Miller, Jax – Les lumières de l’aube

Plon – 8 octobre 2020

4ème de couverture

30 décembre 1999, Welsh, Oklahoma. Lauria Bible et sa meilleure amie Ashley Freeman, 16 ans, passent la soirée ensemble chez les Freeman. Le lendemain matin, le mobil home familial est en feu et les deux jeunes filles ont disparu. Les corps des parents d’Ashley, sont découverts dans les décombres, deux balles dans la tête.

L’affaire est restée non résolue et les jeunes filles n’ont jamais été retrouvées.
Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Entre règlement de compte sur fond de trafic de drogue, vengeance, corruption et négligence policière, Jax Miller nous plonge dans les villes oubliées de l’Amérique profonde, loin des lois, là où les plus sombres secrets peuvent s’épanouir.

Le retour de Jax Miller avec un True crime addictif, dans la lignée de Breaking Bad et De sang-froid de Truman Capote.

Mon avis

Les lumières de l’aube est un ouvrage brillant, relatant une histoire choquante et profondément dérangeante.

Manque de réactivité, négligence, menaces policières, incompétence… voici à quoi se résume l’enquête menée suite à la disparition de Lauria et Ashley et au double meurtre des parents de cette dernière, en décembre 1999.

Cette histoire démontre l’étendue de la peur et de la frustration endurée par une communauté lorsque les fonctionnaires engagés pour la protéger sont devenus si corrompus qu’ils travaillent activement contre elle.

Jax Miller s’est rendue à plusieurs reprises en Oklahoma, sur les lieux du drame, afin d’y mener sa propre enquête, tentant avec une ténacité remarquable de faire jaillir la vérité. Pour ce faire, elle a rencontré et écouté les divers protagonistes de l’histoire et j’ai particulièrement apprécié qu’elle n’ait en rien modifié leurs témoignages qui permettent dès lors de percevoir parfaitement les mentalités et l’histoire des habitants de Welsh.

Jax Miller nous fait également part de sa propre anxiété face à cette affaire, les menaces qu’elle a reçues, les avertissements codés et le sentiment général de terreur qu’elle a ressenti en enquêtant. La façon dont elle décrit l’atmosphère au sein des villes rurales de l’Oklahoma, et plus particulièrement celles où la meth règne en maître, est d’un réalisme impressionnant.

Je termine la lecture de ce livre en octobre 2020, soit plus de 20 ans après les faits et l’affaire est toujours en cours. Je me tiendrai plus que certainement informée de son évolution.

Merci #Plon et #NetGalleyFrance pour cette lecture très intéressante.

Loubry, Jérôme – De soleil et de sang

Calmann-Lévy – 2 septembre 2020

4ème de couverture

Dans ce quartier chic de Port-au-Prince s’élèvent de belles demeures de pierre entourées de palmiers, de flamboyants et d’arbres orchidées. C’est là que, pour la deuxième fois en une semaine, un couple est retrouvé assassiné dans sa chambre. Deux corps mutilés gisant au pied du lit conjugal. La presse titre déjà sur une série de « crimes vaudous ».
Pourtant l’inspecteur Simon Bélage refuse de tomber dans la superstition. Sur cette île, la corruption et le trafic d’enfants font plus de ravages que le terrible Baron Samedi, le dieu des morts. Simon sait avec certitude que ces crimes sont l’oeuvre d’un être de chair et de sang. Et tous les indices convergent vers un orphelinat fermé depuis près de vingt ans, surnommé la « Tombe joyeuse ».
Mais Simon devrait prendre garde. En Haïti, ignorer les avertissements des esprits, qu’ils soient vrais ou faux, peut se révéler dangereux…

Mon avis

Envie de dépaysement ? Jérôme Loubry vous invite à Haïti ! Mais il ne s’agit pas ici de Haïti aux plages de sable fin et aux eaux turquoise. Il s’agit plutôt de misère, de corruption, de rites vaudous et de trafic d’enfants.

J’ai aimé la découverte de cette culture si éloignée de la nôtre, ces enfants terriblement attachants et ces voyages incessants entre 1984 et 2010, dont on ne comprend pas immédiatement la raison, l’auteur dévoilant petit à petit les pièces du puzzle.

Bien que n’ayant aucune croyance religieuse, Jérôme est malgré tout parvenu à instiller le doute : et si tout cela était possible en fin de compte ?

Je suis Jérôme depuis son tout premier roman et cet auteur a la capacité de changer radicalement d’univers dans chacun de ses livres, empêchant dès lors le lecteur de parvenir à deviner l’issue de l’histoire avant les dernières pages. Une fois de plus, j’ai été bluffée !