Malot, Laurent – Que Dieu lui pardonne

XO Editions – 14 janvier 2021

4ème de couverture

Maya a dix-sept ans. Lorsqu’elle décide d’échapper à la violence de son père, elle trouve refuge à Fécamp, au pied des falaises. Elle se reconstruit et peut enfin se rêver un avenir : elle sera architecte.
Mais dans l’appartement mitoyen du sien, quatre enfants, de six à douze ans, sont la proie d’un homme tyrannique. Son combat, désormais, n’est plus seulement de sauver son âme, mais de les protéger.
Jamais elle n’aurait imaginé que les choses se passeraient ainsi. Elle va agir avec son cœur. Sans réfléchir. Que Dieu lui pardonne. Comme il pardonne aux lâches. Aux misérables
Avec pudeur et simplicité, Laurent Malot écrit sur des drames qui touchent des milliers de femmes et d’enfants.

Que Dieu lui pardonne est une histoire poignante d’où jaillit la lumière, pour le plus grand bonheur des lecteurs.

Une formidable ode à l’amour.

Mon avis

C’est avec pudeur et une bonne dose de tendresse que Laurent Malot aborde un thème extrêmement violent, à savoir la violence faite aux femmes et aux enfants.

Sans détails sordides, sans caricatures, ce livre est un hommage au courage, à la force, à la construction, à la reconstruction.

Une lecture dont je ressors profondément émue.

Plus il cognait, plus je le fixais dans les yeux. J’arrivais même à sourire, des fois. Ca l’énervait.

Je la crois. Je l’ai fait, moi aussi. La douleur est un animal étrange qui se laisse parfois apprivoiser. Elle peut devenir une alliée qui permet d’offrir le plus beau regard de défi. C’est terrible, pour un bourreau, de se rendre compte que ses coups ne portent plus. Il en est désorienté, il ne comprend plus une situation qu’il pensait dominer et s’interroge sur ce qu’il est en train de faire. Dans une seconde de lucidité, il entrevoit la sous-merde qu’il est et chercher une échappatoire capable de préserver sa dignité. Ca ne marche jamais. Qu’il sourie en feignant sa toute-puissance ou qu’il se répande en excuses, il sait qu’il est pitoyable.

Stevens, Chevy – Séquestrée

Pocket – 10 janvier 2013

4ème de couverture

Annie O’Sullivan, 32 ans, est agent immobilier sur l’île de Vancouver. Par un beau dimanche ensoleillé d’août, alors qu’elle fait visiter une maison à un potentiel acquéreur, ce dernier lui plante le canon d’un revolver dans le dos et l’oblige à monter dans sa camionnette…

Quand Annie se réveille, elle est prisonnière dans une cabane isolée en pleine forêt. C’est le début d’un enfer qui durera plus d’un an : douze mois où le Monstre – comme Annie le surnomme – fera d’elle sa chose. Torture psychologique, abus sexuels… : tout y passera, jusqu’à ce que la jeune femme parvienne enfin à s’échapper.

Pourtant, le plus dur commence pour Annie, qui doit à présent surmonter son traumatisme, réapprendre à vivre normalement sans plus dormir enfermée dans un placard, seul lieu où elle se sent en sécurité, et, surtout, accepter l’effroyable vérité : elle connaît le commanditaire de son enlèvement…

Mon avis

Ayant beaucoup aimé aimé Jamais tu ne me quitteras du même auteur, j’ai eu envie de découvrir les autres livres de Chevy Stevens.

Mon avis est mitigé. J’ai beaucoup aimé l’originalité de la narration. En effet, Annie relate son calvaire au travers de ses séances chez la psy, ce qui rend le récit vivant et personnalisé. Cependant, j’ai eu l’impression tout au long du récit de ne faire que survoler l’histoire, plus de détails et de profondeur auraient été les bienvenus.

Même si la fin est inattendue, celle-ci est absolument décevante car terriblement tirée par les cheveux. Autant la narration personnalisée lors des séances psy était crédible, autant tout s’écroule lors des pages de conclusion, laissant au lecteur le sentiment d’avoir perdu son temps à lire un livre dont l’auteur s’est emmêlé les pinceaux pour le grand final.

Johnson, Sylvain – La petite sirène (série « Contes Interdits »)

Ada Editions – 12 octobre 2018

4ème de couverture

Cette version moderne de La petite sirène vous submergera dans les bas-fonds de la nature humaine et de l’horreur. Un conte d’espoir, de perdition, de déchéance, où sont exploités les plus bas instincts qui animent les hommes. Il faut parfois savoir accepter notre destin au risque de déclencher des évènements irréversibles. Un père alcoolique qui tente de noyer son enfant difforme. Un couple de monstres de foires en cavale, poursuivi par un policier corrompu, au service d’un juge pervers. Une magnifique sirène prisonnière des griffes d’un forain sadique et qui se lie d’amitié avec un garçon homard. Une mystérieuse attraction montréalaise, le palais des nains, qui cache des abominations, d’absurdes personnages de cauchemars aux intentions machiavéliques.

Mon avis

A force de voir passer ces Contes Interdits sur les réseaux sociaux, j’ai eu envie de découvrir ce qu’ils recelaient. Mon envie de découverte s’arrêtera là…

Si j’ai choisi de lire ce volume en particulier c’est, je l’avoue, pour sa jolie couverture – seul point positif de l’ouvrage. Mais dès les premiers pages, le choc: c’est mal écrit, ça n’a probablement jamais été relu avant d’être imprimé (je n’ai jamais lu autant de fautes de grammaire et de concordance des temps).

A la limite (quoique…), j’aurais pu passer outre ces défauts d’écriture si l’histoire avait été captivante. Mais il n’y a pas d’histoire ! Il n’y a qu’une surabondance de tortures, viols et sévices infligés à des personnages sans aucun caractère.

Bon allez, je dois admettre que ce livre m’a néanmoins procuré un sentiment, jamais égalé par aucune des mes nombreuses lectures précédentes, à savoir la satisfaction intense d’avoir tenu bon et de voir enfin apparaître le mot FIN !