Marss, John – Les passagers

Hugo et Compagnie – 7 novembre 2019

4ème de couverture

L’Angleterre, demain, ou peut-être après-demain.
Les voitures sans conducteur sont devenues obligatoires. « Un réel progrès pour la sécurité de tous », se dit-on.
Mais quand un hacker prend le contrôle de huit véhicules, le progrès devient une menace. Mortelle.
Les huit véhicules et leurs passagers sont programmés pour rouler vers une collision aussi spectaculaire que fatale.
Impossible, pour les autorités, d’intervenir : les voitures exploseraient. Tous vont mourir.
Tous, sauf celui ou celle que le public décidera de sauver via les réseaux sociaux.
Chaque passager doit plaider sa cause pour influencer les votes, en se présentant sous son meilleur jour.
Mais le hacker connaît aussi leurs secrets les plus sombres…

ET VOUS, QUI SAUVERIEZ-VOUS ?

Mon avis

Quand Claire Favan, dont j’ai dévoré tous les ouvrages, recommande un bouquin, je fonce l’acheter les yeux fermés !

Dans un rythme d’enfer, John Marrs nous fait vivre en direct les 2h30 de supplice de 8 passagers pris en otage dans des voiture autonomes. Un seul pourra être sauvé, mais cela dépendra du vote du public qui suit cette course effrénée vers la mort en direct sur Facebook.

Si au début on se dit que jamais on ne pourrait faire tel un choix, John Marrs parvient à manipuler notre cerveau de telle sorte que l’on se retrouve à juger de la valeur de la vie de l’un et de l’autre. Diabolique !

De surprises en surprises, John Marrs nous entraîne dans une histoire angoissante et n’accorde aucun moment de répit à ses personnages et au lecteur. Un suspense mené de main de maître, que je vous recommande vivement !

Hunter, Cara – Sous nos yeux

Bragelonne – 16 mai 2018

4ème de couverture

Alerte enlèvement : la petite Daisy Mason, 8 ans, a disparu lors d’une fête, donnée dans le jardin de ses parents. Elle était déguisée en pâquerette : elle portait une robe, des collants et des chaussures vertes, ainsi qu’une coiffe avec des pétales blancs. Et personne n’a rien vu. L’inspecteur Adam Fowley, qui prend en charge l’enquête, sait bien que, dans 90% des cas, c’est un proche qui a fait le coup. Il a lui-même perdu un fils, Jake, quelques mois plus tôt. Or, la famille de Daisy compte son lot d’étranges individus : sa mère fait ce qu’elle peut pour préserver les apparences, son père se montre systématiquement sur la défensive, et le petit frère ne dit pas un mot… Le vernis de respectabilité si cher à ce quartier de la classe moyenne s’effrite peu à peu sous la pression de l’enquête, des rumeurs et des réseaux sociaux.

Les Mason, famille modèle, préfèrent parfois le mensonge par omission à la vérité, et des secrets inavouables sont sur le point d’éclater… Un suspense électrisant pour les fans de B. A. Paris (Derrière les portes), Lisa Gardner (Famille parfaite) et Shari Lapena (Le Couple d’à côté). Multipliant habilement les points de vue (police, réseaux sociaux, presse, etc.), Cara Hunter orchestre avec brio un suspense d’une intensité soutenue. Une enquête trouble, pleine de faux-semblants, de pistes surprenantes, de révélations inattendues, qui dessine une coupe transversale de la classe moyenne de la banlieue d’Oxford, où ambitions, réussite et réputation sont des valeurs plus élevées que l’épanouissement personnel.

Mon avis

La petite Daisy, 8 ans, disparaît lors d’un barbecue dans le jardin familial. Le thème du kidnapping d’enfants est à la mode ces derniers temps et, déçue par ma précédente lecture sur le sujet, à savoir « L’homme aux murmures », j’avoue avoir hésité à modifier l’ordre de lecture de ma PAL.  Heureusement que je ne l’ai pas fait, je serais passée à côté d’un très bon moment de lecture !

L’enquêteur principal, Adam Fawley, est un personnage parfaitement crédible, loin de la caricature récurrente du flic alcolo dépressif que l’on retrouve malheureusement trop souvent dans la littérature policière.  Il nous entraîne dans une enquête soignée et minutieuse, ne laissant aucune place aux coïncidences.

De certitudes en fausses pistes, en passant par de nombreux rebondissements, le lecteur est mené à douter de tout et de tout le monde.  S’il y avait eu un chien dans l’histoire, je ne doute pas une seconde que je l’aurais, à un moment ou l’autre, cru coupable lui aussi.

Petit bémol cependant : même si je suis restée scotchée par le dénouement de l’histoire, j’ai trouvé cette fin trop bâclée.  Quelques pages de détails et d’informations supplémentaires auraient été les bienvenues afin de terminer dans la lignée du côté fouillé présent tout au long de l’ouvrage.