Jacobs, Anna – Les pionnières – Une place au soleil

L’Archipel – 7 janvier 2021

4ème de couverture

Irlande, début des années 1860. Keara Michaels ne quitterait pour rien au monde sa terre natale et ses deux sœurs. Mais le destin est parfois cruel… Enceinte et sans le sou, elle est contrainte de traverser les océans pour gagner l’Australie. Toute seule : le père de son futur enfant, qui est marié, ne l’accompagnera pas.

Dans le même temps, Mark Gibson, un chercheur d’or, doit fuir le Lancashire pour échapper à la vengeance de son beau-père. Et tenter sa chance à l’autre bout du monde. C’est à Rossall Springs, à deux heures de route de Melbourne, qu’il ouvrira une auberge…

Est-ce là que Keara rencontrera l’homme de sa vie ? Le premier volet de la nouvelle trilogie d’Anna Jacobs, la romancière aux trois millions d’exemplaires vendus dans le monde.

Mon avis

L’histoire débute en Irlande, aux alentours de 1860, au sein d’une famille pauvre, composée d’un père ivrogne et violent, d’une mère aimante mais soumise et de leurs 3 filles extrêmement soudées.  Leur rude quotidien est décrit de façon réaliste mais sans trop d’apitoiement.  La fille aînée, Keara, est l’un des personnages principaux de cette saga.  C’est une jeune fille extrêmement courageuse qui, du haut de ses 16 ans, se démène du mieux qu’elle peut pour tenter d’aider sa mère qui peine à nourrir sa petite tribu.

Par un concours de circonstances dont je ne parlerai pas ici afin de ne pas divulguer l’intrigue, Keara se retrouve en Australie.  J’ai beaucoup aimé découvrir ce pays qui n’en était encore qu’à ses premiers balbutiements.  Anna Jacobs s’est à mon avis parfaitement documentée sur le sujet tant elle parvient à faire voyager ses lecteurs et à dépeindre de façon réaliste les paysages et décors de l’époque.

Ce livre est le premier tome d’une saga familiale et donc, bien entendu, dans ce genre de littérature la romance est également présente.  Mais heureusement, pas à outrance.  L’auteure est réellement parvenue à trouver un excellent équilibre entre faits de société, amour, famille et intrigue.

Petit bémol : dommage que la 4ème de couverture dévoile autant de détails car certains ne surviennent que bien tardivement dans l’histoire et ne provoquent dès lors plus la surprise du lecteur.

En conclusion : merci à NetGalleyFrance ainsi qu’aux éditions L’Archipel de m’avoir permis de découvrir ce livre que je recommande vivement aux amateurs du genre.  Vivement la suite !

Kiernan, Olivia – Les liens du sang

Hugo Poche Suspense – 5 novembre 2020

4ème de couverture

Deux corps sont retrouvés dans l’église de la ville, sauvagement assassinés.
Un double meurtre qui coïncide étrangement avec la sortie de prison de Sean Hennessy, condamné dix-sept ans plus tôt pour le meurtre de ses parents alors qu’il était encore adolescent. Sean a toujours clamé son innocence ; et c’est cette version des faits qu’il entend défendre dans un documentaire télévisé en préparation.
Frankie le pressent : pour découvrir l’auteur du double meurtre de l’église, puis d’un nouvel assassinat tout aussi épouvantable, il va lui falloir comprendre ce qu’il s’est véritablement passé voilà dix-sept ans.
Et percer les mystères qui relient entre eux, par-delà les années, les cadavres de Clontarf.

Mon avis

L’intrigue que nous propose Olivia Kiernan se déroule en Irlande. Les lieux, l’atmosphère, les habitants, la mentalité, tout y est parfaitement dépeint, sans exagération ni clichés. C’est exactement l’Irlande telle que je la connais si bien.

Une intrigue complexe et bien ficelée, des rebondissements savamment dosés afin de laisser le lecteur dans le doute le plus longtemps possible. Tout comme la Commissaire Frankie Sheehan, je n’ai eu d’autre choix que de remettre en question mes certitudes. Coupable ? Innocent ? Oui coupable ! Ou peut-être pas en fait… quel casse-tête!

Je me vante souvent de comprendre assez rapidement vers quel dénouement tend l’histoire, mais ici je n’ai rien vu venir. D’autant plus frustrant que quand l’auteure révèle enfin la solution du puzzle, je me suis rendu compte que le livre était en fait parsemé d’indices. Bien joué Olivia !

Merci #NetGalley et #HugoPoche pour cette belle découverte.