipulée à souhait. Des preuves irréfutables, des alibis en béton, une antipathie grandissante envers l’accusé(e) et puis soudainement, sans crier gare, je me surprends à douter de tout et à ne plus avoir la moindre idée de comment toute cette histoire va se terminer. Du grand art !

J’ai dévoré ce livre en un après-midi et l’étape suivante est de partir immédiatement à la découverte des autres ouvrages de cet auteur.

Dillard, François-Xavier – Prendre un enfant par la main

Belfond – 1 octobre 2001

4ème de couverture

Lorsque vous lâchez la main de votre enfant, êtes-vous certain de pouvoir la serrer de nouveau un jour ?
Quatre ans après la disparition de leur fille Clémentine dans le naufrage d’un voilier, Sarah et Marc sont rongés par la culpabilité et la tristesse.
Jusqu’à ce que de nouvelles voisines emménagent sur le même palier avec leur enfant, Gabrielle, dont la ressemblance avec Clémentine est troublante. Au contact de cette adolescente vive et enjouée, Sarah reprend peu à peu goût à la vie.
Mais lorsque le destin de Gabrielle bascule dans l’indicible, les démons que Sarah avait cru pouvoir retenir se déchaînent une seconde fois.

« Prends ma main, mon cœur. Ne la lâche pas, quoi qu’il arrive. Serre-la fort ! « 

Mon avis

Je me suis bien entendu reconnue dans certaines attitudes des parents de ce récit, devant faire face et survivre à la perte de leur enfant. Pour cela, je félicite François-Xavier Dillard, qui n’en a fait ni trop, ni trop peu. En effet, décrire une situation que peu de gens (heureusement) sont amenés à vivre n’est pas un exercice facile.

Ce livre aborde donc le thème du deuil parental mais également les conséquences que la perte d’un enfant peuvent avoir sur les autres membres de la famille, sur les amis, les voisins, etc.

Puisqu’il s’agit néanmoins d’un thriller, les ingrédients nécessaires à ce type de littérature sont présents : tension, suspense, suspicion, cadavres, meurtres, …

Tous les personnages sont parfaitement dépeints et j’ai eu un véritable coup de coeur pour Gabrielle. Je signe de suite pour une ado pareille !

Un bon thriller avec une fin inattendue, tout ce que j’aime ! Seul bémol, voilà 2 jours que cette chanson tourne en boucle dans ma tête, ça c’est moins top…

Jones, Tayari – Des baisers parfum tabac

Presses de la Cité – 10 septembre 2020

4ème de couverture

« Mon père, James Witherspoon, est bigame. »

C’est par cette confession percutante que Dana Lynn Yarboro débute le récit d’une enfance pas comme les autres au sein de la communauté afro-américaine d’Atlanta, dans les années 1980. Bien que née quatre mois avant sa demi-sœur Chaurisse, Dana est pourtant l’enfant illégitime, fruit d’une union illicite. L’une est un secret à qui James rend visite une fois par semaine tandis que l’autre mène une vie stable auprès de ses deux parents, inconsciente de son privilège. L’une sait, l’autre pas. Et lorsque leurs chemins respectifs finissent par se croiser, on assiste à la naissance d’une amitié vouée à exploser.

À travers la stupéfiante histoire de la mystification d’un homme, de la complicité d’une famille et de deux sœurs, chacune tentant de trouver sa voie, Tayari Jones signe un texte éblouissant d’humanité. Si la colère, la jalousie et l’amertume hantent les pages de ce roman, elles débordent surtout d’amour. Ici pas de gagnants, juste des survivants, et un inoubliable portrait de famille sur trois générations, qui devient, au fil des ramifications, celui de tous les Noirs d’Amérique…

Mon avis

Quelles sont les répercussions des choix des parents sur la vie de leurs enfants ?

J’ai été fortement émue dès les premières pages de ce livre par cette petite fille qui montre fièrement à son père un dessin que son institutrice a trouvé magnifique et qui se fait gronder d’avoir représenté une famille qui, pour elle, semble normale : son père, l’épouse officielle et la fille officielle au centre du dessin. Elle-même et sa mère, dans la marge.

Ma famille. Mon papa a deux femmes et deux filles.

Difficile, pour une toute petite fille d’entendre son père lui dire que leur situation familiale est un secret. 

Ton autre femme et ton autre fille, c’est un secret ? […] Non. C’est le contraire, Dana. C’est toi le secret.

Un roman touchant et captivant donnant la parole à tour de rôle à l’enfant illégitime puis à l’enfant légitime, et à leurs mères à travers elles, dévoilant ainsi l’intimité, les secrets, les émotions et l’évolution de ces deux familles complexes.

Merci aux Presses de la Cité et à NetGalleyFrance pour cette belle découverte.

Hoover, Colleen – Verity

Hugo Thriller – 1 octobre 2020

4ème de couverture

Toute vérité n’est pas bonne à dire

La vie a toujours souri à Verity Crawford. Ses livres font d’elle une auteur star, sa maison du Vermont est splendide et elle forme avec Jeremy, son mari, un couple parfait. Mais un jour, sur une route, son rêve tourne au cauchemar. L’accident l’empêche d’écrire, transforme sa trop grande maison en prison, et menace de l’éloigner de Jeremy.

La vie n’a jamais été tendre avec Lowen Ashleigh. Ses livres ne rencontrent qu’un accueil poli, ses finances sont au plus mal et ses histoires d’amour sont des feux de paille. Jusqu’à ce que Jeremy la recrute pour devenir le ghostwriter de Verity et terminer à sa place sa série à succès.

Pour Lowen, aussi incongrue que soit la proposition, l’occasion est beaucoup trop belle pour ne pas la saisir. et Jeremy beaucoup trop séduisant pour qu’elle lui dise non. Mais en découvrant, dans les papiers de Verity, ce qui semble être son autobiographie, Lowen va voir se dessiner, page après page, le portrait d’une femme épouvantable, prête au plus atroce des crimes pour ne pas perdre ce qu’elle a, et prompte à toutes les perversités lorsqu’elle se sent menacée.

Et aux yeux de Verity, Lowen est désormais une menace.

Mon avis

J’ai été surprise par cette histoire car je ne m’attendais absolument pas à y trouver autant de romance. Le déroulement et l’issue de la partie romantique est assez prévisible, mais la partie suspense compense ce côté fleur bleue.  En effet, la tension monte crescendo, mettant les nerfs du lecteur à rude épreuve.

J’aime être surprise, j’aime douter, j’aime avoir tout faux, j’aime détester les méchants et apprécier les gentils, j’aime ne pas avoir la moindre idée de l’issue de l’histoire.  Verity m’a offert tout cela, je me suis donc régalée.

Un tout grand merci à Hugo Thriller et NetGalley de m’avoir offert la possibilité de découvrir cet excellent thriller psychologique que je recommande vivement tant pour sa construction que pour son final magistral !

Follett, Ken – Le crépuscule et l’aube

Robert Laffont – 17 septembre 2020

4ème de couverture

En l’an 997, à la fin du haut Moyen Âge, l’Angleterre doit faire face à des attaques de Gallois à l’ouest et de Vikings à l’est. Les hommes au pouvoir exercent la justice au gré de leurs caprices, s’opposant non seulement au peuple, mais aussi au roi. Sans l’existence d’un État de droit, c’est le règne du chaos
Dans cette période agitée, trois personnages voient leurs destins s’entrecroiser. La vie du jeune Edgar, constructeur de bateaux, bascule quand la seule maison dans laquelle il ait jamais vécu est détruite au cours d’un raid viking, le forçant lui et sa famille à s’installer dans un nouveau hameau et repartir de zéro. Ragna, jeune noble normande insoumise, se marie par amour à l’Anglais Wilwulf et le suit de l’autre côté de la Manche.

Cependant, les coutumes de la terre natale de son époux sont scandaleusement différentes des siennes. Tandis qu’elle prend conscience que dans son entourage se joue une bataille perpétuelle et violente pour le pouvoir, elle craint que le moindre faux pas n’ait des conséquences désastreuses. Aldred, moine idéaliste, rêve de transformer sa modeste abbaye en un centre d’érudition qui serait reconnu à travers toute l’Europe. Chacun d’eux à son tour s’opposera au péril de sa vie à l’évêque Wynstan, prêt à tout pour accroître sa richesse et son pouvoir.
Trente ans après la publication des Piliers de la Terre, vendu à plus de 27 millions d’exemplaires dans le monde, Le Crépuscule et l’Aube nous transporte dans une époque historiquement riche dans laquelle se confrontent ambition et rivalité, vie et mort, amour et haine, et nous conduit aux portes des Piliers de la Terre.

Mon avis

Si vous avez aimé les Piliers de la Terre, vous ne pourrez qu’être transportés par cette histoire qui débute en 997, dans un petit bourg d’Angleterre aux prises avec les Vikings.

Ce pavé d’environ 800 pages se dévore à toute vitesse tant l’écriture est fluide.  Les personnages sont soit attachants soit assurément repoussants, mais tous sont dépeints avec une telle précision que l’on a l’impression de les connaître intimement et de vivre l’histoire à leurs côtés.

J’ai particulièrement aimé le personnage de Ragna.  Elle est issue de la noblesse française et mariée à un notable Anglais dont elle est tombée éperdument amoureuse.  On pourrait dès lors croire que sa vie ressemble à un conte de fées mais, à cette époque, peu d’importance est accordée aux femmes, quel que soit leur milieu d’origine.  Ragna connaîtra la trahison et les humiliations mais cette femme forte et intelligente ne baissera jamais les bras pour parvenir à son objectif : faire régner la justice et l’égalité.

Le Crépuscule et l’Aube nous mène aux portes des Piliers de la Terre et m’a donné envie de relire ce dernier, afin de passer encore un peu de temps aux côtés des personnages de Ken Follet.

Je remercie chaleureusement les Editions Robert Laffont ainsi que NetGalley grâce à qui j’ai passé un excellent moment de lecture.

Amadou Amal, Djaïli – Les impatientes

Collas – 4 septembre 2020

4ème de couverture

Ramla, Hindou et Safira. Trois femmes, trois histoires, trois destins liés.
Ce magnifique roman retrace le destin de Ramla, 17 ans, arrachée à son amour pour être mariée de force avec Alhadji Issa, un homme riche et déjà marié. Hindou, sa soeur du même âge, est contrainte d’épouser Moubarak, son cousin, alcoolique, drogué et violent. Quant à Safira, 35 ans, la première épouse d’Alhadji Issa, elle voit d’un très mauvais oeil l’arrivée dans son foyer de la jeune Ramla, qu’elle veut voir répudiée.
Pour les aider dans cette étape importante et difficile de leur vie, leur entourage ne leur donne qu’un seul et même conseil : patience !
Mariage précoce forcé, viol conjugal, consensus et polygamie, avec Les Impatientes, Amal brise les tabous en dénonçant la condition de la femme dans le Sahel et nous livre un roman bouleversant sur la question universelle des violences faites aux femmes.

Mon avis

Basé sur l’histoire vraie de l’auteure, ce livre court et révoltant dépeint le sort de 3 femmes au Sahel, au sein d’une communauté dans laquelle le mâle règne en maître suprême.

Elles sont jeunes, elles ont des rêves et de l’ambition mais… elles n’ont strictement rien à dire, rien à décider, rien à espérer dans cette société gouvernée par les pères, les oncles et les maris. Tout ce qu’on leur demande, ou plutôt ce qu’on exige d’elles, c’est munyal, munyal, patience, patience. Mais patience pour quoi ? Patience pour parvenir à supporter les humiliations, les mariages forcés, les coups, les viols conjugaux. Car, si elles sont traitées de la sorte, à qui la faute ? A elles bien entendu!

Je ne sais pas ce que j’ai trouvé le plus révoltant : l’attitude des hommes ou celle de toutes ces tantes qui, ayant pour la plupart vécu le même calvaire que ces jeunes filles, s’arrogent pourtant le droit de les sermonner et de les convaincre que tout est de leur faute. Que leur quotidien pourrait être bien meilleur si elles faisaient preuve d’un peu plus de munyal, munyal.

Un témoignage poignant d’un quotidien inconcevable pour nous, occidentales.

Le paradis d’une femme se trouve aux pieds de son époux.

Loubry, Jérôme – De soleil et de sang

Calmann-Lévy – 2 septembre 2020

4ème de couverture

Dans ce quartier chic de Port-au-Prince s’élèvent de belles demeures de pierre entourées de palmiers, de flamboyants et d’arbres orchidées. C’est là que, pour la deuxième fois en une semaine, un couple est retrouvé assassiné dans sa chambre. Deux corps mutilés gisant au pied du lit conjugal. La presse titre déjà sur une série de « crimes vaudous ».
Pourtant l’inspecteur Simon Bélage refuse de tomber dans la superstition. Sur cette île, la corruption et le trafic d’enfants font plus de ravages que le terrible Baron Samedi, le dieu des morts. Simon sait avec certitude que ces crimes sont l’oeuvre d’un être de chair et de sang. Et tous les indices convergent vers un orphelinat fermé depuis près de vingt ans, surnommé la « Tombe joyeuse ».
Mais Simon devrait prendre garde. En Haïti, ignorer les avertissements des esprits, qu’ils soient vrais ou faux, peut se révéler dangereux…

Mon avis

Envie de dépaysement ? Jérôme Loubry vous invite à Haïti ! Mais il ne s’agit pas ici de Haïti aux plages de sable fin et aux eaux turquoise. Il s’agit plutôt de misère, de corruption, de rites vaudous et de trafic d’enfants.

J’ai aimé la découverte de cette culture si éloignée de la nôtre, ces enfants terriblement attachants et ces voyages incessants entre 1984 et 2010, dont on ne comprend pas immédiatement la raison, l’auteur dévoilant petit à petit les pièces du puzzle.

Bien que n’ayant aucune croyance religieuse, Jérôme est malgré tout parvenu à instiller le doute : et si tout cela était possible en fin de compte ?

Je suis Jérôme depuis son tout premier roman et cet auteur a la capacité de changer radicalement d’univers dans chacun de ses livres, empêchant dès lors le lecteur de parvenir à deviner l’issue de l’histoire avant les dernières pages. Une fois de plus, j’ai été bluffée !

Theveny, Sébastien – 8 minutes de soleil en plus

Auto Edition – 7 mai 2019

4ème de couverture

Quand la volonté est plus forte que la mort. Jules a treize ans et il est condamné. Atteint de mucoviscidose, il sait qu’un jour tout doit finir. Or Jules a un rêve : rencontrer son idole de toujours, Roger Federer. Pour cela, il est prêt à braver toutes les épreuves. Seul à seul avec son père, Jules va tenter de se rendre, à vélo, jusqu’à Wimbledon. Il sait que le Maestro du tennis mettra bientôt un terme à sa carrière. Dans son cœur, c’est cette année… ou jamais ! Ce road-trip sera aussi, pour le père et le fils, le moyen d’apprendre à se retrouver, à panser les blessures et les non-dits du passé… Un voyage initiatique et rédempteur, entre un père et son fils, face à l’inexorable.

Mon avis

Très honnêtement, voilà le genre d’ouvrage que je n’aurais jamais choisi de lire. Etant maman d’un enfant décédé des suites d’une maladie grave, j’évite au maximum de me replonger dans le sujet.

Mais j’avais donné ma parole à l’auteur, je l’ai donc tenue. Et j’ai très bien fait !

Ce livre est un concentré de douceur et de tendresse. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est le choix de l’auteur de nous faire vivre l’histoire du point de vue du papa, fait rare dans les romans du genre.

J’ai donc fait ce road-trip en compagnie de Jules et Paul. J’ai partagé leurs joies, leurs peines, leurs confessions et leurs espoirs aussi intensément que si j’étais en train de pédaler à leurs côtés et non pas vautrée dans mon canapé.

Sébastien Theveny nous offre ici du vrai et de l’intense. Pour cela, bravo et merci!