Cetro – Comme un chien

Date de parution : 9 décembre 2020

4ème de couverture

Retranché derrière une totale indifférence au monde qui l’entoure, aux joies et aux malheurs des autres, Jimmy avance dans la vie comme on respire, simple réflexe inconscient.
Nils, éphémère parmi les éphémères, atteint d’une maladie génétique, construit la sienne avec en point de mire une fin programmée qu’il sait proche.
L’un entrevoit la mort comme une porte de sortie possible, l’autre la perçoit comme une injustice.
Leur rencontre cet été là les poussera à rebattre les cartes, à reconsidérer leur perception de l’existence, et leur ouvrira des horizons plus larges, bien au delà de leurs drames personnels.

Mon avis

2020 fut moche. Personne ne me contredira, je pense. Mais grâce à Cédric Veto, je termine cette année de lecture en beauté. Bon sang ce livre ! Quelle magnifique ode à l’amitié et à l’amour, je suis bouleversée par cette lecture !

Jimmy, celui que tout le monde appelle « le cassos », est issu d’une famille qui avait tout pour être heureuse mais que la vie n’a pas épargnée.  Il traîne son âme en peine sans but précis, s’occupant de son grand-père sénile, seul membre de la famille qui vit encore à demeure.  Son père est mort et sa mère n’est qu’un courant d’air qu’il croise parfois lorsqu’elle rentre d’une nuit de prostitution.

Elle l’avait mis au monde et basta. S’il était né d’une fécondation in vitro, il aurait eu des chances d’avoir des échanges plus chaleureux avec sa maman éprouvette. 

Nils a 13 ans et est atteint de progeria, cette maladie qui entraîne un vieillissement accéléré. Il ne vivra donc plus très longtemps et sa mère, Marije, aimerait qu’il ne passe pas ses vacances d’été en compagnie de sa console de jeux.  Elle propose donc à Jimmy de passer les vacances scolaires en compagnie de Nils, contre rémunération. Jimmy voit dans cet arrangement une possibilité de nourrir son grand-père et accepte donc le deal.

Les deux petits cabossés de la vie vont développer une amitié très forte et formeront bientôt un trio, en compagnie de Slin, un chiot laissé pour mort et donc tout aussi cabossé qu’eux.

Jimmy va permettre à Nils de découvrir la vie en-dehors du cocon protecteur de sa mère et même, pour la première fois, de ne plus penser en continu à la mort qui peut venir le happer à tout instant.

Pas à pas, jour après jour, ainsi concevait-il la vie.

Nils quant à lui, va offrir à Jimmy la possibilité de s’ouvrir aux autres, ainsi qu’un cocon familial empli d’amour.

Cetro, avec sa plume réaliste et franche, offre à ses lecteurs de passer du rire aux larmes au travers d’une histoire abordant des thèmes tels que la maladie, le deuil, l’abandon, le désarroi, l’amour, la famille.  Une histoire qui vous secouera mais vous fera un bien fou.

Crois en un vieux bougon qu’en a plus des masses devant lui, le temps, c’est une denrée rare, mais ça vaut plus que dalle si on le prend pas pour soi. 

Theveny, Sébastien – 8 minutes de soleil en plus

Auto Edition – 7 mai 2019

4ème de couverture

Quand la volonté est plus forte que la mort. Jules a treize ans et il est condamné. Atteint de mucoviscidose, il sait qu’un jour tout doit finir. Or Jules a un rêve : rencontrer son idole de toujours, Roger Federer. Pour cela, il est prêt à braver toutes les épreuves. Seul à seul avec son père, Jules va tenter de se rendre, à vélo, jusqu’à Wimbledon. Il sait que le Maestro du tennis mettra bientôt un terme à sa carrière. Dans son cœur, c’est cette année… ou jamais ! Ce road-trip sera aussi, pour le père et le fils, le moyen d’apprendre à se retrouver, à panser les blessures et les non-dits du passé… Un voyage initiatique et rédempteur, entre un père et son fils, face à l’inexorable.

Mon avis

Très honnêtement, voilà le genre d’ouvrage que je n’aurais jamais choisi de lire. Etant maman d’un enfant décédé des suites d’une maladie grave, j’évite au maximum de me replonger dans le sujet.

Mais j’avais donné ma parole à l’auteur, je l’ai donc tenue. Et j’ai très bien fait !

Ce livre est un concentré de douceur et de tendresse. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est le choix de l’auteur de nous faire vivre l’histoire du point de vue du papa, fait rare dans les romans du genre.

J’ai donc fait ce road-trip en compagnie de Jules et Paul. J’ai partagé leurs joies, leurs peines, leurs confessions et leurs espoirs aussi intensément que si j’étais en train de pédaler à leurs côtés et non pas vautrée dans mon canapé.

Sébastien Theveny nous offre ici du vrai et de l’intense. Pour cela, bravo et merci!

Grimaldi, Virginie – Et que ne durent que les moments doux

Fayard – 17 juin 2020

4ème de couverture

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Avec une infinie justesse et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.

Mon avis

J’ai envie de dire un grand merci à Virginie Grimaldi pour cette histoire qui fait écho à la mienne.

Au travers de l’histoire de Lili, Virginie a réussi à retranscrire à la perfection le ressenti des parents dont l’enfant lutte pour vivre, tant dans les moments d’angoisse profonde que dans les rares moments de détente. Les passages dans la salle des familles, les relations qui se créent avec les autres parents d’enfants hospitalisés, la tension dans le couple… tout cela est relaté avec un réalisme parfait.

Bien que les enfants de Virginie soient encore jeunes, elle a malgré tout réussi à se mettre dans la peau d’Elise, cette cinquantenaire dont les enfants viennent de quitter le foyer. Etant moi-même cinquantenaire, je me prépare à cette étape de vie et les craintes, doutes et joies d’Elise sont les miennes également. J’ai aimé lire avec autant de réalisme comment Elise s’en sort. Par contre, ce que je sais, c’est que prendre des cours de danse africaine, euh… non merci !