Markogiannakis, Christos – Mourir en scène

Albin Michel – 26 février 2020

4ème de couverture

Un été torride sur les bords de la Riviera athénienne. Tandis que des hauts parleurs déversent des mélodies pop, une foule électrisée danse pieds nus sur le sable devant une chanteuse propulsée jusqu’à la scène par un monte-charge pneumatique, telle Aphrodite jaillie des eaux. Cinquante mille fans de tous âges assistent aux adieux de leur idole lors d’un concert retransmis en direct par la seule chaîne musicale ayant survécu à la crise grecque.
Le capitaine de la police Christophoros Markou, numéro deux du département des homicides de l’Attique, n’est pas là pour s’amuser mais pour assurer le service d’ordre de la star avec ses équipes. Lorsque, tout à coup, la fête tourne au cauchemar : la scène prend feu avant d’exploser. Accident ou attentat ?

Après Au 5e étage de la faculté de droit, Christos Markogiannakis nous plonge dans les eaux troubles des milieux du show biz grec et des médias…

Mon avis

Dès les premières pages, action : la plus grande star hellénique de la chanson meurt sur scène, tuée par une violente explosion lors de son concert d’adieu.

Le capitaine Christophoros Markou mène l’enquête.  Mais quel magnifique personnage !  J’ai pour habitude de prêter des traits aux personnages de romans et Markou a immédiatement pris l’apparence de l’inspecteur Columbo dans mon esprit.  Posé, calme, attentif, ne laissant strictement rien paraître, cet homme à la déduction implacable parvient à résoudre un mystère dont le dénouement laissera le lecteur pantois.

Il avait appris à faire des calculs grâce à une gymnastique mentale, et son sens pratique l’aidait à trouver l’inconnue X de toute équation criminelle. C’est ce qui s’était produit ce soir. Il avait enfin en tête la solution du drame et avait répondu à l’essentiel. Ne manquaient plus que quelques détails d’ordre pratique dont il aurait l’explication le lendemain, lors du rendez-vous de 17 heures à son bureau.

J’aime ces romans qui me font soupçonner tous les protagonistes à tour de rôle et avec Mourir En Scène j’ai été servie !   Dans cette histoire parfaitement construite, rien ne laisse entrevoir un tel final et ça, c’est un vrai régal.

Christos Markogiannakis a une écriture élégante, sans vulgarité, sans langage ordurier, sans effusion d’hémoglobine.  Preuve qu’il est possible d’écrire un polar addictif avec classe.  Bravo Christos, j’en redemande !