Giraud, Delphine – Doucement renaît le jour

Fleuve Editions – 14 janvier 2021

4ème de couverture

Connie, jeune femme au caractère bien trempé, a réalisé
son rêve de devenir fleuriste et gère sa boutique d’une main de maître. Mais le jour où elle découvre une ancienne photo d’elle à côté d’un petit garçon, toutes ses certitudes s’effondrent. Qui est cet enfant ? Acculé, son père lui avoue qu’il s’agit de Mat, son petit frère. Victime d’un accident à l’âge de deux ans, il est resté tétraplégique et communique peu avec le monde extérieur. Connie l’a effacé de sa mémoire. Emportée par son désir de connaître son frère et de rattraper le temps perdu, elle oublie alors une question essentielle : pourquoi ses parents ont-ils préféré lui cacher la destinée de Mat pendant si longtemps ? Elle ignore encore ce qu’il en coûte de remuer le passé…

Mon avis

En alternant passé et présent, l’auteure nous dévoile l’histoire de Connie et de sa famille.  Une famille brisée à cause de l’accident qui a laissé Mat, le petit frère de Connie, tétraplégique. 

Connie est maintenant adulte et décide de (re)découvrir ce frère dont elle a ignoré l’existence depuis bien trop longtemps.  Avec beaucoup de douceur, de pudeur et de bienveillance, Delphine Giraud nous embarque dans les secrets de famille et traite avec justesse les dégâts que ceux-ci peuvent causer.

Les personnages sont attachants et tous ont leur place et leur nécessité dans cette histoire qui aborde également les thèmes du handicap, du dépassement de soi, du refus de l’engagement et de la dépression.

Ce feel-good aurait facilement pu verser dans la mièvrerie mais fort heureusement il n’en est rien, l’auteure nous réservant une petite intrigue parfaitement menée et un twist final assez surprenant.

Je remercie Fleuve Editions ainsi que NetGalley pour ce livre qui m’a donné un petit coup de boost et procuré un excellent moment de lecture.

Didier, Sébastien – Les yeux bleus

Hugo Publishing – 2 juillet 2020

4ème de couverture

1986. Une famille est assassinée dans sa villa près de Saint-Paul-de-Vence. Le père, la mère et leurs jumeaux d’à peine deux ans. Un crime monstrueux qui demeurera impuni.
2018. Anthony Delcourt sait que la vie de son fils ne tient plus qu’à un fil. Le petit Maxime a été enlevé en plein jour, dans le jardin de la demeure familiale à Nice. Chaque minute qui passe réduit les chances de le retrouver sain et sauf.
Emballement médiatique, services de police et de gendarmerie en ébullition, l’affaire prend rapidement une dimension exceptionnelle. Car l’enfant n’est pas n’importe qui. Il est le petit-fils du millionnaire Claude Cerutti, homme d’affaires à la réputation sulfureuse et puissante figure locale.
Celui-ci en est persuadé : à travers cet enlèvement, c’est lui que l’on cherche à atteindre.
Lui, son nom, sa famille.
Et ses secrets.

Mon avis

Voici un roman qui démarre sur les chapeaux de roue : dès les premières pages, la tension s’installe lorsque Maxime, 4 ans, est kidnappé en plein jour.

Petit à petit, nous faisons connaissance avec les divers protagonistes de l’histoire. Les personnages sont crédibles, leurs traits de caractère sont dépeints à la perfection, les rendant donc attachants pour certains, détestables pour d’autres.

L’intrigue se déroule en 2018 mais les retours en 1986 sont fréquents. Pourquoi ces retours en arrière ? Qui sont ces personnes dont on parle ? Quel rapport avec la disparition de Maxime ? A priori, aucun, même si l’on se doute qu’il doit exister un fil reliant les deux époques. Voilà qui crée, pour le lecteur, une tension supplémentaire.

Sébastien Didier dévoile les pièces du puzzle dans le désordre, et parvient à tenir le lecteur en haleine tout au long de l’histoire. Et quelle histoire !

Bravo Sébastien Didier pour cet excellent ouvrage et merci à Hugo Publishing pour m’avoir permis de découvrir cet ouvrage.