Carrère, Cyril – Le quatrième rassemblement

Cosmopolis – 8 octobre 2020

4ème de couverture

Trois associés, un cadavre, un butin, une embrouille.
Un coup de maître.

Visalia, Californie centrale.

William, l’homme d’affaires, rêve de créer un nouveau pôle d’excellence dans la région qui l’a vu naître, loin de la Silicon Valley et de la Baie de San Francisco. Lorsque sa société Educorp fait faillite, étourdi par le désir de revanche, il accepte l’aide d’un fonds privé sans en avertir ses associés.

Quand Carl, l’avocat fiscaliste, met son nez dans les affaires d’Educorp, ce qu’il découvre va l’aspirer au cœur d’un engrenage incontrôlable.

Philip s’active pour offrir une fin de vie décente à sa mère. Pour y parvenir, le lieutenant de police est prêt à tout.

Le destin de ces trois hommes va se télescoper quand William doit revoir ses associés, une semaine plus tard, à l’occasion du Rassemblement, rituel instauré depuis la fin de leur aventure commune. Parfaite symétrie des situations et des hommes : dans ce dédale de faux-semblants, de violences feutrées et de trahisons, le face-à-face s’annonce comme la plus dangereuse réunion à laquelle ils aient jamais participé.

Après Grand Froid, plébiscité par les lecteurs, Cyril Carrère tisse avec Le Quatrième Rassemblement une toile dangereuse et très cinématographique qui va incontestablement marquer le lecteur. Thriller efficace et racé, Le Quatrième Rassemblement dépasse les frontières du genre et se clôture sur une séquence finale magistrale.

Mon avis

Cyril Carrère signe avec Le Quatrième Rassemblement un petit bijou à ne manquer sous aucun prétexte.  Un conseil : installez-vous confortablement car il vous sera impossible de lâcher cet ouvrage tant que vous n’en aurez pas lu la dernière ligne.

Il est difficile de parler de ce roman sans en dévoiler l’intrigue, je me contenterai donc  de vous prévenir que vous serez tenus en haleine tout au long de cette histoire à la construction parfaite.  Cyril Carrère est un perfectionniste et cela se ressent à la lecture de cet ouvrage extrêmement bien ficelé, dans lequel chaque détail, chaque personnage et chaque événement a son importance.  Et c’est à bout de souffle que vous découvrirez une fin diaboliquement magistrale !

Cerise sur le gâteau : l’auteur maîtrise parfaitement la langue française, offrant au lecteur un  récit au vocabulaire riche et varié, évitant les répétitions ainsi que la surabondance de dialogues.  Cyril n’opte à aucun moment pour la facilité et ça, c’est du pur bonheur pour le lecteur.

Bravo et merci Cyril pour ce thriller qui sort des sentiers battus et c’est avec impatience que j’attends maintenant le suivant !

Kiernan, Olivia – Les liens du sang

Hugo Poche Suspense – 5 novembre 2020

4ème de couverture

Deux corps sont retrouvés dans l’église de la ville, sauvagement assassinés.
Un double meurtre qui coïncide étrangement avec la sortie de prison de Sean Hennessy, condamné dix-sept ans plus tôt pour le meurtre de ses parents alors qu’il était encore adolescent. Sean a toujours clamé son innocence ; et c’est cette version des faits qu’il entend défendre dans un documentaire télévisé en préparation.
Frankie le pressent : pour découvrir l’auteur du double meurtre de l’église, puis d’un nouvel assassinat tout aussi épouvantable, il va lui falloir comprendre ce qu’il s’est véritablement passé voilà dix-sept ans.
Et percer les mystères qui relient entre eux, par-delà les années, les cadavres de Clontarf.

Mon avis

L’intrigue que nous propose Olivia Kiernan se déroule en Irlande. Les lieux, l’atmosphère, les habitants, la mentalité, tout y est parfaitement dépeint, sans exagération ni clichés. C’est exactement l’Irlande telle que je la connais si bien.

Une intrigue complexe et bien ficelée, des rebondissements savamment dosés afin de laisser le lecteur dans le doute le plus longtemps possible. Tout comme la Commissaire Frankie Sheehan, je n’ai eu d’autre choix que de remettre en question mes certitudes. Coupable ? Innocent ? Oui coupable ! Ou peut-être pas en fait… quel casse-tête!

Je me vante souvent de comprendre assez rapidement vers quel dénouement tend l’histoire, mais ici je n’ai rien vu venir. D’autant plus frustrant que quand l’auteure révèle enfin la solution du puzzle, je me suis rendu compte que le livre était en fait parsemé d’indices. Bien joué Olivia !

Merci #NetGalley et #HugoPoche pour cette belle découverte.

Garcia Saenz de Urturi, Eva – Le silence de la ville blanche

Fleuve Editions – 10 septembre 2020

4ème de couverture

Dans la cathédrale de Sainte-Marie à Vitoria, un homme et une femme d’une vingtaine d’années sont retrouvés assassinés, dans une scénographie macabre : ils sont nus et se tiennent la joue dans un geste amoureux alors que les deux victimes ne se connaissaient pas.
Détail encore plus terrifiant : l’autopsie montrera que leur mort a été provoquée par des abeilles mises dans leur bouche. L’ensemble laisse croire qu’il existe un lien avec une série de crimes qui terrorisaient la ville vingt ans auparavant. Sauf que l’auteur de ces actes, jadis membre apprécié de la communauté de Vitoria, est toujours derrière les barreaux. Sa libération conditionnelle étant imminente, qui est le responsable de ces nouveaux meurtres et quel est vraiment son but ?

Une certitude, l’inspecteur Unai López de Ayala, surnommé Kraken, va découvrir au cours de cette enquête un tout autre visage de la ville.

Mon avis

Passé le petit temps d’adaptation nécessaire à me familiariser avec les noms composés des divers protagonistes (avouez que ça demande quand même un peu de concentration de retenir des noms tels que Unai López de Ayala, Estíbaliz Ruiz de Gauna, Alba Díaz de Salvatierra, Tasio Ortiz de Zárate, pour ne citer qu’eux), j’ai rapidement été happée par cette intrigue fabuleusement construite.

L’histoire se déroule au présent et est narrée par l’inspecteur Unai, à la première personne du singulier. Quelques retours dans le passé permettent de comprendre qu’un certain événement de cette époque est la cause des meurtres auxquels doivent faire face les inspecteurs.

L’auteur distille les informations au compte-gouttes et est parvenue à me tenir en haleine, sans que je ne ressente jamais la moindre longueur ou le moindre moment d’ennui.

Lorsque la majorité des pièces du puzzle semble finalement être en place, la découverte de la toute dernière pièce est une belle surprise et ce dernier rebondissement permet enfin d’éclairer jusqu’au moindre petit détail de l’histoire.

J’apprends que ce livre est le premier volume d’une trilogie, j’ai hâte de lire les 2 suivants !

Norek, Olivier – Impact

Michel Lafon – 22 octobre 2020

4ème de couverture

Face au mal qui se propage
et qui a tué sa fille
.

Pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir.

Virgil Solal entre en guerre,
seul, contre des géants
.

Mon avis

Une fois de plus, Olivier Norek frappe fort.

Il s’agit à nouveau d’un thriller, mais fort différent de ce qu’Olivier nous a offert jusqu’à présent. L’histoire n’est pas axée sur la recherche d’un tueur en série. Il y a un tueur bien entendu, mais je vous mets au défi de le condamner !

Olivier Norek prend position, il attaque en les nommant, les multinationales qui démolissent la planète. Il développe les conséquences à court terme du dérèglement écologique et je vous assure que cela fait froid dans le dos. Je comprends maintenant pourquoi il disait il y a quelques mois, sur son mur Facebook, devoir encore soumettre certains points à ses avocats. Il ne prend pas de gants : il accuse. Et bon sang comme il a raison !

Aucune accusation gratuite, Olivier a effectué un travail de fourmi à la recherche de documents authentiques permettant d’étayer ses accusations et ses craintes.

Je suis ressortie de la lecture de cet ouvrage avec un sentiment d’urgence, une sacrée remise en question et une véritable frousse.

Voici un livre qui, tout comme « Entre deux mondes » du même auteur, me poursuivra un long moment encore. Et c’est tant mieux parce que oui, en effet, il est temps, plus que temps !

Burke, Alafair – La fille du quai

Les Presses de la Cité – 8 octobre 2020

4ème de couverture

Il y a vingt ans, elle a gâché sa vie. Aujourd’hui, elle peut peut-être le sauver.
Olivia Randall est avocate pénaliste à New York. Quand elle apprend que son ancien fiancé, Jack Harris, est accusé d’avoir abattu trois personnes sur le front de mer de Manhattan, elle ne doute pas un instant de son innocence. Le Jack avec qui elle est sortie vingt ans plus tôt est un homme fragile et sensible, père aimant d’une adolescente. Tout ceci ne peut être qu’une grossière erreur.
Olivia accepte donc de représenter Jack malgré leur passé chargé. Un moyen pour elle de se faire pardonner une rupture brutale et difficile. Pourtant, des preuves accablantes s’accumulent bientôt contre celui qu’elle croit connaître : l’une des victimes n’est autre que le père du déséquilibré responsable de la tuerie qui a coûté la vie à l’épouse de Jack des années auparavant.

Des images de vidéosurveillance confirment par ailleurs la présence de ce dernier sur les quais le matin de la fusillade. Quant à l’alibi de Jack, une mystérieuse inconnue qui lui aurait donné rendez-vous là-bas par mail, elle reste malheureusement introuvable…
Olivia est alors contrainte d’envisager les choses différemment. L’inconnue du quai était-elle un appât destiné à faire porter le chapeau à Jack pour des meurtres qu’il n’a pas commis ? Ou bien n’est-il pas celui qu’elle pense ? Lui cache-t-il son vrai visage ?

Mon avis

La fille du quai est ce que je catalogue comme « une bonne petite lecture du dimanche », c’est-à-dire une lecture agréable mais pas exceptionnelle.

L’histoire est à mon goût trop lente et pas assez approfondie et il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre les tenants et aboutissants de l’intrigue. Malgré cela, j’ai passé un agréable moment de lecture, appréciant particulièrement suivre l’enquête du point de vue des avocats plutôt que de celui de la police.

J’ai aimé le twist final qui laisse la porte ouverte à une suite que je lirai probablement si elle est publiée.

Miller, Jax – Les lumières de l’aube

Plon – 8 octobre 2020

4ème de couverture

30 décembre 1999, Welsh, Oklahoma. Lauria Bible et sa meilleure amie Ashley Freeman, 16 ans, passent la soirée ensemble chez les Freeman. Le lendemain matin, le mobil home familial est en feu et les deux jeunes filles ont disparu. Les corps des parents d’Ashley, sont découverts dans les décombres, deux balles dans la tête.

L’affaire est restée non résolue et les jeunes filles n’ont jamais été retrouvées.
Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Entre règlement de compte sur fond de trafic de drogue, vengeance, corruption et négligence policière, Jax Miller nous plonge dans les villes oubliées de l’Amérique profonde, loin des lois, là où les plus sombres secrets peuvent s’épanouir.

Le retour de Jax Miller avec un True crime addictif, dans la lignée de Breaking Bad et De sang-froid de Truman Capote.

Mon avis

Les lumières de l’aube est un ouvrage brillant, relatant une histoire choquante et profondément dérangeante.

Manque de réactivité, négligence, menaces policières, incompétence… voici à quoi se résume l’enquête menée suite à la disparition de Lauria et Ashley et au double meurtre des parents de cette dernière, en décembre 1999.

Cette histoire démontre l’étendue de la peur et de la frustration endurée par une communauté lorsque les fonctionnaires engagés pour la protéger sont devenus si corrompus qu’ils travaillent activement contre elle.

Jax Miller s’est rendue à plusieurs reprises en Oklahoma, sur les lieux du drame, afin d’y mener sa propre enquête, tentant avec une ténacité remarquable de faire jaillir la vérité. Pour ce faire, elle a rencontré et écouté les divers protagonistes de l’histoire et j’ai particulièrement apprécié qu’elle n’ait en rien modifié leurs témoignages qui permettent dès lors de percevoir parfaitement les mentalités et l’histoire des habitants de Welsh.

Jax Miller nous fait également part de sa propre anxiété face à cette affaire, les menaces qu’elle a reçues, les avertissements codés et le sentiment général de terreur qu’elle a ressenti en enquêtant. La façon dont elle décrit l’atmosphère au sein des villes rurales de l’Oklahoma, et plus particulièrement celles où la meth règne en maître, est d’un réalisme impressionnant.

Je termine la lecture de ce livre en octobre 2020, soit plus de 20 ans après les faits et l’affaire est toujours en cours. Je me tiendrai plus que certainement informée de son évolution.

Merci #Plon et #NetGalleyFrance pour cette lecture très intéressante.

Expert, Jacques – Plus fort qu’elle

Calmann-Lévy – 7 octobre 2020

4ème de couverture

Cette nuit-là, Cécile Maisonnave est assassinée. Frappée à l’arrière du crâne et précipitée dans l’escalier de marbre de sa maison. Aux origines du meurtre, la police le comprend très vite, il y a la liaison passionnée entre le mari de Cécile et son assistante, Raphaëlle. Liaison pour laquelle Raphaëlle a tout quitté, y compris ses enfants, métamorphosée par cet amour plus fort qu’elle.

Mais alors qui a tué Cécile ? Est-ce Raphaëlle ? Quand on est capable d’abandonner ses enfants, n’est-on pas capable du pire ? Peu à peu, le piège dans lequel est tombée Raphaëlle se dessine sous nos yeux. Effarant. Oppressant. Imparable. Un piège, là aussi, plus fort qu’elle ?

Mon avis

C’est avec cet ouvrage que je découvre la plume de Jacques Expert et quelle belle découverte !

Jusqu’où peut mener une passion amoureuse ? Raphaëlle a quitté son mari et abandonné ses enfants afin de prouver son amour à son amant qui lui fait miroiter la possibilité d’une vie à deux. Un seul frein à leur passion : Cécile, l’épouse de Patrick.

Lorsque Cécile est assassinée, tout accuse Raphaëlle. En effet, si une mère est capable d’abandonner ses enfants pour vivre sa passion amoureuse, elle doit être capable de bien pire encore. Mais Patrick est-il réellement épris de Raphaëlle ou n’est-elle que l’objet d’un manipulateur sans scrupules ?

Jacques Expert m’a manipulée à souhait. Des preuves irréfutables, des alibis en béton, une antipathie grandissante envers l’accusé(e) et puis soudainement, sans crier gare, je me surprends à douter de tout et à ne plus avoir la moindre idée de comment toute cette histoire va se terminer. Du grand art !

J’ai dévoré ce livre en un après-midi et l’étape suivante est de partir immédiatement à la découverte des autres ouvrages de cet auteur.

Hoover, Colleen – Verity

Hugo Thriller – 1 octobre 2020

4ème de couverture

Toute vérité n’est pas bonne à dire

La vie a toujours souri à Verity Crawford. Ses livres font d’elle une auteur star, sa maison du Vermont est splendide et elle forme avec Jeremy, son mari, un couple parfait. Mais un jour, sur une route, son rêve tourne au cauchemar. L’accident l’empêche d’écrire, transforme sa trop grande maison en prison, et menace de l’éloigner de Jeremy.

La vie n’a jamais été tendre avec Lowen Ashleigh. Ses livres ne rencontrent qu’un accueil poli, ses finances sont au plus mal et ses histoires d’amour sont des feux de paille. Jusqu’à ce que Jeremy la recrute pour devenir le ghostwriter de Verity et terminer à sa place sa série à succès.

Pour Lowen, aussi incongrue que soit la proposition, l’occasion est beaucoup trop belle pour ne pas la saisir. et Jeremy beaucoup trop séduisant pour qu’elle lui dise non. Mais en découvrant, dans les papiers de Verity, ce qui semble être son autobiographie, Lowen va voir se dessiner, page après page, le portrait d’une femme épouvantable, prête au plus atroce des crimes pour ne pas perdre ce qu’elle a, et prompte à toutes les perversités lorsqu’elle se sent menacée.

Et aux yeux de Verity, Lowen est désormais une menace.

Mon avis

J’ai été surprise par cette histoire car je ne m’attendais absolument pas à y trouver autant de romance. Le déroulement et l’issue de la partie romantique est assez prévisible, mais la partie suspense compense ce côté fleur bleue.  En effet, la tension monte crescendo, mettant les nerfs du lecteur à rude épreuve.

J’aime être surprise, j’aime douter, j’aime avoir tout faux, j’aime détester les méchants et apprécier les gentils, j’aime ne pas avoir la moindre idée de l’issue de l’histoire.  Verity m’a offert tout cela, je me suis donc régalée.

Un tout grand merci à Hugo Thriller et NetGalley de m’avoir offert la possibilité de découvrir cet excellent thriller psychologique que je recommande vivement tant pour sa construction que pour son final magistral !

Loubry, Jérôme – De soleil et de sang

Calmann-Lévy – 2 septembre 2020

4ème de couverture

Dans ce quartier chic de Port-au-Prince s’élèvent de belles demeures de pierre entourées de palmiers, de flamboyants et d’arbres orchidées. C’est là que, pour la deuxième fois en une semaine, un couple est retrouvé assassiné dans sa chambre. Deux corps mutilés gisant au pied du lit conjugal. La presse titre déjà sur une série de « crimes vaudous ».
Pourtant l’inspecteur Simon Bélage refuse de tomber dans la superstition. Sur cette île, la corruption et le trafic d’enfants font plus de ravages que le terrible Baron Samedi, le dieu des morts. Simon sait avec certitude que ces crimes sont l’oeuvre d’un être de chair et de sang. Et tous les indices convergent vers un orphelinat fermé depuis près de vingt ans, surnommé la « Tombe joyeuse ».
Mais Simon devrait prendre garde. En Haïti, ignorer les avertissements des esprits, qu’ils soient vrais ou faux, peut se révéler dangereux…

Mon avis

Envie de dépaysement ? Jérôme Loubry vous invite à Haïti ! Mais il ne s’agit pas ici de Haïti aux plages de sable fin et aux eaux turquoise. Il s’agit plutôt de misère, de corruption, de rites vaudous et de trafic d’enfants.

J’ai aimé la découverte de cette culture si éloignée de la nôtre, ces enfants terriblement attachants et ces voyages incessants entre 1984 et 2010, dont on ne comprend pas immédiatement la raison, l’auteur dévoilant petit à petit les pièces du puzzle.

Bien que n’ayant aucune croyance religieuse, Jérôme est malgré tout parvenu à instiller le doute : et si tout cela était possible en fin de compte ?

Je suis Jérôme depuis son tout premier roman et cet auteur a la capacité de changer radicalement d’univers dans chacun de ses livres, empêchant dès lors le lecteur de parvenir à deviner l’issue de l’histoire avant les dernières pages. Une fois de plus, j’ai été bluffée !

Yves Laurent – …Jeux de vilains

Yves Laurent – 26 août 2020

4ème de couverture

« Après un dernier signe de la main, il s’empara de son briquet et enflamma la mèche. Le feu se propagea inexorablement vers le véhicule dans lequel le futur grand brûlé, s’agitant comme un fou, venait de se déboîter les poignets en tentant de se libérer. Le tueur attendit que la torche humaine cesse de hurler avant de quitter les lieux, satisfait, le sourire aux lèvres. »

Alors que leur premier romain « Jeux de mains… » a été primé par la librairie bruxelloise Mot Passant, Yves Vandeberg et Laurent Vranjes reviennent avec « …Jeux de vilains » pour clore l’enquête de l’inspecteur Corduno.

Mon avis

Yves et Laurent nous ont fait attendre fameusement longtemps pour cette suite de « Jeux de mains…« . De vrais maîtres du suspense ces deux-là !

Autant dire que mon impatience était à son comble quand j’ai appris que la parution de « …Jeux de vilains » était imminente. Et enfin, le 26 août 2020 est arrivé, amenant avec lui Yves et Laurent qui m’ont fait le plaisir de me remettre cet ouvrage en mains propres, dédicacé qui plus est.

Après le succès phénoménal de « Jeux de mains… », la barre était placée fameusement haut et je dois admettre que je craignais certaines répétitions ou pire, l’impression de goûter à un plat réchauffé. Il n’en fut rien ! Je me suis REGALEE ! Les personnages ont mûri, les méchants sont encore plus méchants mais, grâce à certaines petites pointes d’humour, j’ai à nouveau rigolé (ce qui n’était pas gagné au vu de la couverture!).

J’ai dévoré ce second opus, quel plaisir de retrouver David Corduno et son équipe dans une nouvelle enquête bruxelloise. Ils ont souffert les pauvres, mais pour mon plus grand plaisir !