Carrisi, Donato – La maison des voix

Calmann-Lévy – 4 novembre 2020

4ème de couverture

Florence, de nos jours. Pietro Gerber est un psychiatre pour enfants, spécialiste de l’hypnose. Il arrive ainsi à extraire la vérité de jeunes patients tourmentés.

Un jour, une consoeur australienne lui demande de poursuivre la thérapie de sa patiente qui vient d’arriver en Italie.
Seul hic, c’est une adulte. Elle s’appelle Hanna Hall et elle est persuadée d’avoir tué son frère pendant son enfance.

Intrigué, Gerber accepte mais c’est alors qu’une spirale infernale va s’enclencher : chaque séance d’hypnose révèle plus encore le terrible passé d’Hanna, mais aussi qu’elle en sait beaucoup trop sur la vie de Gerber. Et si Hanna Hall était venue le délivrer de ses propres démons ?

Mon avis

J’avais beaucoup aimé « Le Chuchoteur » du même auteur et me faisais donc une joie de lire son dernier né, « La Maison des Voix ».  Malheureusement, je n’ai pas du tout accroché à cette intrigue qui m’a semblée un peu (beaucoup) tirée par les cheveux.

Je n’ai pas accroché aux personnages non plus et celui qui m’a le plus déçue est l’un des personnages principaux, le psychologue Gerber (c’est quoi ce nom d’ailleurs ? Je présume qu’en italien il n’a pas la même signification qu’en français…) qui m’a semblé niais et très peu crédible.

C’est dommage car le pitch était assez intéressant mais au final je me suis ennuyée.

Sandhomme, Marc – Le 7ème jour

Eaux Troubles – 27 novembre 2020

4ème de couverture

À cause de son visage défiguré, Victor est rejeté par tous, et surtout par les femmes. Avec le temps, il bascule dans une forme de démence, un monde dans lequel ses désirs ne tiennent plus compte des réalités.

Un soir de février, Capucine tombe entre ses mains. Victor la séquestre dans sa cave pendant une semaine. Il ne la maltraite pas mais lui fait une demande très particulière.

Mon avis

Victor est un homme charmant, poli, bien élevé mais malheureux en amour.  En effet, défiguré suite à un accident, il a bien du mal à attirer la gent féminine.  Qu’à cela ne tienne, il est bien décidé à vivre une histoire d’amour et pour ce faire, décide de kidnapper une femme, Capucine.

Une étrange relation va se créer entre ces deux êtres, durant les 7 jours de captivité que Victor impose à Capucine. 7 jours de révolte, de questionnements, de réflexion et d’introspection. 

Ce grand gaillard qui la séquestrait n’était peut-être en fait qu’un pauvre petit garçon inoffensif en recherche d’amour.

Cette analyse la rassura, même si elle était consciente que derrière chaque blessure affective pouvait se cacher de la haine.

Même si je l’ai trouvé par moments un rien trop gentil, ce thriller psychologique est très intéressant et terriblement efficace.  Je remercie donc NetGalley  ainsi que les éditions Eaux Troubles pour cette lecture.

Hoover, Colleen – Verity

Hugo Thriller – 1 octobre 2020

4ème de couverture

Toute vérité n’est pas bonne à dire

La vie a toujours souri à Verity Crawford. Ses livres font d’elle une auteur star, sa maison du Vermont est splendide et elle forme avec Jeremy, son mari, un couple parfait. Mais un jour, sur une route, son rêve tourne au cauchemar. L’accident l’empêche d’écrire, transforme sa trop grande maison en prison, et menace de l’éloigner de Jeremy.

La vie n’a jamais été tendre avec Lowen Ashleigh. Ses livres ne rencontrent qu’un accueil poli, ses finances sont au plus mal et ses histoires d’amour sont des feux de paille. Jusqu’à ce que Jeremy la recrute pour devenir le ghostwriter de Verity et terminer à sa place sa série à succès.

Pour Lowen, aussi incongrue que soit la proposition, l’occasion est beaucoup trop belle pour ne pas la saisir. et Jeremy beaucoup trop séduisant pour qu’elle lui dise non. Mais en découvrant, dans les papiers de Verity, ce qui semble être son autobiographie, Lowen va voir se dessiner, page après page, le portrait d’une femme épouvantable, prête au plus atroce des crimes pour ne pas perdre ce qu’elle a, et prompte à toutes les perversités lorsqu’elle se sent menacée.

Et aux yeux de Verity, Lowen est désormais une menace.

Mon avis

J’ai été surprise par cette histoire car je ne m’attendais absolument pas à y trouver autant de romance. Le déroulement et l’issue de la partie romantique est assez prévisible, mais la partie suspense compense ce côté fleur bleue.  En effet, la tension monte crescendo, mettant les nerfs du lecteur à rude épreuve.

J’aime être surprise, j’aime douter, j’aime avoir tout faux, j’aime détester les méchants et apprécier les gentils, j’aime ne pas avoir la moindre idée de l’issue de l’histoire.  Verity m’a offert tout cela, je me suis donc régalée.

Un tout grand merci à Hugo Thriller et NetGalley de m’avoir offert la possibilité de découvrir cet excellent thriller psychologique que je recommande vivement tant pour sa construction que pour son final magistral !

Läckberg, Camilla – La cage dorée

Actes Sud – 11 avril 2019

4ème de couverture

Faye a voué sa vie à Jack, elle a tout sacrifié pour lui. Mais lorsque Jack, coureur de jupons invétéré, la quitte pour une jeune collaboratrice, laissant Faye complètement démunie, l’amour fait place à la haine. La vengeance sera douce et impitoyable : il lui a tout pris, elle ne lui laissera rien.

Premier volet d’un diptyque, «La Cage dorée» est un thriller glaçant qui résonne funestement avec l’ère #MeToo. Pour la première fois, Camilla Läckberg quitte Fjällbäcka pour explorer la perversité de l’homme dans les hautes sphères de la société stockholmoise. Et montrer combien il peut être fatal de sous-estimer une femme…

Mon avis

Camilla Läckberg nous offre avec La cage dorée un changement de style très bienvenu.

En effet, même si je suis fan de la première heure de ses séries policières, je dois avouer que les dernières ne m’emballaient plus autant. L’impression de tourner en rond, d’avoir fait le tour des personnages, l’agacement grandissant que je ressentais envers Erica et surtout, à force, cette déception de ne plus être surprise et cette facilité à pressentir le dénouement beaucoup trop tôt dans l’enquête.

Quelques clichés et caricatures sont à déplorer dans cette histoire, mais Camilla est pardonnée puisqu’elle a fait l’effort de sortir de sa zone de confort.

Elle est maligne Camilla, grâce à ce nouveau genre, elle conservera ma fidélité !

Goldberg, Lee Matthew – Mentor

Hugo et Compagnie – 5 octobre 2017

4ème de couverture

Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d’édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est contacté par William Lansing, son professeur à l’université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa charmante petite amie, Jamie. À cette occasion William propose à Kyle le manuscrit d’un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années.

Au départ, Kyle est enchanté à l’idée de le publier, mais après avoir lu quelques pages, il est profondément choqué par la perversité du récit.

Lorsque Kyle en refuse la publication, William commence à ruiner la vie de l’éditeur, s’en prenant successivement à son chat, sa copine et son auteur vedette. Kyle est alors obligé de se replonger dans le roman de William, Devil’s Hopyard et il découvre alors que le livre fait étrangement écho à l’histoire de la disparition non élucidée de Mia – sa petite amie à l’université – et ressemble cruellement à la confession d’un criminel.

Mon avis

Attention, coup de coeur !

Un rythme soutenu, une tension psychologique qui augmente au fil des chapitres, à tel point qu’il est par moments tentant de faire des pauses dans la lecture, exercice terriblement difficile car ce livre est impossible à lâcher. Des personnages manipulés à qui on a envie de venir en aide et un final magistral.

Après ma lecture, j’ai pris contact avec Lee Matthew Goldberg car j’aime échanger avec les auteurs de mes romans coups de coeur et en découvrir un peu plus à leur sujet. Lee Matthew est terriblement gentil et disponible et nos échanges se sont fort heureusement déroulés dans une ambiance bien moins pesante que celle présente dans Mentor !

Ne reste plus maintenant qu’à attendre la sortie de son prochain roman (et sa traduction française) sur lequel je me jetterai les yeux fermés !